ActualitésLe Danemark ne recycle pas assez de plastique

Actualités

In a picture taken on February 28, 2013, a volunteer of the Taiwan Buddhist Tzu Chi Foundation sorts through plastic bottles at a recycling plant in Taipei.  Some 40 people stand ankle-deep in used plastic bottles in the yard of a recycling station in Taipei, stamping them flat in the first step of a process that will transform the junk into usable goods.  AFP / Sam YEH / AFP PHOTO / SAM YEH
18 Jan

Le Danemark ne recycle pas assez de plastique

Copenhague – Le Danemark jette trop de plastique et ne recycle pas autant qu’il le pourrait, ce qui entraînerait un potentiel de gaspillage chiffrés en millions de couronnes, selon les résultats d’un nouveau rapport publiés jeudi.

Une plus grande quantité de plastique recyclé pourrait profiter aux consommateurs et aux entreprises et contribuer à la protection de l’environnement naturel, selon cette étude réalisée par le Fonds public d’innovation du Danemark, en partenariat avec le cabinet de conseil McKinsey.

Le rapport révèle que 1,6 milliard de couronnes pourraient être gagnés chaque année si tout le plastique du pays était recyclé.

« Le Danemark est un très mauvais consommateur de plastique réutilisable, car nous brûlons nos déchets depuis des années dans des usines d’incinération », a déclaré Peter Høngaard Andersen, directeur du Fonds pour l’innovation du Danemark.

« Le problème est que le plastique n’est pas réutilisé, nous produisons donc plus de CO2 que nous n’aurions dû », a-t-il indiqué.

Près de 60% de tous les déchets plastiques danois se retrouvent dans des usines d’incinération.

Afin de réduire ce volume, les analystes suggèrent d’utiliser une méthode similaire à celle du système actuel de « consigne », dans lequel un petit supplément est versé sur les achats de bouteilles et de canettes.

Le supplément, ou cautionnement, est remboursé aux consommateurs lorsque les bouteilles et les canettes sont rendues via des machines spécialisées, situées dans la plupart des supermarchés.

Cela ne signifierait pas nécessairement que ce système soit appliqué à d’autres types d’emballages, mais l’application de davantage de taxes sur les emballages en plastique inciterait les entreprises à les réutiliser.

« Il s’agit de collecter, de réutiliser et de recycler dans de nouveaux emballages, comme avec des bouteilles et des canettes », a expliqué M. Andersen.

Les entreprises et les ménages produisent chaque année 340 000 tonnes de déchets plastiques, soit environ 60 kilogrammes par personne.

Les consommateurs peuvent également jouer un rôle dans la réduction du gaspillage de plastique, selon le même responsable.

« En tant que consommateur, on pourrait éviter autant que possible d’utiliser du plastique », a-t-il souligné.

« Cela équivaudrait à acheter de la viande emballée dans du papier plutôt que du plastique ou trier consciemment les déchets », a-t-il recommandé.

Le chiffre de 1,6 milliard de couronnes indiqué dans le rapport renvoie aux économies qui pourraient être réalisées grâce à la réduction des importations de plastiques et d’huiles utilisées dans leur production.

Des gains doivent également être générés grâce aux emplois créés en trouvant davantage de moyens de réutiliser le plastique.

L’Union européenne a pour objectif de générer 50% de tout le plastique consommé à partir du recyclage d’ici 2050.

Voir Aussi