InitiativesBurkina Faso: vers l’élimination progressive des hydro-fuoro-carbones d’ici 2035

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A picture taken on September 18, 2017 near the village of Spergau shows a view of the refinery's cooling towers at the Leuna chemical industrial complex of French oil company Total.  / AFP PHOTO / dpa / Jan Woitas / Germany OUT
14 Sep

Burkina Faso: vers l’élimination progressive des hydro-fuoro-carbones d’ici 2035

Ouagadougou – Le Burkina Faso œuvre actuellement à l’élimination progressive d’ici 2035 des hydro-fuoro-carbones (HFCs), notamment le R22 utilisé dans la climatisation, conformément à l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal, qui devrait entrer en vigueur en 2019.

Ces HFCs, bien que n’étant pas des substances appauvrissant la couche d’ozone, se sont avérées être des gaz à effet de serre qui contribuent aussi au réchauffement climatique. Ils seront donc remplacés par d’autres fluides beaucoup moins toxiques pour la couche d’ozone, a indiqué le ministre burkinabè de l’Environnement, Nestor Batio Bassière, lors d’une journée portes-ouvertes du Bureau national ozone (BNO), organisé jeudi à Ouagadougou.

Pour atteindre cet objectif, le BNO forme des techniciens en froid et en climatisation aux nouvelles technologies et à l’adoption de bonnes pratiques, ainsi que des douaniers sur les textes règlementaires relatifs à la gestion des substances qui appauvrissent la couche d’ozone et à l’identification et au contrôle des fluides frigorigènes aux frontières, selon le ministre.

 

Par ailleurs, voici le bulletin de l’écologie de l’Afrique pour la journée du vendredi 14 septembre :.

Sénégal:

L’association dakaroise des femmes de Diamalaye 3 a mis en terre 81 arbres, dont 30 cocotiers et 51 cordias, rapporte la presse locale.

Selon sa présidente, Mme Rokhy Seck, « l’engagement des femmes dans cette activité de reboisement témoigne de l’importance qu’elles accordent aux arbres », estimant que la population a l’obligation de marquer son empreinte dans des actions citoyennes.

« Nous devons protéger l’environnement pour assurer le développement socio-économique de notre pays, la paix et la sécurité à notre jeunesse, mais surtout leur permettre de vivre une vie saine », a dit de son côté, le ministre conseiller Abdoulaye Ndour.

 

Ghana:

Ghana Reducing Our Carbon (GROC) a appelé les Ghanéens, lors d’un atelier préparatif du sommet mondial sur l’action pour le climat, à prendre le boisement au sérieux pour réduire les effets du changement climatique.

Le boisement permet de réduire l’utilisation de combustibles fossiles et de produire de l’énergie renouvelable, a relevé le GROC, notant que le sommet, qui connaitra la participation de se plus de 100 pays, va amplifier les voix appelant à des contributions volontaires déterminées au niveau national (NDC) plus agressives, en prévision de la montée en puissance des gouvernements lors du sommet sur le climatSeptembre 2019 à New York.

RDC :

Certaines entreprises minières implantées dans l’Est de la République démocratique comptent exploiter les mines dans les aires protégées de la RDC, a affirmé le directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Dr Cosma Wilungula, cité par la presse locale.

L’une des aires ciblées est la réserve naturelle d’Itombwe située à l’ouest du lac Tanganyika, dans la province du Nord-Kivu, a-t-il expliqué, notant qu’il est hors de question d’accepter toute idée d’exploitation minière ou pétrolière dans les parcs nationaux ou autres aires protégées du pays.

« C’est interdit par la loi congolaise. Itombwe est une belle forêt. Toute exploitation minière dans une aire protégée est une destruction, une criminalité environnementale. Il est grand temps que ceux qui tentent cette exploitation arrêtent », a-t-il dit.

Nigeria:

Le Nigeria vient d’entamer son programme d’électrification rurale consistant à implanter des centrales solaires, d’une capacité globale de 1 GW, dans l’Etat de Jigawa (nord).

Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé ainsi, par le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA), pour la réalisation des études de faisabilité du programme ainsi que l’élaboration de son plan de mise en œuvre.
Le SEFA est un fonds administré par la Banque africaine de développement (BAD). Il soutient les projets de centrales d’énergies renouvelables à petite échelle et de promotion de l’efficacité énergétique et accompagne le programme dans ce cadre.
Le fonds fournira d’ailleurs une subvention de 1,5 million dollars pour aider à entamer les études de faisabilité. L’ensemble des centrales qui seront construites dans le cadre du programme injecteront leur production dans le réseau électrique national, par le biais d’une ligne de transmission de 330 kV ou 132 kV, qui sera construite par la Nigeria Bulk Electricity Trading (NBET).

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