En vedetteNdeye Sarr, le nouveau beau visage de l’Afrique

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Ndey Rokhaya Sarr, coordonnatrice du plan "Climat Energie territorial" de la ville de Dakar rayonne sur le stand du Sénégal au salon Africités, en marge de sa participation au 8-ème sommet Africités2018
23 Nov

Ndeye Sarr, le nouveau beau visage de l’Afrique

Marrakech – Elle est, à l’image de l’Afrique, avenante, belle et ambitieuse. La longiligne sénégalaise Ndey Rokhaya Sarr, qui participe au 8-ème sommet Africités2018 ne passe point inaperçue.

Large sourire aux lèvres, Ndey, présente à Marrakech en tant que coordonnatrice du plan « Climat Energie territorial » de la ville de Dakar, rayonne sur le stand du Sénégal au salon Africités.

Que ce soit dans les panels auxquels elle participe ou au détour d’un stand, elle explique avec élocution et passion son action dans la ville de Dakar pour la cause environnementale et pour une cité heureuse et organisée. « Je participe à ce sommet pour partager l’expérience de la ville de Dakar dans les domaines du climat et de l’énergie territoriale, mais aussi l’engagement des acteurs de la ville dans la planification urbaine, en vue de faire de la capitale sénégalaise une cité développée et harmonieuse », déclare-t-elle à la MAP.

Sa participation à Africités 2018 est d’autant plus importante que la thématique du développement durable, traitée cette année, cadre « parfaitement avec l’action de sa ville ».

A Dakar, Ndey coordonne une équipe de jeunes recrutés spécialement pour travailler sur le plan « climat et énergie territorial » de la ville, qui a pour objectif de proposer des solutions destinées à surmonter certaines problématiques ayant trait à l’urbanisme, au climat et à l’énergie.

Maitrisant son sujet sur le bout des doigts, elle soutient que l’équipe travaille sur des études de vulnérabilité, car Dakar est une petite ville qui connait une forte pression démographique et regroupe 80pc des activités économiques du Sénégal. L’objectif est d’ »identifier les leviers à même de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de ce fait la vulnérabilité de la ville ».

« Pour y arriver, nous menons une politique participative du territoire et des campagnes de sensibilisation de la population, à travers notamment une plateforme pour le climat constituée d’acteurs locaux, d’ONGs, d’universités et de structures de la société civile, qui réfléchissent ensemble sur la planification urbaine efficace de la ville de Dakar’’, poursuit-elle.

Son action à Dakar, elle a pu l’enrichir à Marrakech. Elle a participé à plusieurs panels principalement sur la coopération décentralisée et sud-sud pour un meilleur accès au financement des villes africaines.

Plus concert encore, une série de conventions de partenariat entre sa ville et d’autres cités africaines ont été signées lors de ce 8-ème sommet. « Grâce à ces accords, nous envisageons un meilleur partenariat sud-sud, en vue de partager nos expériences et assurer une cohérence entre nos actions », se réjouit-elle.

Son ambition pour l’Afrique n’a point de limites. « J’aimerais que les villes africaines soient vertes, à l’image de Marrakech, une belle ville très bien planifiée ».

Éblouie par le charme de la cité ocre, elle confie : « Marrakech représente une belle vision de la ville africaine et de laquelle nous aimerions bien s’inspirer ».

Son Afrique rêvée est un « continent uni, fait par et pour les Africains ». Un rêve qui ne pourrait jamais voir le jour si les gouvernements n’accompagnaient pas les collectivités locales.

Soucieuse de donner une belle image de l’Afrique, bien différente de celle qu’on lui colle souvent, son crédo est : « réfléchir globalement et agir localement ».

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