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epaselect epa07881743 A general view of heavy smog and pollution shrouding buildings in the metropolitan area of Bangkok, Thailand, 30 September 2019. According to Thailand's Pollution Control Department, levels of fine particulate matter (PM2.5), which can cause serious health issues, have breached the safety threshold at unhealthy levels in Thailand's capital and surrounding suburbs on 30 September.  EPA-EFE/RUNGROJ YONGRIT
09 Nov

Thaïlande : Bangkok renoue si tôt avec la pollution de l’air

Bangkok – La pollution de l’air est de retour si tôt dans la capitale thaïlandaise Bangkok à l’entame de la saison sèche, a averti vendredi le département de contrôle de la pollution.

Les autorités métropolitaines de Bangkok ont annoncé que la pollution aux particules fines (PM2,5) a atteint des niveaux dangereux dans 14 zones de la grande mégapole.

Les niveaux de concentration des particules fines de 2,5 micromètres et de diamètre inférieur ont été mesurés dans 45 stations, dont 14 stations ont montré des niveaux élevés allant de 51 à 64 microgrammes par mètre cube d’air entre 24 heures et 09 heures. Le seuil de tolérance aux particules fines est estimé à 25mg/m3 par l’Organisation mondiale de la santé.

La forte pollution de l’air aux particules fines est intervenue cette année bien avant le début de la saison sèche, une période durant laquelle le phénomène prend de l’ampleur en raison de l’absence de pluies et de vents qui dégagent les denses émissions des métropoles.

Vers fin septembre dernier, les habitants de Bangkok se sont réveillés souvent pour voir la mégapole baigner de nouveau dans un nuage toxique, le smog, avec des taux de concentration de particules fines qui dépassent de loin le seuil de tolérance établi par l’OMS.

La très dense circulation et ses embouteillages monstres dans les grandes métropoles du pays et les nombreux chantiers BTP et immobiliers, en plus des industries polluantes, sont à l’origine de l’intoxication de l’air dans les villes, alors que certaines zones au nord du pays suffoquent sous l’effet de la pratique du brûlis dans l’agriculture et les nuages de smog en provenance de pays limitrophes où le défrichement des terres par les incendies au dépends des forêts fait rage.

L’année dernière a été marquée par l’un des pires épisodes de la pollution de l’air en Thaïlande, notamment à Bangkok et à Chiang Mai au nord du pays. Les pics de l’indice PM2,5 ont atteint des niveaux record et Chiang Mai a même trôné en tête du classement des villes les plus polluées du monde.

Face aux niveaux de pollution élevés, les autorités ont à plusieurs reprises ordonné la fermeture des écoles et conseillé aux habitants le port des masques anti-pollution, le confinement des personnes vulnérables et la réduction des activités en plein air.

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