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15 Mar

Semaine africaine du climat : cap sur les plans d’action du continent

Accra – La semaine africaine du climat, prévue du 18 au 22 mars à Accra, se veut une occasion pour mettre le cap sur les plans d’action du continent et soutenir la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national (CDN) dans le cadre de l’Accord de Paris et l’action climatique pour atteindre les Objectifs du développement durable 2030.

Cet événement d’envergure axé sur le climat, fera la promotion des « lignes directrices » du « Paquet climat de Katowice », considéré comme fondement de la mise en œuvre concrète de l’Accord de Paris.

Ce Paquet, qui énonce les procédures et les mécanismes essentiels qui rendront l’Accord de Paris opérationnel, promet de renforcer la confiance et la coopération internationale sur l’un des plus grands défis de notre époque : la transition vers un monde à faibles émissions et résilient face au changement climatique.

Ainsi, les directives de mise en œuvre de l’Accord de Paris intègrent le fait que les pays ont des capacités et des réalités économiques et sociales différentes, tout en jetant les bases d’une ambition sans cesse croissante en matière d’action climatique.

Elles établissent un système international efficace de promotion et de suivi des progrès tout en donnant aux pays les moyens de mettre en place des systèmes nationaux de mise en œuvre de l’Accord. Fonctionnant ensemble, ces systèmes permettront aux pays de contribuer à l’action climatique de manière transparente pour relever le défi climatique mondial.

L’achèvement en temps voulu de ces éléments opérationnels et l’accélération de l’ambition nationale en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’adaptation aux effets inévitables liés au changement climatique et d’aide aux pays en développement afin qu’ils prennent des mesures en faveur du climat seront essentiels pour atteindre des émissions nettes zéro en 2050 et, à terme, maintenir la hausse moyenne des températures mondiales aussi près que possible de 1,5°C.

En termes d’action climatique, l’année 2019 est saluée comme l’année de l’ambition, puisque le monde a jusqu’en 2020 avant que les pays ne reviennent à la table des négociations pour réviser leurs plans d’action nationaux sur le climat.

Ainsi, cette semaine africaine constitue une plaque tournante ouverte à tous pour présenter des actions novatrices dans la région, en particulier à l’approche du Sommet sur le climat du Secrétaire général des Nations Unies, en septembre 2019, afin d’inciter les dirigeants mondiaux à s’engager plus fermement à réduire les émissions et à renforcer la résilience.

En effet, cet évènement s’est fermement aligné sur le sommet de New York, en termes notamment du thème général « Action climatique en Afrique : Une course que nous pouvons gagner » et du choix des domaines novateurs du Sommet, à savoir la transition énergétique, les solutions basées sur la nature et les villes et action locale.

Ce sommet traitera également de l’Action climatique et de la tarification du carbone, la Réduction des émissions de l’industrie et le Renforcement de la résilience.

Dans l’intervalle, le débat de haut niveau, qui se tiendra le 20 mars, réunira des ministres et des hauts responsables et portera sur des domaines tels que : les Perspectives d’amélioration et de mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national (CDN), la Tarification et les marchés du carbone, ainsi que la Mise en place du cycle des ambitions dans la région Afrique.

A noter que l’Accord de Paris exige que les Parties fassent tous les efforts possibles par l’intermédiaire des Contributions Déterminées au Niveau national et qu’elles augmentent ces efforts à long terme de façon constante.

Ainsi, cet Accord exige notamment des pays qu’ils soumettent ces plans climat actualisés, afin de rendre compte de leurs émissions et des efforts entrepris et de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2 °C tout en poursuivant les efforts pour limiter l’augmentation à 1,5 °C.

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), si on veut limiter le réchauffement à 1,5 °C, on devra réduire nos émissions de CO2 d’environ 45 % d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 2010.

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