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A student holds a plant during a national campaign for the reforestation of El Salvador, at ecology park Walter Deininger in La Libertad, 34 km south of San Salvador, on June 5, 2017.
Central American countries with the support of Germany are working in the restoration of 7.9 million hectares of forests in order to mitigate the accelerated deterioration caused by fire, timber smuggling and climate change. / AFP PHOTO / Oscar RIVERA / TO GO WITH AFP STORY BY CARLOS MARIO MARQUEZ
16 Avr

Washington: des manifestants expriment leur mécontentement face à l’actuelle situation politique et ses conséquences sur l’environnement

Washington –  Etats-Unis d’Amérique : A Washington, quelques centaines de manifestants ont exprimé samedi leur mécontentement face à l’actuelle situation politique et ses conséquences sur l’environnement et la science aux Etats Unis.

Les participants de la seconde édition de la Marche pour les sciences qui ont manifesté dans les rues de la capital fédérale ont brandi des pancartes sur lesquelles était écrit: « Une science efficace dépend d’une démocratie efficace », et “Rendre sa grandeur à la science”.

Les manifestants avaient pour but de rétablir l’essence même de la science, c’est-à-dire l’étude objective des faits et ainsi s’opposer à des politiques qui relèvent parfois de l’idéologie, notamment après l’élection du président Donald Trump.

Voici, par ailleurs, le bulletin de l’écologie de l’Amérique du Nord pour la journée du lundi 16 avril 2018.

Canada :.

– La construction d’un site pouvant stocker un million de mètres cubes de déchets faiblement radioactifs à Chalk River, en Ontario, a suscité des craintes environnementales, alors que les opposants au projet ont affirmé que l’emplacement choisi est à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais, la source d’eau potable de millions de citoyens.

Les Laboratoires nucléaires canadiens, qui sont gérés depuis 2016 par SNC-Lavalin et quatre multinationales anglo-américaines, ont proposé d’aménager à proximité de la rivière un immense monticule de déchets radioactifs.

Selon l’étude d’impact environnemental qui détaille le projet, ces déchets radioactifs ne seraient pas enfouis profondément sous terre : on les déposerait sur les flancs d’une colline dans une installation de 18 mètres de haut et d’une superficie de 16 hectares. A l’intérieur de ce monticule, on retrouverait dix cellules pouvant accueillir jusqu’à un million de déchets faiblement radioactifs.

Dans ce cadre, les opposants au projet ont toujours contesté le choix de l’emplacement de l’installation, puisque le nouveau site de stockage serait à moins d’un kilomètre de la rivière des Outaouais, qui est l’un des principaux affluents du fleuve Saint-Laurent.

Réagissant à ces craintes, les responsables du consortium ont fait savoir que les déchets ne vont jamais baigner dans l’eau, ajoutant qu’ils ont placé leur monticule en hauteur sur le flanc d’une colline pour éviter qu’il soit en contact avec les zones humides, et ont prévu même une fondation de deux mètres d’épaisseur composée pour empêcher les eaux souterraines de pénétrer à l’intérieur du site.

Ils ont aussi projeté la construction d’une centrale de traitement des eaux pour récupérer et traiter les eaux de lixiviation qui s’accumulent à l’intérieur du monticule.

Selon le projet proposé par le consortium privé, l’installation doit rester étanche pendant les 500 prochaines années, le temps, dit-on, que la majorité des déchets à l’intérieur du site perdent leur radioactivité.

Mais ce qui inquiète les opposants, c’est qu’il y aura aussi une petite quantité d’isotopes de longue vie à l’intérieur du monticule. Le plutonium 239, par exemple, demeure radioactif pendant des dizaines de milliers d’années.

Les Laboratoires nucléaires canadiens espèrent commencer la construction de leur monticule, au coût de 600 millions de dollars, d’ici deux ans, mais ils doivent d’abord obtenir le feu vert de la Commission canadienne de sûreté nucléaire.

Des audiences publiques sur le projet de stockage auront lieu au cours des prochains mois.

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Mexique:

La Commission nationale des hydrocarbures (CNH) vient d’annoncer l’adjudication de neuf terrains qui abritent des réserves de combustibles non conventionnels, près de la frontière orientale entre le Mexique et les États-Unis, qui seront adjugés le 5 septembre prochain.

La méthode adoptée pour l’exploitation de ressources gazières et pétrolières se trouvant dans le sous-sol à de grandes profondeurs, consiste à creuser des puits verticaux ou horizontaux à plus de deux kilomètres au-dessous de la surface puis d’y injecter de l’eau sous haute pression mélangée à des produits chimiques afin d’élargir ou de créer des fissures dans le substrat rocheux, rapporte la presse locale, ajoutant que ce procédé d’extraction préoccupe au plus haut point scientifiques, écologistes et organisations sociales parce qu’il peut engendrer des dommages à l’environnement et à toute forme de vie.

Les activistes écologistes affirment que les matières ajoutées à l’eau injectée dans les puits contiennent des substances extrêmement toxiques, voire cancérigènes, qui contamineront tôt ou tard les nappes phréatiques moins profondes que les gisements.

Les autres risques liés à la fracturation hydraulique sont la pollution atmosphérique – conséquence de l’évaporation de gaz toxiques et de l’effet de serre qui se crée dans les piscines de rétention des eaux résiduelles –, les fuites de gaz dans les puits et les canalisations, et les ravages environnementaux causés par les grandes étendues de terres dont on a besoin pour les installations, précise la même source.

Et de conclure que le fracking est une technologie d’extraction dangereuse pour la santé et la sécurité des populations, et clairement nocive pour l’environnement et les ressources naturelles de la région.

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Panama :

Le ministre panaméen de l’Environnement, Emilio Simpres, a récemment soumis au Comité du budget une demande de financement de 3,6 millions de dollars pour renforcer le secteur forestier dans le cadre de l’initiative publique-privée «Un million d’hectares», lancée en 2014 pour renouveler un million d’hectares de forêt d’ici 2020.

Ces ressources visent à renforcer les capacités techniques et stratégiques du Ministère en vue d’améliorer la gestion de l’environnement et de promouvoir la durabilité des politiques, plans et programmes gouvernementaux dans le domaine forestier.

Au début de cette année, le Ministère a lancé un processus visant à renforcer la protection des forêts en réduisant l’exploitation illégale, en prévenant les risques d’incendies et en luttant contre le commerce illégal de bois.

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