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18 Sep

Genève: La Suisse également victime des effets néfastes des émissions polluantes des véhicules au diesel truqué

Bruxelles – La Suisse n’est pas à l’abri des effets néfastes des émissions polluantes des véhicules au diesel truqué, qui seraient responsables de 5.000 morts par an en Europe.

Tel est le constat dressé par une étude publiée lundi sur le scandale « Dieselgate » et centrée sur les morts prématurées dans les 28 pays de l’Union Européenne, en plus de la Norvège et la Suisse, du fait de la pollution de l’air.

D’après cette étude, environ 425.000 personnes meurent prématurément tous les ans à cause de la pollution de l’air, dont 10.000 peuvent être imputés à la pollution aux particules fines due aux véhicules diesel.

Environ la moitié, soit près de 4.750 morts auraient été causées par un taux de particules nocives trop important, et aurait pu être évitées si les émissions d’oxydes d’azotes avaient été en phase avec les normes des tests de laboratoire.
-. Une manifestation a été organisée ce week-end pour dénoncer les forages d’hydrocarbures en région vaudoise sous le lac Léman, et exiger la mise en oeuvre des engagements pris dans le cadre de la stratégie de transition énergétique.

Rassemblés à l’appel d’un Collectif d’ONG actives dans le domaine de l’environnement, les manifestations ont plaidé pour une interdiction totale de l’extraction du gaz de schiste dans le prolongement d’un moratoire sur l’exploration d’hydrocarbures.

« La transition énergétique, c’est dès maintenant », a lancé le porte-parole du collectif Daniel Suri devant la foule, en soulignant qu' »il est urgent d’agir contre le dérèglement climatique pour éviter d’autres drames ».

« Le lac est notre bien commun », a affirmé de son côté Jacques Cambon, président de l’organisation « Stop au gaz de schiste », qui a insisté sur la nécessaire interdiction de ce gaz au regard des risques de pollution y afférents.

Voici par ailleurs le bulletin de l’écologie de l’Europe occidentale pour la journée du lundi 18 septembre 2017 :

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Madrid  – La localité de Biescas, dans la province de Huesca, en Aragon (nord-est), accueille du lundi au jeudi le 2ème Congrès national des réserves de biosphère, avec la participation de 120 responsables et experts de ces zones protégées en Espagne, dans le but d’élaborer un plan d’action pour la gestion durable du Réseau espagnol des réserves de biosphère.

L’objectif est de s’adapter au plan d’action de Lima 2016-2025 approuvé au Pérou, marquant les directives mondiales pour ces zones naturelles protégées sous l’égide du Programme Homme et Biosphère (MaB) de l’Unesco, a indiqué le gouvernement de la région d’Aragon dans un communiqué.

Ce congrès sera marqué notamment par une table-ronde sur le thème «Passé, présent et futur du programme MaB et du Réseau espagnol des réserves de biosphère».

-Des volontaires de l’association écologiste WWF ont lancé en fin de semaine une nouvelle campagne de restauration de l’habitat naturel dans le parc national de Donana (sud-ouest), dans le cadre d’une initiative qui a débuté en 2001 et qui a permis de contribuer à la préservation d’une cinquantaine de hectares de cette zone protégée.

Cette nouvelle campagne porte notamment sur des actions d’observation du terrain et d’examen de l’état des espèces végétales plantées antérieurement, a indiqué le porte-parole de WWF à Donana, Juanjo Carmona.

Des actions de restauration seront également menées mais pas dans la zone affectée par le grand incendie qui a touché les alentours du parc national en été, les superficies affectées ne pouvant faire l’objet de restauration avant au moins deux années, a-t-il souligné.

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Lisbonne – L’implication de la communauté dans des projets de développement durable, le renforcement de l’accent mis sur les énergies renouvelables et la promotion d’une plus grande efficacité énergétique sont quelques-uns des principaux objectifs de Coopérnico, la première coopérative portugaise à promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables.

« Coopérnico vient répondre au besoin de certains citoyens d’être en mesure d’investir leurs économies de façon éthique et responsable dans des projets d’énergie renouvelable. Après avoir analysé plusieurs possibilités, le modèle coopératif était ce que nous avons trouvé le plus intéressant. Ce modèle était déjà très répandu dans plusieurs pays européens et a donné d’excellents résultats en termes de promotion de la participation des citoyens à la construction d’un monde durable », explique Susana Fonseca, membre de la direction de Coopérnico.

– Un jeune entrepreneur de la ville d’Amarante (nord) vend des bottes artisanales sur Internet, promettant aux clients de planter deux arbres indigènes pour chaque paire achetée.

L’idée, baptisée «Walkest – Walk by Forest», est soutenue par l’association environnementale Quercus, et elle est développée par l’intermédiaire de «Indiegogo», une plate-forme Internet internationale pour la collecte de fonds pour des projets ou des idées.

Carlos Gonçalves, 23 ans, est le mentor du projet «Walkest», a remporté dernièrement le concours «Tâmega Sousa Empreendedor», dans la catégorie «Idées pour le futur».

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Paris – La Fédération des transports en France a distribué la semaine dernière des tracts aux voyageurs pour les alerter sur la concentration très élevée de particules fines dans les tunnels du métro et du RER.

« Respirer dans les tunnels du métro et du RER nuit gravement à la santé », selon le tract, qui reprend les codes des messages de prévention sur les paquets de cigarettes.

Le quotidien Le Monde rapporte, quant à lui, que la concentration en particules fines dans les tunnels du métro et du RER est jusqu’à dix fois plus forte qu’à l’extérieur.

Le président de la commission droit et politiques environnementales du comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature Sébastien Mabile a plaidé pour la création d’un parquet national environnement, estimant que la justice française n’est pas préparée à accueillir les victimes des catastrophes découlant de l’évolution du climat ou des pollutions.

Dans une tribune publiée au quotidien Le Monde, cet avocat au barreau de Paris a relevé que la France a une responsabilité particulière, expliquant que doté d’une biodiversité unique et de paysages qui en font la première destination touristique au monde, ce pays doit mener un combat sans pitié contre ceux qui souillent la nature, détruisent les espèces, polluent l’environnement et modifient le climat.

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