ActualitésSuisse : La technologie 5G peut réduire les émissions de GES (étude)

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30 Oct

Suisse : La technologie 5G peut réduire les émissions de GES (étude)

Berne- La technologie 5G peut réduire les émissions de gaz à effet de serre, car de nouvelles applications deviennent possibles et la numérisation est utilisée plus efficacement, tel est le constat d’une étude réalisée en Suisse par une équipe de chercheurs de l’Université de Zurich et du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) qui a analysé les conséquences de la norme de radiocommunication mobile 5G sur le climat.

Sur mandat de l’association économique swisscleantech et de l’opérateur de téléphonie mobile Swisscom, une équipe de chercheurs de l’Université de Zurich et de l’Empa a étudié les effets de téléphonie mobile 5G sur les émissions de gaz à effet de serre.

L’équipe « conclut qu’avec un trafic de données qui devrait être multiplié par huit à l’avenir, la technologie 5G sera plus efficace et permettra des applications innovantes, telles que le travail flexible, un réseau intelligent ou l’agriculture de précision, qui contribueront à réduire les émissions de CO2 dans notre société », précise un communiqué de l’Empa. Les partenaires de l’étude présenteront leurs résultats aux groupes parlementaires « Cleantech » et « Digital Sustainability » au Parlement fédéral à Berne, fait savoir la même source.

L’étude a examiné les flux d’énergie et de matières pour la construction et l’exploitation de l’infrastructure d’un réseau 5G et donc les (nouvelles) applications possibles jusqu’en 2030. Exprimé en kilogrammes d’équivalent CO2, l’impact climatique peut être calculé à l’aide d’une analyse du cycle de vie.

« La fabrication et l’utilisation d’un ordinateur portable professionnel typique, par exemple, génère environ 32 kg d’équivalent CO2 par an », indique l’étude.

« Nos calculs se basent sur les spécifications de planification actuelles de l’opérateur de téléphonie mobile Swisscom », explique le chercheur Roland Hischier du département « Technologie et société » de l’Empa à St-Gall.

Le réseau 4G existera encore en 2030, mais ne représentera qu’environ 20 % du trafic de données. L’étude montre que l’expansion du réseau 5G et les nouveaux terminaux nécessaires aux nouvelles applications sur le réseau 5G sont susceptibles de causer une pollution environnementale de l’ordre de 0,18 mégatonne d’équivalent CO2 en 2030.

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