ActualitésCanada: La taxe carbone accélérera la transition énergétique (groupes environnementaux)

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25 Oct

Canada: La taxe carbone accélérera la transition énergétique (groupes environnementaux)

Ottawa – Le plan de tarification du carbone d’Ottawa, qui sera imposé l’an prochain aux provinces canadiennes qui refusaient de mettre en œuvre leur propre système de réduction de gaz à effet de serre, représente une très bonne nouvelle qui permettra d’accélérer la transition énergétique vers les énergies propres, ont indiqué des groupes environnementaux.

Selon la Fondation David Suzuki et les organisations Équiterre et Greenpeace, « mettre un prix sur la pollution » ne peut que faire changer les choses.

Le directeur de la Fondation David Suzuki pour le Québec et l’Atlantique, Karel Mayrand, a expliqué que l’idée derrière le plan fédéral est de faire augmenter le prix des énergies fossiles et de faire en sorte que les énergies alternatives deviennent plus concurrentielles, pour que les consommateurs les adoptent.

Karel Mayrand considère qu’Ottawa met de l’avant un plan intelligent, parce qu’il ne veut pas  » soutirer » de l’argent aux Canadiens pour augmenter ses revenus, mais simplement imposer un coût aux pollueurs.

Le gouvernement fédéral retournera en effet chaque année de l’argent dans la poche des contribuables des quatre provinces touchées par l’initiative, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, le Manitoba et la Saskatchewan, une fois qu’ils auront envoyé leur déclaration d’impôt.

Selon Karel Mayrand, ce sont des dizaines de petites décisions de cette nature qui vont permettre de changer le modèle énergétique que l’on connaît actuellement, soulignant toutefois que ce plan pancanadien a été attendu trop longtemps et qu’il ne permettra pas de diminuer l’émission des gaz à effet de serre (GES) aussi rapidement que l’urgence le commande.

De son côté, Équiterre félicite également le gouvernement Trudeau de ne pas hésiter à forcer l’imposition d’une taxe carbone dans les provinces qui étaient opposées à cette mesure.

Pour Annie Bérubé, directrice des relations gouvernementales chez Équiterre, cette politique « absolument essentielle » permettra d’ici 2022 de réduire les émissions de GES de serre de 50 à 60 mégatonnes.

Mme Bérubé souligne toutefois que le plan comporte des éléments qui ne sont pas clairs, comme la façon dont on compte calculer les sommes que devront payer les grandes entreprises, qui sont les plus grands émetteurs de carbone.

Par ailleurs, Annie Bérubé et Patrick Bonin, le responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace Québec affirment qu’il est crucial qu’Ottawa ne se contente pas d’instaurer ce plan et qu’il devra absolument proposer d’autres mesures pour permettre une baisse significative des émissions de GES.

Il faut donner les moyens aux gens de réduire leur consommation d’énergies fossiles. Ça passe par le transport collectif, le transport actif, l’électrification des transports et les énergies éoliennes et solaires. Il faut des investissements massifs, ont-ils dit.

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