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23 Mar

Et si les flottes d’entreprises passaient au vert !

Par Soukaïna BENMAHMOUD

Rabat – Si rouler à l’électrique a déjà conquis nombre de particuliers, faire basculer les flottes d’entreprises vers le véhicule « zéro émission » demeure néanmoins le réel pari. Un défi de taille qu’a décidé de relever la société Systra au Maroc en intégrant deux véhicules électriques à sa flotte.

« Nous utilisons les véhicules électriques pour le projet du tramway Rabat-Salé depuis maintenant un an, après avoir conclu un contrat de location d’une durée de 24 mois avec la filiale Vteem-LLD de Marita group », indique Romain Dugué, directeur de projet pour l’extension du tramway Rabat-Salé, qui voit dans ce choix une double victoire.

En effet, M. Dugué estime que l’incorporation de ces deux véhicules « zéro émission » permet non seulement de réduire l’impact environnemental de la flotte de la société, mais prouve également que « la société Systra, société d’ingénierie mondiale dans les transports ferroviaires, est consciente des enjeux environnementaux planétaires ».

Avec une flotte comprenant une dizaine de véhicules mobilisés pour le projet du tramway Rabat-Salé, les deux voitures à batterie permettent à la société d’atteindre environ 20% de « véhicules n’émettant pas de gaz à effet de serre », se félicite le directeur du projet, exprimant le souhait de pérenniser la location avec Vteem-LLD sur le moyen et long terme au Maroc, notamment compte tenu du rapport qualité-prix « très satisfaisant » de ces véhicules.

Si M. Dugué ne tarit pas d’éloges sur le véhicule électrique, qui, selon lui, en plus de conférer une totale sécurité et un confort absolu, responsabilise quant à la gestion de l’énergie, ses collègues n’en disent pas moins.

Pour Fetah Outemzabet, responsable marché énergie ligne aérienne de contact au sein du projet pour l’extension du tramway Rabat-Salé, la voiture à batterie est urbaine, extrêmement confortable et « très efficace » quand il s’agit de rouler dans la ville, d’autant plus qu’elle attise la curiosité de nombre de passants.

Alors que le temps de recharge du véhicule électrique ne pose guère de problèmes à M. Outemzabet, il déplore cependant le manque de bornes de recharge au sein de la ville de Rabat, jugeant le nombre de bornes existantes restreint compte tenu de l’utilisation croissante des voitures « zéro émission ».

Pour sa part, Salah Eddine Bensalim, responsable marché CFA mobiliers en station, voit en ce véhicule à batterie, qu’il conduit depuis environ une année, des avantages innombrables.

Celui à qui le véhicule électrique procure un confort inégalé n’a pas omis de rappeler que bien que la voiture à batterie est très silencieuse, elle est dotée d’un simulateur de bruit, qui pour M. Bensalim, revêt une importance primordiale dans la mesure où il permet de réduire le risque d’accidents en zone urbaine.

S’agissant du temps de recharge, le jeune homme explique qu’outre la borne installée à la base vie de Systra qui nécessite un cycle de trois heures et demie pour une autonomie de 160 kilomètres, les autres bornes de recharge présentes en ville, bien qu' »insuffisantes », nécessitent seulement 45 minutes pour la même autonomie.

Alors que le véhicule à batterie intéresse beaucoup de personnes, fait savoir M. Bensalim, la question de l’autonomie demeure la principale inquiétude. En effet, pour ce jeune responsable, basculer vers des véhicules électriques à autonomie très importante, dans l’ordre de 360 kilomètres, voire même plus, serait une solution pour préserver davantage l’environnement écologique au Maroc.

Bien que pour M. Bensalim le véhicule électrique, dans les conditions actuelles, est préférable pour les déplacements de courte distance, tandis le véhicule thermique demeure plus adéquat pour les voyages, à ses yeux, sans nul doute, « l’avenir appartient aux véhicules électriques ».

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