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28 Avr

Hausse des émissions de gaz à effet de serre en Suisse (Office fédéral de l’environnement)

Bruxelles – Les émissions de gaz à effet de serre en Suisse se sont élevées à 48,3 millions de tonnes d’équivalents CO2 en 2016, soit 0,4 million de plus qu’en 2015 (+0.8 %), selon les données de l’Office fédéral de l’environnement.

Sur la période 1990 – 2016, le bilan est meilleur puisque les émissions sont en baisse de 9,9%. L’objectif fixé dans la loi sur le CO2, soit -20% d’ici 2020, reste toutefois loin d’être atteint, après 16 années sur 20 d’ores et déjà écoulées.

Le secteur des transports est le principal responsable de cette baisse trop lente, puisque ses émissions ont augmenté de 3.5% depuis 1990. Or, à lui seul, il produit 31% des émissions de gaz à effet de serre en Suisse, transport aérien international non compris.

En revanche, des baisses significatives ont été enregistrées dans les secteurs de la production d’énergie destinée aux ménages (-24,8%), l’industrie (-22,7%), le secteur tertiaire et l’artisanat (-18,8%) et l’agriculture (-10,6%).

 

Voici le bulletin de l’écologie de l’Europe Occidentale pour la journée du samedi 28 avril 2018:

– En Flandre, 20.000 citoyens ont commencé samedi une étude d’envergure sur la qualité de l’air. Les participants vont mesurer les concentrations de dioxyde d’azote dans leur rue pendant quatre semaines et ainsi fournir une image détaillée de la qualité de l’air dans leur Région, rapportent les médias belges.

Des milliers de familles, mais aussi des centaines d’écoles, entreprises, associations et maisons communales installeront samedi un instrument de mesure pour ce projet. L’outil comporte un panneau pliable avec deux tubes, qui est accroché à une fenêtre du premier étage d’un bâtiment.

Les 20.000 points de mesure ont été sélectionnés parmi 52.626 candidatures que le projet a réussi à récolter. Toutes les communes flamandes sont couvertes, aussi bien les grands axes que de plus petites routes.

Les mesures recueillies doivent permettre d’établir un modèle plus complet de la qualité de l’air. Les résultats seront présentés fin septembre.

Il s’agit d’une initiative de l’Université d’Anvers, de l’agence flamande de l’environnement et du quotidien De Standaard.

Madrid, – En Espagne, la population de lynx ibérique, espèce qui était au bord de l’extinction au début du siècle, avoisine désormais les 600 individus en liberté, selon les dernières données publiées à ce sujet.

L’espèce est passée d’être classée en « danger critique » sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à « en danger » et aspire à être classée comme « vulnérable », grâce aux projets successifs de rétablissement et de conservation des espèces, en grande partie pris en charge par les programmes d’élevage en captivité.

Les premiers efforts (entre 2002 et 2006) ont porté sur la récupération de  la population de lynx en Andalousie. Plus tard (entre 2006 et 2011), les action ont été tournées vers la création de nouveaux noyaux, également en Andalousie.

Le projet européen Life Iberlince, qui a commencé en 2011 et s’achève cette année, a réussi à récupérer la répartition géographique historique en Espagne de cette espèce dans les régions de Castille-La Manche, Estrémadure et l’Andalousie.

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– La société de technologie Indra a développé, en collaboration avec Ecoembes the Smart Waste, une plate-forme à travers laquelle les deux entreprises travaillent actuellement et qui permet d’optimiser la collecte «intelligente» des déchets grâce à la gestion des données.

Le directeur de Solutions Technologiques de Minsait, Miguel Ángel González, a expliqué à l’agence Efe que sa société a développé avec Ecoembes un système qui accorde une importance particulière à l’action de « tous les agents de l’économie circulaire, à savoir les mairies, les sociétés de gestion de ordures et les citoyens ».

Cette plate-forme est basée sur l’Internet des objets (IoT, en anglais) avec des données de Big Data et Cloud of Minsait et l’unité de transformation numérique d’Indra.

Actuellement, selon les données de la Banque mondiale, 54,3% de la population vit dans les villes, et d’ici à 2030, ce pourcentage devrait atteindre environ 60%, selon L’Onu Habitat.

50% des déchets globaux sont produits dans les villes qui génèrent aussi entre 60% et 80% des émissions de gaz à effet de serre avec une consommation de 75% de ressources naturelles.

– Genève, – Des chercheurs de l’Université de Genève ont détecté la présence fréquente de cadmium, de mercure et du plomb dans des déchets plastiques collectés sur le lac Léman.

« Ces concentrations de métaux lourds parfois très élevées dépassent le maximum autorisé par la législation européenne », révèle l’université dans une étude parue dans la revue Frontiers in Environmental Science.

Cette analyse est l’une des rares à examiner les plastiques dans les lacs d’eau douce et montre que, comme les océans, ces milieux sont également touchés par la pollution plastique. L’objectif est de mesurer l’impact des débris plastiques sur la faune et la flore, notamment par la toxicité des produits chimiques qu’ils contiennent.

Les chercheurs ont en effet collecté l’an dernier des déchets sur douze plages de galets autour du lac Léman, l’une des plus grandes étendues d’eau douce d’Europe occidentale. Ils y ont trouvé plus de 3000 débris de plastique susceptibles de causer les mêmes problèmes à la faune d’eau douce que marine.

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Paris, – Le secrétaire d’Etat français auprès du ministre de la Transition écologique Sébastien Lecornu a dévoilé la liste des huit premiers territoires engagés dans l’élaboration d’un contrat de transition écologique (CTE).

« L’arrêt définitif de la centrale thermique d’Aramon en avril 2016 a soulevé des inquiétudes légitimes sur l’avenir économique et social du territoire. Mais l’enthousiasme, l’inventivité et le dynamisme exprimés ce jour démontrent à quel point la transition écologique est une solution pour la reconversion industrielle d’un territoire », a-t-il dit dans un communiqué, ajoutant que cette méthode de concertation sera engagée dans vingt territoires en 2018 pour impliquer pleinement les élus, les entreprises, l’État et les citoyens dans une dynamique de mutation économique par l’écologie.

Le secrétaire d’État avait déjà lancé en janvier 2018 les concertations sur les contrats de transition écologique avec la Communauté urbaine d’Arras (Pas-de-Calais) et avec le département de la Corrèze, rappelle la même source, faisant savoir que la Communauté de communes du Pont du Gard et l’agglomération du Gard rhodanien rejoignent la démarche.

Suite à l’arrêt de la centrale d’Aramon, le contrat de transition écologique va permettre d’accélérer le projet de « Cleantech Vallée » qui fédère les collectivités et les acteurs économiques pour construire un projet de territoire fondé sur l’économie circulaire, en accompagnant le développement des éco-industries et la valorisation économique et écologique de l’ensemble des ressources du territoire, a ajouté le communiqué, notant que l’arrêt de la production à base de charbon dans quatre territoires (Saint-Avold, le Havre, Cordemais, Gardanne) prévu dans le cadre du Plan climat d’ici la fin du quinquennat s’accompagnera également d’un contrat de transition écologique.

La Communauté d’agglomération Territoire Côte Ouest à La Réunion s’engage aussi dans l’élaboration d’un CTE avec une dynamique territoriale autour de l’économie circulaire et de la transition énergétique, conclut la même source.

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