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colloque international sur la vulnérabilité des sols
19 Nov

Appel, à Rabat, au renforcement de la solidarité multilatérale pour faire face aux effets des changements globaux

Rabat – Les intervenants à un colloque international sur la « vulnérabilité des sols méditerranéens à l’érosion hydrique: état des connaissances et mesures d’adaptation face au changement global », organisé lundi à Rabat, ont appelé au renforcement de la coopération et de la solidarité multilatérale pour développer des mesures d’adaptation face aux effets des changements globaux.

Dans son allocution d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Mohamed Sadiki, a souligné que les ressources naturelles, l’agriculture, la sécurité alimentaire et les zones rurales sont « des sphères dans lesquelles les besoins de développement nécessitent le dialogue et la solidarité multilatérale ».

« Il est, à cet effet, nécessaire de cultiver collectivement les exemples positifs et ériger les réussites en modèle, car c’est dans l’échange des bonnes pratiques et des expertises, du partage des modes de financement et de montage de projet, que naît la richesse collective », a-t-il poursuivi.

M. Sadiki, a également tenu à saluer le choix du thème de ce colloque qui agite les débats en faveur d’une gestion durable des ressources naturelles: eau, sol et végétation, et ce au service d’un développement durable dans ses trois dimensions: économique, sociale et environnementale, des sociétés dans un contexte de changements climatiques.

Ces changements constituent en effet une des grandes préoccupations du monde d’aujourd’hui notamment par leurs effets négatifs directs et indirects sur la production agricole et par conséquent, sur la sécurité alimentaire, a indiqué M. Sadiki.

A cet égard, le Maroc, qui a fait de la durabilité de l’agriculture et des systèmes alimentaires un impératif du présent et qui demeure conscient des enjeux que soulève la question alimentaire, se donne les moyens de développer son agriculture et ses territoires à travers une stratégie solide, a soulevé le secrétaire général, ajoutant que cette stratégie repose sur le long-terme et ambitionne une agriculture durable et innovante de façon à être compétitive et socialement intégrée.

Elle promeut, a-t-il souligné, une agriculture pour tous, sans exclusion, à travers une approche différenciée et adaptée à chaque type d’acteurs reflétant de ce fait la volonté de Sa Majesté le Roi Mohammed VI exprimée en 2008 à l’occasion du lancement du plan Maroc Vert qui aujourd’hui, donne ses résultats.

De son côté, Ali Hammani, directeur de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV), a affirmé que l’évolution écologique ouvre chaque jour de nombreux domaines de recherche et de formation, exigeant une adaptation et un renforcement de la coopération avec les partenaires européens, méditerranéens et le reste du monde.

Il a mis en exergue les objectifs de ce colloque qui consistent, entre autres, à faire le point sur les recherches menées sur la vulnérabilité des sols du contour méditerranéen et à discuter des principales pistes d’adaptation aux pratiques de développement durable.

Ce colloque permettra également aux chercheurs du consortium de diversifier leurs compétences et de s’ouvrir davantage sur le monde, a poursuivi M. Hammani, soulignant que le thème choisi s’inscrit parfaitement dans les priorités du pays, notamment après les engagements de la COP22 et particulièrement dans celles du ministère de l’Agriculture par la mise en œuvre de la stratégie du plan Maroc vert dans ses deux piliers.

Renault Fichez, représentant de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), a quant à lui, mis l’accent sur la compréhension des synergies complexes entre les changements climatiques à grande échelle et leurs modifications plus locales qui constitue un défi majeur chez la communauté de chercheurs en science de l’environnement et plus particulièrement encore, chez celle des chercheurs en science de sol.

Au-delà de l’intérêt scientifique, c’est sur la pertinence même de la connaissance générée que dépend la capacité à s’adapter aux inévitables transitions qui s’opèrent et à celles qu’il est important d’anticiper, a-t-il dit.

Par ailleurs, le professeur Mohamed Chikhaoui, indiqué dans une déclaration à la MAP, que cet événement qui se veut une plateforme d’échanges entre académiciens, chercheurs, administrateurs dans le but de développer des mesures permettant d’anticiper l’impact des changements globaux sur la dégradation des sols, car il s’agit ici d’une ressource non renouvelable d’où la nécessité de se préparer pour le futur et d’assurer un environnement saint pour les futures générations.

Concernant la situation au Maroc, M. Chikhaoui a affirmé que depuis la COP22, il existe une volonté des décideurs pour se préparer contre le fléau des changements climatiques et développer ainsi des mesures anticipatives visant à contrôler ce phénomène.

Organisé par le consortium l’IAV Hassan II, l’Ecole nationale d’agriculture de Meknès, l’Institut national de recherche agronomique et l’Ecole nationale forestière d’ingénieurs, sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, ce colloque de deux jours s’articule autour de de six sessions.

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