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La ministre de l'Environnement
08 Juin

Économie bleue: Appel à accélérer la transition vers un nouveau modèle de développement

Casablanca – Les participants à une visioconférence organisée lundi, ont plaidé en faveur d’une accélération de la transition pour faire de l’économie bleue un pilier de croissance du nouveau modèle de développement du Maroc, en saisissant les opportunités qui peuvent amplifier les bénéfices des services écosystémiques de cette économie.

Intervenant lors de cette rencontre à distance, organisée en célébration de la journée mondiale des Océans, le président de l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT), Abderrahim Ksiri, a mis en avant la nécessité d’accélérer les réformes et de relever les défis réels exigeant une véritable stratégie de communication, sensibilisation et éducation des concitoyens, afin de les impliquer dans le développement de cette économie bleue.

Il s’agit de mettre en place des stratégies permettant de réduire de manière forte les soucis de préservation et gestion des ressources, a indiqué M. Ksiri, soulignant que le défi est de mettre en place des solutions novatrices et de renforcer la sensibilisation, la participation et l’appropriation de la population et des acteurs de projets de développement dans le contexte actuel.

Dans ce contexte, le responsable a pointé du doigt l’impact des changements climatiques qui se traduisent par l’acidification, la désoxygénation et le réchauffement des eaux, notant que ces pressions s’ajoutent aux celles exercées sur les écosystèmes et la biodiversité maritime, du fait de la surpêche, de la pêche illégale, ou encore de la surexploitation des algues.

De son côté, le directeur général de l’Institut national de recherche halieutique (INRH), Abdelmalek Faraj, a mis l’accent sur l’importance de la recherche scientifique dans ce domaine, soulignant que le futur de l’économie bleue repose, avant tout, sur la recherche, l’éducation, la formation et l’enseignement supérieur.

Il a, de même, relevé l’utilité de revoir le modèle économique dont le monde a pris conscience, poursuivant que les politiques de relance sont adoptées pour redémarrer l’économie, à travers la prise en compte des coûts des services écosystémiques et plus généralement de la durabilité sociale et environnementale.

En outre, la sécurité alimentaire est le grand défi de demain, a affirmé M. Faraj, estimant que le secteur de la pêche et de l’aquaculture, en tant que secteur prioritaire, peut être un moteur de l’économie bleue au Maroc et en Afrique.

Pour sa part, la secrétaire générale du département de la pêche maritime, Zakia Driouich, a fait savoir qu’il s’agit de saisir les opportunités de développement desquelles le Maroc peut tirer profit pour soutenir une économie bleue résiliente et inclusive et pour se transformer en un hub maritime connecté au monde et intégré à l’Afrique.

Elle a, dans ce sens, rappelé que le Maroc est le premier pays en terme de biodiversité marine au niveau du pourtour méditerranéen, avec un grand potentiel de ressources génétiques non encore valorisées, ajoutant que l’industrie de la pêche traite près de 70 % des captures de la pêche côtière et exporte environ 85 % de sa production sur une centaine de pays vers les cinq continents.

Organisée dans le cadre de la semaine bleue 2020, qui fait partie du programme annuel 2020-2030 de mobilisation visant à amplifier les actions de sensibilisation et les débats avec différents acteurs étatiques et non étatiques, ce webinaire, organisé à l’initiative de l’AESVT-Maroc, en partenariat avec la Fondation Heinrich Böll, se veut une occasion de faire connaître et valoriser le capital maritime et son potentiel, à même de contribuer à la préservation du capital maritime marocain.

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