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epa07016416 A handout photo made available by NASA on 13 September 2018 shows Hurricane Florence seen from a camera outside the International Space Station (ISS), in space, 12 September 2018, as the storm churned across the Atlantic in a west-northwesterly direction with winds of 130 miles an hour. The National Hurricane Center forecasts additional strengthening for Florence before it reaches the coastline of North Carolina and South Carolina early 14 September.  EPA-EFE/NASA HANDOUT  HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES
13 Sep

L’ouragan Florence menace les Etats américains du Sud-est et du Mid-atlantique

Washington- L’ouragan Florence a été rétrogradé dans la nuit de mercredi à jeudi en catégorie 2 (175 km/h), sur une échelle Saffir-Simpson qui en compte cinq, mais il continue de représenter un danger extrême pour les Etats américains du Sud-est et du Mid-atlantique, au vu des pluies diluviennes et du risque d’inondations catastrophiques qu’il va apporter.

« Des bandes de pluies accompagnées de rafales de vents dignes de la force d’une tempête tropicale arrivent sur les côtes des Outer Banks en Caroline du Nord », a indiqué jeudi le Centre national des ouragans (NHC).

Les météorologistes craignent « une montée des eaux et des chutes de pluies potentiellement mortelles « .

Florence, qui « va approcher les côtes de Caroline du Nord et du Sud plus tard aujourd’hui », menace des millions d’habitants sur les côtes et à l’intérieur des terres car, outre la hausse du niveau de l’océan (jusqu’à près de 4 mètres), il est gorgé d’eau (jusqu’à un mètre de pluie). Il se déplaçait à 20 km/h mais devrait ralentir, donc déverser ses pluies au-dessus des mêmes zones.

Des ordres d’évacuations ont été lancés pour près de 1,7 million de personnes du littoral de la Caroline du Sud, de la Caroline du Nord et de la Virginie. Ces trois Etats de la côte atlantique sont les plus menacés, mais la Géorgie a aussi décrété, mercredi, l’état d’urgence pour débloquer des moyens matériels par précaution.

Par ailleurs, Voici le bulletin de l’écologie de l’Amérique du Nord pour la journée du jeudi 13 septembre 2018:

Honduras:.

Le gouvernement du président hondurien Juan Orlando Hernández a proclamé jusqu’au 31 décembre « l’état d’urgence » dans le sud du pays, qui fait partie de ce que l’on appelle « le couloir de la sécheresse », qui va du sud du Mexique jusqu’au Nicaragua en passant par le Guatemala, le Salvador et le Honduras, rapporte la presse locale.

Pour la ministre de l’environnement Lina Pohl, la cause est entendue : « c’est un échantillon de ce que provoque le changement climatique ».

« Il ne faut pas s’étonner de voir de moins en moins de pluie. Tous les pays doivent prendre conscience que si nous ne prenons pas des mesures, nous subirons de plus en plus de tels problèmes », dit-elle.

Le gouvernement hondurien est sur les dents : la sécheresse persistante menace de priver de toute nourriture les 170.300 familles de 290 communes dans les prochains mois, souligne-t-on, ajoutant que dans cette région du Honduras, le paysage est de désolation : les rivières sont à sec, et leurs lits ne sont que pierrailles et bancs de sable.

Après la déclaration d’état d’urgence, « nous avons demandé de l’aide au gouvernement, mais nous n’avons rien reçu », se plaint Jorge Escobar, le maire de San Francisco de Coray.

Il estime que 80% des 14.000 habitants de sa commune ont besoin d’aide alimentaire après la perte des cultures de printemps, de mai à juin. Depuis, très peu de paysans se sont risqués à resemer : il n’a plu que le 31 août, et depuis, rien.

Panama:

Le ministre de l’environnement a annoncé la consécration de 260 mille dollars pour le financement de projets générateurs de revenus dans des villages avoisinants des zones naturelles protégées du pays.

Ces projets concernent le financement des initiatives développées par des associations au profit des villageois, dans le cadre d’un programme de développement durable et de la préservation de la biodiversité.

Ce programme est le fruit d’une convention signée entre le Panama et le Fonds pour l’environnement mondial dans l’objectif de financer des projets de protection de la biodiversité dans les différentes régions du monde.

Le Fonds pour l’Environnement Mondial réunit 176 pays membres au sein d’un mécanisme financier international dont l’objectif est de s’attaquer aux problèmes environnementaux à l’échelle mondiale tout en encourageant un développement durable au niveau national.

Il apporte ainsi son soutien à des projets dans les pays en développement dans les domaines de la biodiversité, du changement de climat, des eaux internationales, de la dégradation des sols, de la couche d’ozone et des polluants organiques persistants.

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