CarrièresAnas Kawkab, un chercheur marocain qui conçoit un concentrateur solaire au profit des agriculteurs

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18 Nov

Anas Kawkab, un chercheur marocain qui conçoit un concentrateur solaire au profit des agriculteurs

Marrakech – Anas Kaoukab, un chercheur et développeur marocain, a présenté, lors de la COP 22, un nouveau concentrateur solaire qui permet de produire une « petite » énergie destinée à être utilisée directement par des exploitants agricoles.

« C’est un projet d’un nouveau concentrateur solaire qui permet d’assembler le savoir-faire de ce qui existe entre Noor 3 et Noor 1 et qui permet d’avoir une petite énergie », a confié à la MAP M. Kaoukab.

« Mon système va s’adresser directement au consommateur final où on peut déposer une énergie de 30 kw, ce qui représente le besoin pour un exploitant agricole », a-t-il expliqué.

Ce système, a-t-il ajouté, permet également d’atteindre des températures assez hautes qui vont jusqu’à 900 degrés et qui peuvent être utilisées dans les fours de poterie.

« C’est une énergie gratuite qui vient du soleil. On concentre et on a des résultats excellents », s’est-il félicité avant d’expliquer que le but de sa manipulation consiste à réduire les coûts des systèmes.

« On a réussi à faire une carte électronique où il y a des inventions qui vont nous permettre de baisser les coûts de 90 à 95% par rapport à ce qui existe sur le marché », a-t-il dit.

Après la phase du four et la création de la vapeur à haute pression, « on va passer au lancement d’un axe de rotation. C’est-à-dire, lancer la vapeur dans une turbine », a expliqué cet architecte système, spécialisé en physique nucléaire.

« On est en train de travailler sur une nouvelle turbine qui a donné d’excellentes performances », a-t-il indiqué, ajoutant que la 3è phase consiste à pouvoir créer de l’électricité directement et l’injecter sur le réseau ou l’utiliser sur place pour démarrer des moteurs.

L’objectif de ce chercheur ambitieux est de trouver des industriels qui peuvent porter ce projet 100% vert. « La demande existe. Les prototypes marchent. Il ne reste que la partie industrie et fabrication de machines », a expliqué M. Kaoukab.

Par: Malika Mojahid

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