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06 Juil

La température moyenne à la surface du globe pourrait s’élever de plus de 4 °C d’ici la fin du siècle (OMM)

Genève – La température moyenne à la surface du globe pourrait s’élever de plus de 4 °C d’ici la fin du 21e siècle si les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter, a averti l’Organisation météorologique mondiale de l’ONU (OMM).

Dans un communiqué, l’agence onusienne a précisé que le réchauffement climatique pourrait être deux fois plus élevé dans les zones urbaines que dans les régions environnantes en raison des constructions en pierre et des routes asphaltées ».

« Ce phénomène s’accompagnerait, en particulier, d’une augmentation de la température nocturne », a souligné le secrétaire général de l’organisation, Petteri Taalas.

Face à une telle évolution, l’OMM et l’organisme Climate Central ont lancé mercredi une série de bulletins climatologiques dans lesquels des présentateurs météos expliquent les conséquences du changement climatique sur la température en milieu urbain.

Alors que l’année en cours est déjà marquée par des vagues de chaleur et de nouveaux records de température maximale, les présentateurs météo ont étudié dans quelle mesure le changement climatique pourrait rendre les étés plus chauds à l’avenir dans certaines grandes métropoles.

Cette série de vidéos disponibles sur YouTube portent sur des villes comme Paris, Barcelone, Berlin, Bruxelles, Buenos Aires, Francfort, Hanoï et Tokyo. Elles visent à rendre la climatologie plus accessible afin que le grand public puisse mieux comprendre l’impact du changement climatique sur les conditions météorologiques locales et nationales et leur vie quotidienne.

Climate Central a utilisé les modèles du climat mondial étudiés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour évaluer l’effet sur la température estivale dans plusieurs villes en 2100.

Il s’est fondé sur deux scénarios de changement climatique différents (niveau élevé et niveau modéré d’émissions) et a établi un lien entre chaque ville étudiée et une ville où la température évaluée pour cette dernière est actuellement la normale.

Les scénarios envisageables reposent sur les données climatiques les plus récentes et dressent un portrait convaincant des conséquences éventuelles du changement climatique sur la vie dans des villes où vit la majeure partie de la population mondiale.

D’après l’OMM, d’ici la fin du siècle, les habitants de Paris pourraient subir des températures maximales semblables à ceux enregistrés actuellement dans la ville de Fès (29,2 °C). Pour une grande partie des villes évaluées, la température maximale quotidienne en été pourrait augmenter de 6 à 9 °C.

« Cette élévation de la température, ainsi que l’augmentation prévue du nombre de phénomènes météorologiques extrêmes associés, comme les orages d’été, auront des répercussions considérables dans les domaines de l’approvisionnement en énergie et en eau, de la santé publique et des transports », a conclu M. Taalas.

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