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22 Mar

Les forêts du Haut Atlas, un vivier économique et un écrin pour les activités rurales, de tourisme écologique et de nature (DREF du HA)

Marrakech, 22/03/2018 (MAP), Les forêts du Haut Atlas représentent un vivier économique et un écrin pour les activités rurales, de tourisme écologique et de nature entrainant la création d’opportunités d’emplois directs et associés, souligne la Direction Régionale des Eaux et Forêts et de la Lutte contre la Désertification du Haut Atlas (DREF du HA).

Dans un communiqué publié à l’occasion de la Journée Internationale des Forêts et qui coïncide avec la Journée Nationale de l’Arbre (21 mars), la DREF du HA dresse son bilan de conservation et de mise en valeur des ressources forestières, cadré par le référentiel des grandes orientations stratégiques de la politique forestière nationale.

A cet effet, la Direction assure des programmes de mise en valeur via la conservation et la réhabilitation de ces espaces.

En chiffres, la DREF poursuit ses différents programmes de reboisement avec de plus de 1170 hectares de reboisés pour la campagne 2017-2018, en passant par des travaux de régénération et de sylviculture avec des essences autochtones comme le thuya, le cyprès de l’Atlas, le pin d’Alep, le caroubier et l’arganier.

En outre, et en matière d’ingénierie écologique, la Direction adopte des programmes de recherche forestière pour assurer le bon fonctionnement de la dynamique des systèmes écologiques.

Concrètement pour augmenter la résilience des écosystèmes notamment celui de l’arganeraie dont les travaux de régénération concerne actuellement 371 hectares, une nouvelle approche en phase d’essai est mise en place pour la réhabilitation de cette essence autochtone. Le but est d’optimiser le taux de réussite de la régénération artificielle de l’arganier, par l’apport d’éléments nécessaires au bon développement des plants après transplantation.

La réussite de ces programmes est soutenue entre autres, par la mise en œuvre des mesures compensatoires dans les forêts aménagées pour réussir les programmes conservation entrepris.

Dans ce sens, une aide financière entre 250 et 350 dh/ha est octroyée aux ayants droit, injectée dans des programmes de développement local pour soulager la pression sur la forêt.

Sous le même prisme de développement de conscience écologique et de valorisation des ressources naturelles, une éducation au respect de la biosphère s’impose. Dans ce sens, la Direction assure des programmes d’éducation à l’environnement au profit des écoliers qui depuis le début du mois de janvier 2018, à ce jour, rien qu’au niveau du Parc National de Toubkal leur nombre a atteint les 185, un chiffre qui serait à la hausse si les conditions climatiques deviennent clémentes. L’objectif est de responsabiliser l’action humaine en faisant des enfants, les porteurs de valeurs écologiques et de justice environnementale.

En marge de ladite journée la Direction co-organise avec la Faculté des Sciences Semlalia, l’Université Cadi-Ayyad et les autres partenaires les premières journées scientifiques, sous le thème « La forêt marocaine, quel sens à la durabilité ? ».

Des journées qui constitueront une plateforme d’échange et de partage de résultats de la recherche scientifique en la matière, un moyen de sensibilisation aux risques, réels et potentiels menaçant le couvert forestier et en dernier lieu un outil précurseur pour la conception et la mise en œuvre de démarches en faveur de la forêt.

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