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epa07074348 Activists prepare a barricade in the forest Hambacher Forst as they gather to protest against its deforestation in Kerpen-Buir, Germany, 06 October 2018. The Higher Administrative Court in Muenster on 05 October told energy concern RWE that it must desist from clearing the Hambach Forest, pending its verdict on a lawsuit brought by environmental group 'BUND' (German Federation for the Environment and Nature Conservation). A second administrative court in Aachen overruled a police ban on an anti-coal rally near the forest, ruling in favor of a right-to-assembly appeal brought by another protest organiser, the environmental network 'Nature Friends Germany'.  EPA-EFE/THOMAS BANNEYER
22 Mar

L’empreinte belge sur la déforestation dans le monde grimpe de 30% entre 2013 et 2017

Bruxelles- L’empreinte belge sur la déforestation dans le monde a bondi de 30% entre 2013 et 2017, ressort-il d’une étude publiée jeudi par le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Les surfaces mobilisées dans le monde pour le bois, le soja, le bœuf, le cacao, l’huile de palme, le café et le caoutchouc importés par la Belgique équivalent à plus de trois fois la superficie du pays, précise le WWF, notant que ces importations proviennent de pays « ayant un risque de déforestation élevé ou très élevé ».

Les importations belges de sept matières premières liées à la dégradation des forêts représentent 10,4 millions d’hectares par an, dont un tiers est destiné à la consommation belge (le reste étant réexporté), relève la même source.

Un peu moins de la moitié de ces surfaces, soit 4,2 millions d’hectares, sont situés dans des pays à haut niveau de déforestation, d’après l’étude.

En cause principalement: le soja brésilien et argentin, le cacao ivoirien, l’huile de palme indonésienne ainsi que le bois et la pâte à papier provenant de Russie.

Le soja à haut risque de déforestation importé par la Belgique représente à lui seul près de 1,3 million d’hectares. Cette légumineuse sert principalement pour l’alimentation animale mais une part croissante est dédiée à la production d’agrocarburants.

Le rapport ne fait pas ressortir combien d’hectares ont effectivement été déforestés pour les importations belges, mais, dans les pays pointés, « la destruction de forêts et de savanes naturelles riches en biodiversité au profit de l’agriculture ou de la coupe de bois est largement documentée et souvent associée à des faits de corruption, d’accaparement de terres, de non-respect des droits des peuples autochtones et de violation des droits des travailleurs », précise le WWF.

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