InitiativesSénégal: Le développement au cœur des mesures d’atténuation des effets des changements climatiques

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A general view taken on December 17, 2014 shows pollution hovering over Egypt's Nile river and the University bridge in Cairo. AFP PHOTO / MOHAMED EL-SHAHED / AFP PHOTO / MOHAMED EL-SHAHED
11 Juil

Sénégal: Le développement au cœur des mesures d’atténuation des effets des changements climatiques

Dakar – Le Sénégal a mis le développement au coeur des mesures d’atténuation des effets des changements climatiques à travers un financement carbone, a indiqué, mardi à Dakar, la conseillère technique au ministère de l’Environnement et du Développement durable, Diatou Thiaw Niane.

C’est en ce sens que la Banque mondiale, dans le cadre de l’initiative carbone pour le développement (Ci-DEV), accompagne le Sénégal dans ce processus a souligné Mme Niane qui présidait une réunion avec des experts sénégalais et de la Banque mondiale sur « l’expérimentation d’un cadre normalisé d’octroi de crédits carbone au profit de programmes d’accès à l’énergie au Sénégal ».

— Le projet de gestion écologiquement rationnelle des déchets solides municipaux et déchets dangereux, qui sera mis en œuvre dans les départements sénégalais de Tivaouane et Ziguinchor, travaille à un cadre juridique adéquat pour mieux encadrer les émissions de polluants organiques persistants non intentionnels (POPNI), a indiqué mardi à Dakar son coordonnateur national, Lhyxzas Tchimboungou.

Cette perspective « passe par un cadre réglementaire mais aussi des directives techniques. Nous sommes en train de partager avec les différents acteurs tout ce qui est élaboré par l’équipe du projet avec un expert de l’ONUDI, agence de mise en œuvre de ce projet », a-t-il déclaré en marge d’un atelier de partage sur les « directives techniques nationales sur les déchets dangereux ».

— Les financements de l’Initiative carbone pour le développement (Ci-Dev) de la Banque mondiale peuvent venir en soutien des efforts déployés par le gouvernement sénégalais pour atténuer les effets du changement climatique et éliminer la pauvreté énergétique, assure Javier Freire Coloma, spécialiste en énergie et finance climatique à l’unité de gestion des Fonds climatiques de l’institution monétaire internationale.

« Ci-Dev a signé un contrat d’achat de crédit de réduction des émissions avec l’Agence sénégalaise pour l’électrification rurale (ASER) par le biais d’une promesse d’achats de crédits de carbone générés à l’avenir dans le cadre du projet électrification rurale », a annoncé M. Coloma, mardi à Dakar, en marge d’une réunion de présentation de l’expérimentation d’un cadre normalisé d’octroi de crédits de carbone au profit de programmes d’accès à l’énergie au Sénégal.

Voici, par ailleurs, le bulletin de l’écologie de l’Afrique pour la journée du mercredi 11 juillet :

RDC :

Des ONG congolaises ont fait part, mardi à Kinshasa, de leur opposition au projet de désaffectation d’une partie des parcs nationaux de la Salonga et des Virunga, se disant contre l’exploitation pétrolière dans ces deux parcs inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Elles ont renouvelé leur appel au gouvernement de la République démocratique du Congo de mettre un terme au projet visant « la disparition programmée » des aires protégées emblématiques riches en biodiversité, en précipitation et en eau douce, alimentant les tourbières essentielles pour la régulation du climat mondial, indique la presse locale.

Ghana :

La mauvaise gestion des déchets plastiques pourrait avoir un effet dissuasif sur le tourisme, source de revenus importante pour le Ghana, selon l’analyste de Visionary Science Research de Frost & Sullivan, Argon Poorun.

La capitale du Ghana, Accra, produit 300 tonnes de déchets par jour dont seulement 2% sont recyclés, a estimé le chercheur, appelant à mettre en oeuvre des mesures permettant de résoudre cette problématique.

Côte d’Ivoire :

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, à travers l’Institut national d’hygiène publique (INHP), procède, depuis une semaine, à une désinsectisation des quartiers de la commune de Cocody victimes d’inondation à la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville d’Abidjan, les 18 et 19 juin.

« Cette opération d’au moins une semaine se situe dans le cadre de la gestion des conséquences des inondations. Nous le faisons particulièrement pour cette zone de Cocody vraiment touchée », a expliqué le directeur de l’Institut national de l’hygiène publique (INHP), Pr Bénié Bi Vroh Joseph.

Selon Pr Bénié Bi Vroh, il s’agit d’éviter, après les inondations, la prolifération des insectes tels que les moustiques, les cafards, les mouches qui sont des vecteurs de nombreuses maladies comme le paludisme, la fièvre jaune, la dengue et toutes celles (les maladies) à transmission vectorielle.

Mali :

La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Kéïta Aïda M’Bo, a effectué le week-end dernier dans le Mandé, plus précisément dans la commune rurale de Naréna, une visite de sensibilisation sur la protection de l’environnement, selon la presse locale.

Cette visite intervient dans le cadre de la mobilisation pour l’environnement et le cadre de vie.Elle avait également pour objectif d’aller à la rencontre des populations du Mandé particulièrement de Naréna, d’échanger avec eux sur les problèmes d’assainissement et d’environnement pour ensemble trouver des solutions durables.

Kenya :

La production de riz du Kenya devrait augmenter à la suite de l’introduction de trois nouvelles variétés à maturation rapide et à plus fort rendement.

Ces variétés permettent une production moyenne 7,5 tonnes par hectare en 100 jours, contre deux tonnes seulement en 150 jours pour les autres variétés, selon des médias locaux.

Les nouvelles variétés ont été développées par des chercheurs kényans sous l’égide de la « African Agricultural Technology Foundation » (AATF), souligne-t-on.

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