ActualitésL’Australie assouplit les règles d’abattage des kangourous en pleine sécheresse historique

Actualités

A mother Kangaroo and her newly emerged unnamed Joey in the Australia section of the Los Angeles Zoo, California on March 12, 2015.  The kangaroo and koala joeys which are between 7-9 months old are finally emerging from their mother’s pouches as spring weather arrives in the city.        AFP PHOTO/ MARK RALSTON / AFP PHOTO / MARK RALSTON
10 Août

L’Australie assouplit les règles d’abattage des kangourous en pleine sécheresse historique

Canberra – Le gouvernement de l’État de la Nouvelle-Galles du Sud a décidé vendredi d’assouplir les règles d’abattage des kangourous, alors que l’Etat le plus peuplé d’Australie a été déclaré en état de sécheresse.

Environ 100% de la superficie de plus de 800.000 km3 de la Nouvelle-Galles du Sud souffre de la sécheresse la plus sévère jamais connue depuis 1965, a indiqué le ministre de l’Industrie primaire de l’Etat de Nouvelles-Galles du Sud, M. Niall Blair.

« C’est dur. Les réservoirs se sont asséchés et les récoltes sont désastreuses », a souligné M. Blair dans un communiqué, ajoutant que les agriculteurs subissent l’un des hivers les plus secs de l’hémisphère sud.

Le gouvernement fédéral et les gouvernements locaux ont apporté une aide financière, mais elle est considérée insuffisante pour de nombreux agriculteurs affectés.

Alors que les conditions sèches devraient se poursuivre au cours des trois prochains mois, les agriculteurs devraient décider de poursuivre la tâche coûteuse et laborieuse de nourrir les bovins et les moutons ou les vendre à bas prix.

Dans le cadre des mesures visant à faire face à cette sécheresse, le gouvernement de l’Etat a décidé d’augmenter le nombre de kangourous qui peuvent être abattus par les agriculteurs et de réduire les formalités administratives pour l’abattage de ces marsupiaux.

« De nombreux agriculteurs se réveillent à la surprise de découvrir que les kangourous ont consommé le fourrage dédié à leur bétail », a souligné le ministre.

« Si nous ne gérons pas cette situation, nous allons voir des dizaines de milliers de kangourous affamés et souffrants, ce qui conduira finalement à une crise majeure du bien-être animal », a-t-il ajouté.

Voir Aussi