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Un paysan-éleveur du Larzac Francis Roux examine les dégâts occasionnés sur son champ de luzerne par de nombreux criquets, le 19 juillet 2005 à la Couvertoirade. Les criquets qui pullulent depuis le mois de juin dernier dans le sud de l'Aveyron se sont répandus en arrivant à l'âge adulte jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres de leur épicentre, autour de Saint-Affrique. AFP PHOTO ERIC CABANIS / AFP PHOTO / ERIC CABANIS
11 Août

Belgique: le secteur agricole lourdement affecté par la sécheresse

Bruxelles – La sécheresse exceptionnelle qui a touché la Belgique ces dernières semaines a eu de lourdes conséquences sur le secteur agricole avec des rendements en forte baisse, rapporte samedi la presse locale.

« Affaiblis par le manque d’eau, les plants n’ont pas pu survivre aux fortes chaleurs de ce mois d’août. Les récoltes de haricots en attestent: les rendements sont jusqu’à 50% en dessous de la moyenne », s’alarme un gérant d’une propriété agricole cité par l’Echo.

« La terre est tellement sèche qu’il est tout simplement impossible de semer. Seul un agriculteur avec des terres irriguées pourra essayer d’en faire pousser », ajoute-t-il.

Les producteurs de pommes de terre de primeur ont été également très affectés par la sécheresse. Des pertes de 30 à 70% des récoltes ont été évoquées vendredi lors d’une rencontre entre organisations d’agriculteurs et représentants de la filière de la pomme de terre.

Si le printemps très sec avait entraîné des plantations plus tardives, l’extrême sécheresse qui a suivi a causé des pertes de revenus et de qualité, souligne dans un communiqué l’Agrofront, qui rassemble la Fédération wallonne des agriculteurs, les syndicats flamands ABS et Boerenbond et l’association sectorielle Belgapom.

Les restrictions d’utilisation d’eau ont en outre aggravé la situation, relèvent-ils.

Face à cette situation, les agriculteurs n’ont pas d’autre choix que de se tourner vers les autorités pour espérer recevoir des indemnités, souligne l’Echo, notant qu’ils ont indiqué avoir contacté les commissions communales de dégâts agricoles pour qu’elles puissent se rendre compte des pertes occasionnées.

S’agissant des ressources halieutiques, les dégâts sont également énormes, selon le collège des producteurs qui estime la mortalité à 6 tonnes de poissons, soit des pertes de plusieurs centaines de milliers d’euros.

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