En vedetteEmissions de CO2 : les eurodéputés veulent durcir les objectifs de la Commission européenne

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A picture taken on January 24, 2017 shows the traffic jam on the second day of anti-pollution restrictive driving measures in Lyon.  / AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES
11 Sep

Emissions de CO2 : les eurodéputés veulent durcir les objectifs de la Commission européenne

Bruxelles- Les députés européens ont exprimé lundi soir, en commission parlementaire à Strasbourg, leur volonté de durcir les objectifs de la Commission européenne pour réduire davantage Les émissions de CO2 des voitures et des camionnettes neuves.

Ils se sont ainsi prononcés respectivement pour 20% de réduction d’ici 2025 et 45% d’ici 2030, contre les 15% et 30% proposés par la Commission européenne.

La réduction des émissions de CO2 des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers neufs devra permettre à l’UE de respecter ses engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris (COP21), à savoir une réduction de 40% des émissions générales de CO2 d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990.

Le vote en plénière devrait avoir lieu début octobre et être suivi de négociations avec les Etats membres et la Commission européenne.

« L’enjeu est non seulement de protéger la planète et la santé de nos concitoyens, mais également de transformer notre industrie avant qu’elle ne soit complètement à la traîne au niveau mondial », a commenté Karima Delli, présidente de la commission Transports du Parlement européen.

Par ailleurs, Voici le bulletin de l’écologie de de l’Europe occidentale pour la journée du Mardi 11 septembre :

France:

– Le département de la Dordogne dans le sud-ouest de la France devra bientôt appliquer une taxe en fonction du volume de déchets collectés.

A partir de 2021, la taxe sur les ordures ménagères devrait évoluer en Dordogne avec la mise en place d’une redevance incitative. Si actuellement la taxe est calculée sur le foncier bâti, elle deviendra plus individualisée, chaque foyer devra payer un abonnement et une taxe variable en fonction du volume de déchets qui sera présenté chaque mois au ramassage, selon les médias du pays.

Cette mesure, déjà adoptée par plus de 147 collectivités en France, devra permettre au département de la Dordogne de réduire d’ici 2025, de moitié la quantité de déchets éliminés en enfouissement, de 10% l’ensemble des déchets collectés et augmenter de 30% la quantité de déchets revalorisés.

Le gouvernement vient de donner la feuille de route d’évolution de la taxe générale sur les activités polluantes. Elle va passer à 65 euros au lieu de 15 euros par tonne sur l’enfouissement et 15 euros par tonne incinérée contre trois euros aujourd’hui.

Si les habitudes ne changent pas, le ramassage des ordures coûtera 17 millions supplémentaires entre 2019 et 2025, dans la Dordogne, soulignent les mêmes sources.

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Portugal:

– La région du nord du Portugal a produit, au cours du premier semestre de 2018, 44% de la production totale d’énergie, selon des données publiées par la société portugaise d’électricité (REN).

Sur les 12.484 GWh produits, 6.661 GWh provenaient des barrages et correspondaient à 79% de la production hydraulique du pays.

Cette région a produit près de la moitié de l’énergie nationale à partir de sources renouvelables (13.804 GWh), l’énergie hydrique étant la puissance dominante, avec une capacité de 5.000 MW, suivie de l’énergie éolienne avec 2.000 MW, alors que le reste provenait de l’énergie solaire et de la biomasse.

Cette grande capacité de production d’énergie renouvelable provient du fait que la région du nord est plus accidentée, ce qui la rend beaucoup plus adaptée à la construction de barrages que le reste du pays.

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Espagne:

– Un total de 19.899 ha de massifs forestiers ont été calcinés, du 1er janvier au 2 septembre, contre 87.564 ha durant la même période une année auparavant, soit 77,27% de superficie de moins, selon le ministère espagnol de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation.

Ainsi, quelque 5.117 incendies de forêt ayant ravagé 19.899 hectares de végétation ont été déclarés au 2 septembre, soit 72,80% de superficie de moins par rapport à la surface moyenne brûlée au cours des dix dernières années (73.180 ha), précisent des données du ministère, notant que 2018 est, jusqu’à présent, l’année durant laquelle le moins d’incendies de forêt se sont déclarés lors de la dernière décennie.

Le nombre de feux de forêt enregistrés est ainsi passé de 10.823 incendies au 2 septembre 2017 à seulement 5.117 durant la même période de 2018, soit une baisse d’environ 53%.

Les régions du centre se sont accaparées 37,18% des feux de forêt enregistrés au 2 septembre, suivies par les communautés autonomes du nord-ouest (Galice, les Asturies, la Cantabrie, le Pays Basque…) avec 36,77%, les régions de la Méditerranée avec 25,37% et les îles Canaries avec 0,68%.

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Suisse:

– L’impact environnemental total de la Suisse par personne a diminué au cours des 20 dernières années, grâce notamment aux progrès réalisés sur le plan national, indique lundi l’Office fédéral de l’Environnement (OFEV).

D’après les résultats de la dernière étude de l’OFEV sur les empreintes environnementales de la Suisse de 1996 à 2015, « l’impact écologique à l’étranger a continué de croître, au détriment du climat, de la biodiversité et de la disponibilité en eau ».

L’impact environnemental total de la Suisse est plus de trois fois supérieur à ce que la planète peut supporter à long terme, ajoute-t-on de même source.

L’étude relative aux empreintes environnementales de la Suisse montre dans quelle mesure la consommation de biens et de services, ainsi que les différentes étapes de production de ces derniers, affectent l’environnement tant à l’échelle nationale qu’internationale.

L’impact environnemental total de la Suisse par personne a diminué de 19 % au cours des 20 dernières années, précise l’OFEV, qui estime que les dispositions légales et les progrès technologiques ont permis de lutter efficacement contre la pollution de l’air et de l’eau en Suisse.

« Aujourd’hui, environ trois quarts de l’impact environnemental total de la Suisse est généré à l’étranger par le biais des importations. Notre prospérité dépend fortement des matières premières et produits provenant de l’étranger, en raison de l’étroite interdépendance internationale », relève l’étude.

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