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13 Jan

Le Brésil rouvre mardi sa base de recherche en Antarctique

Brasília – Le vice-président, Hamilton Mourão se rendra mardi en Antarctique, où il sera le principal représentant du gouvernement brésilien lors de la réouverture officielle du centre de recherche Comandante Ferraz.

La nouvelle base de recherche située dans l’Île du Roi-George, dans la baie de l’Amirauté, dispose notamment de 17 laboratoires et d’autres installations qui seront inaugurées huit ans après l’incendie qui avait ravagé le centre.

La station Comandante Ferraz a été créée en 1984, mais a subi en 2012 un incendie d’envergure, qui avait fait deux morts parmi les militaires et détruit 70% des installations brésiliennes.

Le gouvernement fédéral a investi environ 100 millions de dollars dans les travaux, avec des équipements à la pointe de la technologie. Sur place, les chercheurs mèneront des études dans les domaines de la biologie, de l’océanographie, de la glaciologie, de la météorologie et de l’anthropologie.

« La station offrira à nos chercheurs de meilleures conditions de travail, maintiendra notre contribution aux travaux de la communauté scientifique internationale, à la recherche de réponses et de progrès et à la technologie et d’autres domaines qui y sont afférents », a indiqué le vice-président dans une déclaration à l’agence de presse EBC.

Selon M. Mourão, la base permettra aussi aux éléments de la marine de suivre une formation logistique en termes de déplacement dans des eaux atypiques ».

Initialement, c’est le président, Jair Bolsonaro qui devait assister à la réouverture de la station antarctique Comandante Ferraz, mais, sur avis médical, le périple a été confié au vice-président.

Édifiée sur une superficie de 4.500 mètres carrés, la station compte une capacité d’accueil de 64 personnes, selon la Marine. Les scientifiques sont parmi les premiers à travailler dans la nouvelle station, développant des recherches dans le domaine de la microbiologie et de l’analyse des champignons qui n’existent qu’en Antarctique.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (Aeia) a également confirmé qu’elle développera des projets météorologiques dans la base brésilienne.

Pour s’élever au-dessus de la couche dense de neige qui se forme en hiver, le bâtiment a été conçu comme en structure surélevée. Les piliers porteurs pèsent jusqu’à 70 tonnes et s’élèvent à plus de trois mètres du sol.

Dans toutes les unités de base, des portes coupe-feu ont été installées ainsi que des détecteurs de fumée et des alarmes incendie. Dans les pièces où se trouvent des machines et des générateurs, les murs sont en matériau ultra résistant. En cas d’incendie, ils peuvent résister au feu pendant deux heures et ne pas lui permettre de se propager à d’autres endroits avant l’arrivée des pompiers.

La station dispose également d’un parc éolien qui exploite les vents antarctiques. Des plaques solaires ont également été installées à la base et produiront de l’électricité, surtout en été, lorsque le soleil en Antarctique brille plus de 20 heures par jour.

Le projet de reconstruction de la station brésilienne et a été lancé en 2017 par China Electronics Import and Export Corporation, qui a remporté le marché. La société d’ingénierie a dû diviser les travaux en trois étapes, car entre avril et octobre, il est impossible de mener des activités de plein air en Antarctique en raison du froid intense, des tempêtes de neige et des vents violents. Pour cette raison, les Chinois ont construit les modules en Chine pendant l’hiver et les ont transportés en Antarctique à l’été 2017, 2018 et 2019 pour les installer.

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