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08 Fév

Brésil: Six militaires à la retraite dominent le groupe pour la suppression de l’ICMBio

Brasília – Six militaires à la retraite dominent le groupe créé par le ministre de l’Environnement, Ricardo Salles, pour débattre de la suppression de l’Institut Chico Mendes pour la préservation de la biodiversité (ICMBio).

Cible des critiques, le projet est une promesse de la campagne électorale du président, Jair Bolsonaro, qui a demandé après son élection au département de l’environnement d’œuvrer à la création d’un nouvel organe pour remplacer l’ICMBio, qui gère 334 aires protégées d’une superficie totale correspondant à 9,1% du territoire national, et l’Institut brésilien des ressources naturelles renouvelables (IBAMA).

Alors que le gouvernement évoque une fusion entre les deux instituts, les fonctionnaires estiment qu’il s’agit bien de démantèlement.

Depuis sa création en 2007, l’ICMBio a doublé le territoire des aires protégées fédérales, à 170 millions d’hectares, dont 88 millions en milieu terrestre et 92 millions en milieu marin. Le nombre de visiteurs des unités a augmenté de 400%, passant de 2.997.450 visiteurs en 2007 à 15.335.272 en 2019.

Compte tenu de la « gravité d’un plan aussi néfaste » pour l’environnement, comme souligné par des ONGs, le ministère public fédéral a organisé mardi dernier une audition publique d’experts et de fonctionnaires sur la question, qui prend de plus en plus d’envergure.

Cité par des médias locaux, l’employé de l’ICMBio Denis Rivas, vice-président d’Ascema Nacional, l’association représentant les spécialistes dans les agences fédérales intermédiaires, a souligné que ni la pression internationale et ni même l’élection du président des États-Unis Joe Biden, sensible au démantèlement environnemental au Brésil, ne garantissent que le gouvernement Bolsonaro revient sur son projet.

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