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16 Sep

La dégradation de l’environnement favorise la propagation des maladies des animaux aux humains

Nations-Unies (New York), 16/09/2020 (MAP) – La dégradation continue de l’environnement augmente le risque de propagation de maladies des animaux aux humains, probablement similaires au virus du Covid-19, alerte un nouveau rapport de l’ONU.

La cinquième édition du rapport des Nations Unies sur les perspectives mondiales de la biodiversité souligne ainsi l’importance de la biodiversité dans la lutte contre le changement climatique et la sécurité alimentaire à long terme, et conclut qu’il est essentiel d’agir pour protéger les animaux afin de prévenir de futures pandémies.

Publiée par la Convention sur la diversité biologique (CDB), l’étude fournit un aperçu faisant autorité de l’état de la nature dans le monde, et agit comme un signal d’alarme et un encouragement à considérer les dangers impliqués dans la relation actuelle de l’humanité avec la nature, en ce sens que la perte continue de biodiversité et la dégradation continue des écosystèmes, ont de profondes conséquences sur le bien-être et la survie de l’homme.

L’étude de cette année est considérée comme particulièrement importante, car elle sert de « bulletin final » pour les objectifs de biodiversité d’Aichi, une série de 20 objectifs fixés en 2010, au début de la décennie des Nations-Unies sur la biodiversité, dont la plupart étaient censés être atteints à la fin de cette année.

Cependant, aucun des objectifs – qui concernent la sauvegarde des écosystèmes et la promotion de la durabilité – n’a été entièrement atteint, et seuls six sont considérés comme « partiellement atteints ».

« Les systèmes vivants de la Terre dans leur ensemble sont compromis », a déclaré Maruma Mrema, Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique. Selon elle, « plus l’humanité exploite la nature de manière non durable et sape ses contributions aux populations, plus nous compromettons notre propre bien-être, notre sécurité et notre prospérité ».

Le rapport contient plusieurs recommandations, ou « transitions », qui dessinent un scénario pour un monde dans lequel « le statu quo » est mis en place et où la dévastation de l’environnement est inversée.

Selon ces propositions, les écosystèmes seraient restaurés et conservés, les systèmes alimentaires seraient repensés pour améliorer la productivité tout en minimisant leurs effets négatifs, les océans seraient gérés de manière durable et les animaux seraient protégés.

La conception des villes est également évoquée, avec des appels à la réduction de l’empreinte environnementale dans les zones urbaines et à la mise en place d’« infrastructures vertes », qui font de la place à la nature dans les paysages bâtis.

Les conclusions des Perspectives mondiales de la biodiversité seront reprises par les chefs d’Etat lors du sommet des Nations-Unies sur la biodiversité, qui se tiendra virtuellement le 30 septembre, sous les auspices de l’Assemblée générale.

Le sommet mettra en lumière la crise que la dégradation de la biodiversité fait peser sur l’humanité et l’urgence d’accélérer les actions en faveur de la biodiversité pour un développement durable.

Une nouvelle série d’objectifs, pour la période comprise entre 2021 et 2030, est actuellement en cours de négociation, et devrait être examinée lors de la 15ème Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique, qui devrait se tenir à Kunming, en Chine, en mai 2021, selon l’ONU.

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