En vedetteLa transition vers un système énergétique propre en débat à Rabat

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Conference au CDG sur les energies du futur-M
08 Mar

La transition vers un système énergétique propre en débat à Rabat

Rabat – La transition vers un système énergétique propre et moins émetteur de CO2 au service d’un développement économique et social durable était au centre d’une rencontre organisée, vendredi à Rabat, sur le thème « les énergies du futur ».

Lors de cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre des cycles de conférences de l’Institut CDG, les participants ont débattu de plusieurs questions se rapportant notamment à l’anticipation de la future pénurie des ressources fossiles, à l’impact de la révolution énergétique et aux perspectives stratégiques et technologiques de l’énergie de demain.

A cette occasion, le conseiller au Commissariat à l’énergie atomique (France), Christian Ngô, a axé son intervention sur l’importance de la sécurité d’approvisionnement et de l’efficacité énergétique dans le développement et la réalisation des objectifs relatifs aux émissions de CO2, à la pollution et à la création d’emplois.

L’expert en chimie a souligné que la croissance démographique et l’augmentation du niveau de vie, en particulier, dans les pays émergents sont des facteurs qui pèsent de plus en plus sur le plan énergétique, relevant que cette nouvelle donne explique l’importance accrue accordée désormais aux combustibles fossiles non conventionnels dont le gaz et pétrole de schiste.

Le solaire est une énergie d’avenir au même titre que la biomasse, a-t-il ajouté, estimant toutefois que dans certains pays, les énergies renouvelables intermittentes risquent d’être une désillusion.

Abordant les défis énergétiques, le conférencier a mis l’accent sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d’énergie fossile ainsi sur la nécessité de maitriser la facture énergétique.

« Stocker l’électricité est le talon d’Achille de la filière énergétique », a-t-il assuré, appelant dans ce sens à prioriser l’économie d’énergie car le « KWh le moins cher est celui qui n’est pas produit ».

Dans le domaine du transport routier, M. Ngô a passé en revue quelques solutions technologiques, notamment les véhicules hybrides, les biocarburants, les véhicules électriques et les véhicules à piles à combustible et les moteurs hydrogènes.

En guise de conclusion, M. Ngô a estimé qu’il n y a pas de solution universelle, notant « qu’on peut vivre mieux en consommant et polluant moins tout en étant en croissance, à condition d’éviter le dogmatisme et d’utiliser la science et le bon sens ».

Pour sa part, Tayeb Amegroud, consultant dans les domaines de la planification du secteur énergétique et du développement et financement des projets de production électrique, a mis en relief les tendances qui marquent aujourd’hui le secteur électrique, citant, à cet égard, la baisse des coûts, la digitalisation du monde de l’énergie et l’émergence de production décentralisée.

Les énergies éoliennes et solaires sont en passe de devenir les formes de production d’électricité les moins chères, et les batteries peuvent devenir la source de flexibilité la moins chère, a-t-il affirmé.

Pour ce qui est de la digitalisation, les nouvelles technologies peuvent offrir des solutions intelligentes, telles que les centrales virtuelles et la gestion de la demande, a-t-il poursuivi, faisant observer que la production décentralisée pourrait présenter des défis existentiels aux opérateurs et à leur modèle classique de production et distribution de l’énergie.

Et de souligner que malgré les dernières avancées technologiques en matière d’énergies renouvelables, le mix énergétique mondial est toujours dominé par les énergies fossiles.

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