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27 Déc

L’administration américaine s’apprête à annuler une série de règles de sécurité liés au forage en mer

 Washington –L’administration américaine s’apprête à annuler une série de règles de sécurité liés au forage en mer.

   Le Bureau de la sécurité et de l’environnement (BSEE) avait soumis au mois de mars une proposition au bureau du budget de la Maison Blanche visant à réviser les mesures de sécurité, et avançant que sa proposition permettrait d’économiser plus de 900 millions de dollars au cours des dix prochaines années.

   La proposition affecterait en grande partie les règles de sécurité mises en place par l’administration Obama après le désastre de Deep Horizon en 2010, le plus grand déversement de pétrole de l’histoire des États-Unis.

   Les professionnels de l’industrie pétrolière affirment que les règles de sécurité sont trop larges, et l’administration Trump semble être d’accord sur ce constat.

   Le BSEE a annulé l’obligation pour les régulateurs gouvernementaux d’examiner les données de production en temps réel des compagnies pétrolières, ainsi que l’obligation d’approuver les équipements essentiels de forage des fournisseurs tiers.

   L’agence a également déclaré que de telles règles « augmenteraient le fardeau administratif et les coûts de procédure sans donner lieu à des améliorations significatives de la sécurité ou de la protection de l’environnement ».

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Voici, par ailleurs, le bulletin de l’écologie de l’Amérique du Nord pour la journée du mercredi 27 décembre 2017.

Canada :

   L’Office national de l’Energie (ONE) du Canada a révélé, dans un nouveau rapport sur l’énergie renouvelable au pays, que même si le coût des installations d’énergie solaire a plongé depuis dix ans, les Canadiens ne s’empressent pas d’exploiter les rayons du soleil pour produire de l’électricité.

   Selon l’Office, l’énergie solaire représente seulement 0,5 pc de toute l’électricité produite au Canada, sachant que cette production est concentrée presque exclusivement dans la province de l’Ontario.

   Néanmoins, l’économiste principale de l’ONE, Shelley Milutinovic, a affirmé que la tendance au Canada est au remplacement du charbon par les énergies éolienne et solaire, au moment où le pays cherche à se débarrasser du charbon comme source d’électricité d’ici 2030.

   Le rapport a fait savoir qu’entre 2005 et 2016, la portion de l’électricité canadienne produite par des énergies renouvelables non hydroélectriques, le vent, le soleil et la biomasse, est passée de 1,5 pc à 7,2 pc, alors que pendant cette même période, la part du charbon a chuté de 16 pc à 9,3 pc.

   L’Office a, en outre, précisé que seulement 20 pc de l’électricité canadienne provient maintenant des combustibles fossiles : ce pourcentage est divisé en parts essentiellement égales entre le charbon et le gaz naturel, ajoutant que l’énergie nucléaire produit 15 pc de l’électricité canadienne, tandis que l’hydroélectricité comble 60 pc des besoins du pays.

   Selon la même source, la quantité d’électricité produite par l’énergie éolienne est 20 fois supérieure à ce qu’elle était en 2005, et la part de l’énergie éolienne est passée de 0,2 pc à 4,7 pc entre 2002 et 2016.

   Cependant, le Canada traîne loin derrière au chapitre de l’énergie solaire, alors que la plus grande centrale solaire canadienne a une capacité d’environ 100 mégawatts seulement, au moment où l’Inde, par exemple, a inauguré cette année une centrale capable d’en produire dix fois plus, portant la capacité totale du pays à 12.000 mégawatts.

   Le Canada occupe le 13ème rang mondial dans ce domaine. Le pays tire seulement 0,5 pc de son électricité de l’énergie solaire, par rapport à 7,5 pc pour l’Italie, 6,7 pc pour l’Allemagne, 4,9 pc pour le Japon et 1,4 pc pour les Etats-Unis, a signalé le rapport de l’ONE.

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