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An aerial view shows the Arc de Triomphe during the annual Bastille Day military parade on the Champs-Elysees avenue in Paris on July 14, 2017.
The parade on Paris's Champs-Elysees will commemorate the centenary of the US entering WWI and will feature horses, helicopters, planes and troops. / AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD
09 Oct

Pollution : le gouvernement et 15 villes françaises s’engagent à déployer des Zones à Faibles Émissions d’ici fin 2020

Paris – Le gouvernement français et quinze villes et métropoles françaises se sont engagés à déployer des zones à faibles émissions (ZFE) d’ici fin 2020, en interdisant les voitures les plus polluantes dans les centres-villes aux heures de pointe.

Quinze villes et métropoles se sont engagées à déployer ou à renforcer une Zone à Faibles Émissions sur leur territoire d’ici fin 2020, a annoncé le ministère de la Transition écologique et solidaire sur son site.

Pour garantir le succès de la démarche, l’État s’engage à apporter son soutien pour permettre un développement et un fonctionnement efficaces des zones, a indiqué le ministère.

Ce dispositif, annoncé le lendemain du rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui incite les décideurs à agir vite et bien, va concerner Paris, la Métropole du Grand Paris, Lyon, Nice, Aix-Marseille, Fort-de-France, Toulouse, Toulon, Montpellier, Grenoble, Clermont-Ferrand, Saint-Étienne, Strasbourg, Reims et Rouen.

Concrètement, les véhicules les plus polluants d’après la classification Crit’Air pourront être bannis des périmètres retenus selon des modalités – dates, plages horaires, éventuelles dérogations – à la discrétion des collectivités.

Le déploiement de ces ZFE sera inscrit dans le projet de loi d’orientation des mobilités, qui portera ainsi l’ambition de voir ces zones se déployer dans d’autres villes françaises, notamment celles dont les seuils de concentration de polluants atmosphériques sont régulièrement dépassés, précise le ministère.

Selon les médias français, l’Etat pourrait apporter un soutien financier à cette initiative en mobilisant une enveloppe de 35 millions d’euros qui servira à des projets d’accompagnement du dispositif.

Les mêmes sources, qui se référent à un rapport récent de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, affirment que cette mesure pourrait contribuer à faire chuter jusqu’à 12% la concentration de dioxyde d’azote et de particules fines PM10 dans l’air, comme l’ont démontré des expériences du même type à l’étranger.

La pollution de l’air est responsable de la mort de 48.000 personnes chaque année en France, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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