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22 Avr

Le COVID-19 exacerbe les impacts socio-économiques du changement climatique

Genève – La pandémie du COVID-19 exacerbe les impacts socio-économiques du changement climatique, qui s’est accéléré ces cinq dernières années, a averti mercredi l’Organisation météorologique mondiale (OMM), appelant à « verdir les plans de relance économique » pour l’après pandémie.

« Au cours des 50 années qui se sont écoulées depuis la première célébration de la Journée de la Terre, les signes physiques du changement climatique et de ses conséquences sur notre planète se sont multipliés, et encore davantage pendant les cinq dernières années, qui ont été les plus chaudes jamais observées », rappelle l’OMM dans un communiqué à l’occasion de la 50è journée de la Terre, notant que « cette tendance devrait se poursuivre ».

Le COVID-19 pourrait entraîner une réduction temporaire des émissions de gaz à effet de serre, mais ne remplace pas une action durable en faveur du climat, estime l’OMM. De plus, il compliquera le traitement des phénomènes météorologiques, climatologiques et hydrologiques dangereux, dont le changement climatique accroît la gravité.

«Certes, le COVID-19 a provoqué une grave crise sanitaire et économique au plan mondial, mais si nous ne luttons pas contre le changement climatique, le bien-être humain, les écosystèmes et les économies pourraient être menacés pendant des siècles», a annoncé le Secrétaire général de l’OMM, M. Petteri Taalas, cité par le communiqué.

«Nous devons circonscrire le changement climatique tout autant que la pandémie», a-t-il déclaré.

«Nous devons faire preuve de la même détermination et de la même unité dans notre lutte contre le changement climatique que dans celle que nous menons contre le COVID-19. Nous devons agir ensemble dans l’intérêt de la santé et de la qualité de vie de l’humanité, non seulement dans les semaines et les mois qui viennent, mais aussi pour les nombreuses générations à venir», a-t-il insisté.

«Les conditions météorologiques extrêmes vont croissant, et le coronavirus ne les fera pas disparaître. Au contraire, la pandémie complique encore l’évacuation des populations et leur mise à l’abri lors des cyclones tropicaux, comme nous l’avons vu avec un cyclone tropical de catégorie 5, Harold, dans le Pacifique Sud. Et il existe un risque que les systèmes de santé trop sollicités ne soient pas en mesure de faire face à une charge supplémentaire de patients due, par exemple, à une canicule», a-t-il expliqué.

«Ce sont les populations vulnérables des pays dont les systèmes de préparation aux catastrophes sont les plus faibles qui sont les plus exposées aux risques. Les gouvernements doivent redoubler d’efforts pour renforcer leurs systèmes d’alerte et parer aux dangers multiples», a déclaré M. Taalas. «L’OMM soutiendra ces efforts» a-t-il précisé.

Pour l’organisation basée à Genève, « il est donc important que les plans de relance post-COVID-19 aident l’économie à retrouver une croissance plus verte ». Les crises économiques précédentes ont souvent été suivies d’une reprise accompagnée d’une croissance des émissions de carbone bien plus forte qu’avant ces crises, prévient l’OMM.

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