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29 Mai

La Commission européenne propose de nouvelles règles pour réduire les déchets marins

Bruxelles – La Commission européenne a proposé lundi de nouvelles règles pour réduire les déchets marins, ciblant les dix produits en plastique à usage unique les plus présents sur les plages et dans les mers européennes, ainsi que les engins de pêche perdus ou abandonnés.

« Les nouvelles mesures proposées différeront en fonction des produits visés », explique l’exécutif européen dans un communiqué, notant que « dans les cas où des solutions de remplacement sont facilement disponibles et peu coûteuses, les produits en plastique à usage unique seront exclus du marché ».

Cette interdiction s’appliquera aux bâtonnets de coton-tige, couverts, assiettes, pailles, bâtonnets mélangeurs pour boissons et tiges pour ballons en plastique qui devront désormais être produits uniquement à partir de matériaux plus durables.

Pour les produits qui ne peuvent être directement remplacés, les nouvelles règles visent à limiter leur utilisation par une réduction de la consommation au niveau national, des prescriptions pour la conception et l’étiquetage des produits, ainsi que des obligations de gestion et de nettoyage des déchets incombant aux fabricants.

S’agissant des engins de pêche qui représentent 27 % de l’ensemble des déchets qui jonchent les plages, la Commission européenne entend compléter le cadre d’action existant avec des régimes de responsabilité des producteurs applicables aux engins de pêche contenant du plastique. Ainsi, les fabricants d’engins de pêche en plastique devront prendre en charge les coûts de collecte des déchets à partir des installations de réception portuaires, ainsi que les coûts de leur transport et traitement.

En vertu des nouvelles règles, les États membres seront également tenus de sensibiliser les consommateurs aux effets néfastes des dépôts sauvages de déchets de produits en plastique à usage unique et d’engins de pêche ainsi que sur les systèmes de réutilisation et les solutions de gestion des déchets qui s’offrent pour ces produits.

Voici par ailleurs le bulletin de l’écologie de l’Europe Occidentale pour la journée du mardi 29 mai 2018:

Paris,- La France a salué les propositions de la Commission européenne pour lutter contre la pollution plastique, présentées lundi, soulignant qu’elles s’inscrivent pleinement dans la feuille de route pour une économie circulaire du gouvernement.

La France salue ces propositions qui prolongent ses engagements, avec la Commission européenne et ses partenaires européens, pour éradiquer ce fléau à moyen terme, a indiqué le ministère de la Transition écologique et solidaire, ajoutant qu’elle pourra d’autant mieux inciter ses partenaires européens à œuvrer dans cette direction, qu’elle s’est elle-même dotée de mesures fortes.

Après l’interdiction des sacs plastiques non recyclables effective depuis 2017, les gobelets, tasses et assiettes en plastique non compostables, les coton-tiges en plastique, seront interdits en France à partir du 1er janvier 2020, a rappelé la même source dans un communiqué, notant que le pays entend aller plus loin que ce qui est à ce stade proposé par la Commission en supprimant les microbilles plastiques dans les cosmétiques et en se fixant un objectif de 100% d’emballages recyclables d’ici 2025.

«L’Europe va dans le bon sens et montre aujourd’hui sa capacité à engager des combats structurants. Il n’est plus acceptable de voir émerger un nouveau continent de plastique qui menace tant l’Homme que la biodiversité », a indiqué le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, appelant à travailler à l’aboutissement de ces mesures et à l’engagement de chaque pays européen pour les mettre concrètement en œuvre.

Madrid, – La recherche scientifique est le fondement sur lequel se basera la conservation maritime en Espagne et le pilier des mesures de gestion des aires protégées dans le cadre du projet européen Life Intemares, doté d’une enveloppe de 50 millions d’euros et ayant pour objectif d’élargir le réseau des espaces protégés Natura 2000 pour couvrir 10 pc de l’espace maritime espagnol.

