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19 Mai

Australie : Identification d’un dinosaure « aux formes graciles »

Canberra -Un dinosaure « aux formes graciles » qui vivait en Australie quand celle-ci faisait partie de l’Antarctique a été identifié grâce à une volontaire qui fouillait un amas d’os fossilisés, selon le journal scientifique Gondwana Research.

Ce dinosaure possédait un long cou et vivait il y a environ 110 millions d’années. Il s’agit d’un élaphrosaure – un nom qui signifie « reptile agile » –, espèce dont très peu de spécimens ont été découverts. Le premier avait été mis au jour en Tanzanie au début du XXe siècle.

En 2015, dans le cadre d’un projet de terrain de science participative, la bénévole Jessica Parker avait mis la main sur une drôle de vertèbre, qui s’est retrouvée dans la collection du muséum d’histoire naturelle de Melbourne. “Étant donné la forme allongée de l’os, on a d’abord cru qu’il s’agissait d’un ptérosaure [reptile volant], et non d’un dinosaure [terrestre]”, rapporte The Guardian.

Ce n’est que quelques années plus tard que Stephen Poropat, paléontologue à l’université Swinburne (Melbourne) qui travaillait sur les ptérosaures, s’est dit que quelque chose clochait.

L’os de 5 centimètres de long possède des surfaces concaves aux deux extrémités, “ce qui signifie qu’il ne peut pas appartenir à un ptérosaure, explique le chercheur, premier auteur la publication. Nous sommes donc revenus à la case départ et nous avons potassé les manuels pour essayer de trouver de quel type de vertèbre il s’agissait ».

Stephen Poropat et ses collègues ont compris que l’os pouvait être attribué à un spécimen du groupe théropode, puis, en faisant des recherches complémentaires, à cette espèce rare qu’est élaphrosaure.

La vertèbre australienne suggère que l’animal mesurait environ deux mètres de longs, mais les autres fossiles appartenant à cette espèce, découverts ailleurs dans le monde, laissent penser que certains individus pouvaient atteindre six mètres. Cette découverte permet en outre d’imaginer que ces animaux étaient bien plus largement répandus qu’on ne le pensait.

Une expédition dans la zone où l’os a été trouvé a dû être reportée à deux reprises, une premières fois à cause des feux de brousse qui ont récemment ravagé le pays, puis à cause de la pandémie de Covid-19. Stephen Poropat pense que de nombreux fossiles attendent d’y être excavés. Mais, avant tout, qu’il y a “une forte probabilité” qu’il y ait encore d’autres os d’élaphrosaures à trouver.

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