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16 Oct

Les insectes à travers le monde sont en crise (Etude)

Washington-Les insectes à travers le monde sont en crise, selon un nombre limité mais croissant d’études de long terme montrant un déclin spectaculaire de la population d’invertébrés.

En 2014, une équipe internationale de biologistes a estimé qu’au cours des 35 dernières années, l’abondance d’invertébrés tels que les coléoptères et les abeilles avait diminué de 45%. Là où des données à long terme sur les insectes sont disponibles, principalement en Europe, le nombre d’insectes est en chute libre.

Une étude de l’année dernière a montré une diminution de 76% des insectes volants au cours des dernières décennies dans les réserves naturelles allemandes.

Un dernier rapport, publié lundi dans les Actes de l’Académie nationale des sciences des Etats-Unis (PNAS), montre que cette perte surprenante d’insectes s’étend aux Amériques. Les auteurs de l’étude impliquent le changement climatique dans la perte d’invertébrés tropicaux.

Le biologiste à l’Institut polytechnique Rensselaer de New York, Bradford Lister étudie les insectes de la forêt ombrophile à Porto Rico depuis les années 1970. La forêt, nommée El Yunque, est bien protégée. Elle reste la seule forêt tropicale humide du système forestier national américain.

« Nous nous sommes rendus en 1976-1977 pour mesurer expressément les ressources: les insectes et les insectivores dans la forêt tropicale, les oiseaux, les grenouilles, les lézards », a déclaré Lister.

Quand il est revenu près de 40 ans plus tard avec son collègue Andrés García, écologiste à l’Université nationale autonome du Mexique, ils ont découvert que moins d’oiseaux volaient au-dessus de la tête et que les papillons, jadis abondants, avaient pratiquement disparu.

« Tout est en train de chuter », a déclaré Lister. Les invertébrés les plus communs dans la forêt tropicale humide – les papillons de nuit, les papillons, les sauterelles, les araignées et autres – sont tous beaucoup moins abondants.

Lister et Garcia attribuent cette baisse au climat. Au cours de cette période de 40 ans, la température moyenne élevée dans la forêt tropicale humide a augmenté de 4 degrés Fahrenheit. Les températures sous les tropiques se limitent à une bande étroite. De même, les invertébrés qui y habitent sont adaptés à ces températures et s’en sortent mal; Les insectes ne peuvent pas réguler leur chaleur interne.
Par ailleurs, Voici le bulletin de l’écologie de l’Amérique du Nord pour la journée du mardi 16 octobre 2018.

 

Canada:

Les changements climatiques ont fait l’objet d’un débat d’urgence à la Chambre des communes lundi soir. Des parlementaires du Parti libéral, Parti Vert et du Nouveau parti démocratique en avaient fait la demande en raison du sombre portrait brossé récemment par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies (GIEC).

« Le temps presse, a fait valoir la chef du Parti vert, Elizabeth May, en point de presse plus tôt dans la journée. C’est presque déjà trop tard ». Elle espère que ce débat d’urgence donnera davantage de « force politique » à la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, pour inciter le gouvernement à hausser ses cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES).

Une révision est prévue en 2020 en vertu de l’accord de Paris sur le climat. Le Canada vise actuellement une réduction des GES de 30 % sous les niveaux de 2005 d’ici 2030. Selon Mme May, il est urgent d’agir pour limiter la hausse de la température à 1,5 degré Celsius et ainsi éviter « la catastrophe ».

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, a affirmé en point de presse qu’il s’agit de « la menace la plus sérieuse à laquelle le monde fait face et que le Canada ne fait pas sa part ».

« Le gouvernement a promis d’abolir les subventions pour le secteur pétrolier, mais ils ont augmenté ces subventions avec l’achat d’un oléoduc ancien et un autre 7 ou 9 milliards de dollars pour construire un autre pipeline », a-t-il dénoncé.

Pour sa part, le député libéral Nathaniel Erskine-Smith, estime que le gouvernement fédéral doit prendre des « actions immédiates » pour s’attaquer aux changements climatiques et cela inclut respecter sa promesse de cesser de subventionner les combustibles fossiles, espérant que le débat d’urgence permettra d’élargir la conversation pour dégager de nouvelles pistes d’action.

« Lorsque des premiers ministres un peu partout au pays se battent contre la taxe sur le carbone qui est reconnue par des économistes du monde entier comme étant le meilleur mécanisme de marché pour lutter contre les changements climatiques, il est extrêmement important de recentrer le débat sur l’urgence du problème », a-t-il expliqué.

Son collègue, le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, a défendu l’approche du gouvernement fédéral. « Nous avons un véritable plan pour attaquer les changements climatiques et faire croître l’économie en même temps », a-t-il soutenu en précisant qu’il s’agissait de « faire payer les pollueurs ».

Les experts du GIEC ont signalé il y a un peu plus d’une semaine que la météo, la santé et les écosystèmes de la planète seraient en meilleur état si les dirigeants du monde pouvaient limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius plutôt qu’à 2 degrés Celsius, comme le prévoit l’accord de Paris.

 

Mexique :

 

L’ONU Environnement a appelé tous les pays d’Amérique latine et des Caraïbes à ratifier l’historique Accord d’Escazu, le premier traité contraignant au monde qui accorde aux droits environnementaux la même position légale que les droits de l’homme.

Cet accord régional, signé le 4 mars 2018 à Escazú, au Costa Rica, est le fruit de quatre années de négociations et découle du Principe 10 de la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement, adoptée lors de la conférence Rio + 20 en 2012.

Son contenu avant-gardiste est une réponse à une revendication authentiquement latino-américaine et caribéenne: que le développement soit le produit de la participation citoyenne et soit indissociable de la protection de l’environnement.

L’accord vise spécifiquement à garantir l’accès à des informations fiables, à la justice et à la participation du public dans les questions touchant l’environnement, rapporte la presse locale.

C’est un traité essentiel pour protéger les défenseurs de l’environnement, ceux qui ont accepté de donner leur vie pour une planète plus saine et plus durable. Cela est particulièrement pertinent au moment où la région est le théâtre de multiples crimes et affrontements dus à la possession de terres et des ressources du sous-sol.

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