Les experts et chercheurs participant à ce projet ont souligné, dans des déclarations à l’agence EFE, que les preuves scientifiques sont aussi les meilleurs arguments pour réunir un consensus social autour de la protection des espaces natures maritimes les plus riches d’Espagne et promouvoir un développement durable, respectant les intérêts de tous les secteurs liés aux ressources naturelles maritimes.

Le projet Life Intemares est coordonné par le ministère de l’Agriculture, de la pêche, de l’alimentation et de l’environnement à travers la fondation publique Biodiversidad, avec la participation des départements de l’Équipement, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi qu’avec la contribution du Portugal et de la France.

Cette initiative est menée aussi en collaboration avec l’Institut espagnol d’océanographie, les ONG écologistes WWF-Espagne et SEO/BirdLife, la Confédération espagnole de la pêche et de la Fédération nationale des coopératives de pêcheurs.

Genève – La part des véhicules électriques dans les nouvelles immatriculations en Suisse doit passer de 2,7% actuellement à 15% à l’horizon 2022. Telle est l’une des principales recommandations issues d’une récente réunion entre la délégation du secteur de la mobilité électrique et des représentants de l’exécutif.

Le gouvernement a toutefois exclu d’introduire des primes à l’achat de ce genre de véhicules, comme c’est le cas dans les pays voisins, comme l’a affirmé le Département fédéral de l’environnement, des transports et de l’énergie.

En tout cas, les avantages actuels tels que l’exemption de l’impôt sur les voitures seront maintenus dans un premier temps, sans oublier que les autorités s’engagent à poursuivre ses efforts en vue de développer les infrastructures de recharge.

En outre, elles ont affirmé leur détermination à soutenir le développement de l’électromobilité par le biais de projets pilotes et de démonstration, en conseillant les communes, les entreprises, les propriétaires immobiliers et la population dans le cadre du programme « Suisse-énergie ».

Les cantons, les communes et les acteurs privés ont pris une série de mesures sur tout le territoire helvétique pour recharger les véhicules électriques sur des places de stationnement publiques ou privées.

– L’empreinte carbone du tourisme mondial représente 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, d’après une récente étude publiée par des médias suisses.

Entre 2009 et 2013, l’empreinte mondiale du secteur touristique est passée de 3,9 à 4,5 gigatonnes équivalent CO2 (+15%), soit quatre fois plus que ce que les évaluations précédentes laissaient envisager, d’après l’étude.

Les auteurs qui ont étudié le cas de 160 pays du monde constatent que l’impact du tourisme, national ou international, vient pour une large part de pays à revenus élevés. Avec 4 milliards de voyageurs en 2017, le secteur aérien est le plus gros émetteur de pollution (20% des émissions touristiques totales), devant l’hôtellerie. Les Suisses ont contribué directement à cette progression, sachant qu’ils prennent deux fois plus l’avion que leurs voisins européens.

Lisbonne – Au Portugal, 87,7% des zones de baignade jouissent d’une excellente qualité de l’eau, dans 603 zones contrôlées, une situation bien meilleure que l’année précédente et au-dessus de la moyenne européenne, selon l’Agence européenne pour l’environnement qui note cependant que cinq zones restent de mauvaise qualité.

Le rapport de l’entité européenne (EEA), publié lundi, indique qu’en 2017, 85% des plus de 21.000 zones de baignade de l’Union européenne (UE), tant côtières qu’internes, sont conformes aux exigences définies pour une excellente qualité de l’eau, ce qui reflète une légère baisse par rapport à la situation obtenue un an plus tôt (85,5%).

Le rapport vise à donner une idée aux visiteurs de ces zones sur la qualité de l’eau cet été, en recueillant des informations sur les États de l’UE.

Dans l’ensemble des zones portugaises analysées (2,8% de toutes les zones européennes), 80% sont des plages côtières et 20% des plages fluviales ou internes. La classification « excellente » a été obtenue dans 529 endroits, soit 87,7% du total, ce qui représente une amélioration par rapport aux 85,1% de l’année précédente. Ce pourcentage atteint 96,7% lorsqu’il s’agit de respecter au moins les règles définies par l’UE pour une qualité d’eau suffisante.

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