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13 Nov

COP23: L’enthousiasme suscité par le Partenariat de Marrakech confirme que « le changement est pour maintenant » (panélistes)

– Envoyés spéciaux.

Bonn – Des panélistes de haut niveau, rassemblés à Bonn dans le cadre de la 23-ème Conférence des nations unies sur le climat, ont salué lundi la dynamique générée par le « Partenariat de Marrakech pour l’Action Globale pour le Climat » auprès des différents acteurs étatiques et non étatiques, déterminés à agir d’urgence pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

L’enthousiasme des parties prenantes à ce partenariat, issu de la COP22 de Marrakech, est tel qu’il a donné lieu à une floraison sur le terrain, portée par une grande coalition de villes, Etats, secteur privé, société civile, convaincus que « le changement doit se faire maintenant avec les moyens existants », a souligné le président de la COP22, M. Salaheddine Mezouar, lors d’une réunion de haut niveau axée sur l’action climatique globale.

Cette réunion, marquée par la participation notamment du champion du climat et ministre fidjien de l’agriculture, Inia Seruiratu, dont le pays assure la présidence la COP23, le gouverneur de l’Etat américain de Californie, Jerry Brown, et le fondateur de Solar Impulse, Bertrand Piccard, a porté sur les enjeux du partenariat de Marrakech qui vise à accélérer l’action climatique pour la période 2017-2020 et permet de rassembler les acteurs étatiques et non-étatiques engagés dans l’action climat au sein d’une même plateforme, avec l’objectif de partager les succès, les leçons et les meilleures pratiques.

« Tout le monde est d’accord qu’il faut changer le monde maintenant et faire en sorte que cela soit possible avant 2050 », a relevé M. Mezouar qui, en tant que président de la Pré-2020, insiste sur l’importance de préparer d’abord l’échéance 2020 pour être au rendez-vous des objectifs de l’Accord de Paris.

L’élan suscité le conforte aussi en tant que président de la COP22, d’autant plus qu’il vient contredire les scénarios pessimistes sur le supposé décalage, évoqué par les médias, entre les pays en voie de développement et les pays développés en matière de l’engagement pour le climat.

Les progrès dans le cadre du Partenariat de Marrakech sont retracés dans le Yearbook qui sera présenté mercredi au Secrétaire général de l’ONU, et publié sur le site de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a indiqué M. Mezouar qui table sur cette dynamique pour sortir avec « un signal positif » à l’issue de la COP23.


« On doit rester engagés, optimistes, aller au-delà des freins psychologiques, et surtout garder la conviction et le cap : celui d’aller plus vite que ce que nous sommes en train de faire », a encore insisté M. Mezouar à l’adresse des différents acteurs étatiques et non étatiques, présents lors de la réunion de haut niveau.

De son côté, Inia Seruiratu, champion du climat et ministre fidjien de l’agriculture, du développement maritime et de la gestion des catastrophes naturelles, a affirmé que le COP23 intervient alors que le monde connaît des événements climatiques extrêmes et des rapports alarmants font état d’une année 2017 parmi les trois dernières les plus chaudes.

Pour les îles Fidji, qui représentent les pays du Pacifique fortement vulnérables aux effets des changements climatiques, il y a plus que jamais urgence d’une action concrète encourageant les initiatives et mesures pour renforcer la résilience et l’adaptation au changement climatique dans le cadre du partenariat de Marrakech, a-t-il souligné, tout en insistant sur l’impératif d’accélérer la mise en œuvre des engagements de l’Accord de Paris visant à limiter la hausse de la température mondiale en-dessous de 2 degrés Celsius et à s’efforcer de ne pas dépasser 1,5 degré Celsius.

Pour le gouverneur de l’Etat américain de Californie, Jerry Brown, l’élan formidable déclenché par le Partenariat de Marrakech est nécessaire pour faire face aux différents obstacles aux efforts de lutte contre les effets néfastes des changements climatiques à l’origine de problèmes majeurs et de tensions entre les pays.

M. Brown qui plaide pour une réponse rapide à ce phénomène menaçant l’avenir de l’humanité, a mis en exergue à cette occasion l’expérience de Californie pour limiter les impacts du changement climatique, notamment en matière d’efficacité énergétique, des énergies renouvelables et de réduction des émissions de gaz à effets de serre.

Pour relever le défi de l’efficacité énergétique, la solution est dans l’innovation et la créativité, a tranché Bertrand Piccard, fondateur de Solar Impulse, un avion solaire capable de voler jour et nuit sans carburant et démontrant l’efficience des nouvelles technologies propres pour sauvegarder les ressources naturelles de la planète.

Il se dit convaincu que les changements climatiques ne sont pas liés à notre mode de vie mais au gaspillage d’énergie, plaidant pour un cadre juridique qui rend obligatoire de mettre l’innovation sur le marché et à la disposition du consommateur.

Entre 25.000 et 35.000 participants, parmi lesquels les représentants de plus de 500 ONG et plus d’un millier de journalistes, prennent part à ce conclave mondial sur le climat qui se poursuit jusqu’au 17 novembre à Bonn.

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