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A student holds a plant during a national campaign for the reforestation of El Salvador, at ecology park Walter Deininger in La Libertad, 34 km south of San Salvador, on June 5, 2017.
Central American countries with the support of Germany are working in the restoration of 7.9 million hectares of forests in order to mitigate the accelerated deterioration caused by fire, timber smuggling and climate change. / AFP PHOTO / Oscar RIVERA / TO GO WITH AFP STORY BY CARLOS MARIO MARQUEZ
11 Déc

One Planet Summit : Nécessité d’investir dans la connaissance pour mieux mobiliser et orienter les financements (séminaire)

Paris, 11/12/2017 (MAP) – Les participants à un séminaire de haut niveau organisé, lundi, à Paris, ont souligné la nécessite d’investir dans la connaissance pour définir les nouvelles voies permettant de mobiliser et d’orienter de manière efficace et pertinente les financements en matière de changement climatique.

Organisé par l’Institut du Développement durable et des Relations internationales (Iddri) sous les auspices du ministère français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, à la veille du Sommet sur le climat (One Planet Summit) qui se tiendra dans la capitale française, ce séminaire a été sanctionné par une Déclaration qui rend compte du consensus de l’ensemble des acteurs présents.

Le One Planet Summit, dans lequel nous nous inscrivons, vise à mobiliser les financements en vue de transformer profondément nos économies et réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre, pour développer les capacités de résilience aux effets déjà bien réels du changement climatique, en particulier celles des populations les plus vulnérables, dont une grande partie dépend des activités agricoles, y relèvent les participants.

«Développer cette résilience est un défi majeur et complexe, sur lequel nous ne disposons encore que de trop peu de connaissances», ajoutent-ils cependant en observant que «pour mobiliser les financements – notamment les 100 milliards de dollars qui ont été promis aux pays en développement d’ici à 2020 – la première chose à faire est de renforcer les connaissances pour caractériser et cerner les changements à venir».

Il s’agit aussi de penser et construire ces modèles de développement, ainsi que les stratégies qui permettront d’accompagner les acteurs impliqués (gouvernements et administrations, collectivités, entreprises, etc.) dans les transformations indispensables.

Tout en soulignant la nécessité de sortir du cercle vicieux entre vulnérabilité et développement socio-économique, les participants au séminaire ont expliqué qu’afin que les connaissances soient approfondies dans chaque pays concerné – chaque contexte étant unique – et répondent aux besoins et attentes de chaque pays, les systèmes nationaux de recherche et d’innovation doivent être renforcés et bénéficier des soutiens nécessaires.

«Ils doivent également être appuyés par les communautés d’experts internationaux, pour tirer profit des meilleures avancées et outils», soulignent-ils.

«Nous pouvons pour cela nous appuyer sur un système de coopération en matière de recherche et d’innovation, ayant expérimenté et développé des dispositifs innovants, à même de faire la différence aux endroits clés de la chaîne de résolution», poursuivent les participants.

La Déclaration note par ailleurs que pour être à même de progresser face à des défis importants et évolutifs, il faut pouvoir développer des capacités d’apprentissage collectif.

Il s’agit à cet égard d’évaluer la performance réelle des projets, en suivre l’impact sur le temps, organiser des retours d’expérience à l’échelle nationale et internationale, et petit à petit contribuer à produire des visions de moyen et long termes pour des trajectoires de développement partagées tout à fait nouvelles, répondant au triple impératif de développement socio-économique, d’atténuation et d’adaptation, permettant d’alimenter un dialogue de politiques publiques et de prioriser les actions de coopération internationale, explique-t-elle.

«Pour mobiliser les financements de manière effective et pertinente, il faut développer les capacités en matière d’ingénierie financière, certes, mais aussi de compréhension des phénomènes et des leviers pour l’adaptation et la décarbonation, de cadre de gouvernance et d’instruments politiques, de prospective», observe la même source, relevant que le «besoin de développement des connaissances, de recherche et de formation est fondamental et pluridisciplinaire ».

Au-delà de la mobilisation des financements publics, c’est aussi un moyen de mobiliser les financements privés et de les orienter, par un partage des risques, le cas échéant, dans la direction d’un développement qui doit être à la fois résilient et décarboné, en améliorant la prise de décision et l’efficacité des investissements, fait remarquer la même source.

Organisé à l’initiative du président Emmanuel Macron, le One Planet Summit vise à traduire en actions concrètes les engagements pris en 2015 à Paris, en insistant en particulier sur le rôle de la finance publique et privée dans la lutte contre les effets du changement climatique.

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