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02 Mar

Le Parlement européen adopte une stratégie pour améliorer la santé des abeilles

Bruxelles –  Le Parlement européen a adopté, jeudi à Strasbourg, une résolution visant à mettre en place une stratégie européenne à grande échelle et à long terme pour améliorer la santé des abeilles et lutter contre le miel frelaté.

Dans cette résolution, adoptée par 560 voix pour, 27 voix contre et 28 abstentions, les eurodéputés soulignent la nécessité pour les États membres de l’Union européenne (UE) d’interdire tous les pesticides dangereux et de renforcer les contrôles pour mettre fin aux importations de faux miel.

Ils appellent, dans ce sens, à établir un plan d’action européen de lutte contre la mortalité des abeilles, à renforcer la recherche pour développer des médicaments innovants pour les abeilles et augmenter leur disponibilité, à interdire les pesticides ayant des effets néfastes scientifiquement prouvés sur la santé des abeilles ainsi qu’à accroître le soutien aux apiculteurs et promouvoir les produits apicoles.

L’UE importe environ 200 000 tonnes de miel par an, principalement depuis la Chine, l’Ukraine, l’Argentine et le Mexique. Les tests effectués par le Centre commun de recherche de la Commission européenne ont montré que 20% des échantillons prélevés aux frontières extérieures de l’UE ou dans les locaux des importateurs ne respectaient pas les normes de l’UE.

Voici le bulletin de l’écologie de l’Europe Occidentale pour la journée du vendredi 02 mars 2018:

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Lisbonne – Le changement climatique et les questions environnementales sont des questions qui préoccupent de plus en plus les consommateurs et influencent non seulement leur comportement de consommation mais aussi leur mode de vie.

Selon l’Observatoire Cetelem Automóvel 2018, 74% des Portugais affirment être conscients des impacts que leur voiture peut avoir sur l’environnement, ce qui montre que la préoccupation environnementale est un facteur de décision important dans l’achat et la maintenance d’un véhicule.

Les Portugais se montrent sensibles aux questions environnementales et prennent en compte les programmes environnementaux des constructeurs automobiles avant de faire un achat, relève l’étude, selon laquelle, 71% des Portugais considèrent que l’implication des marques dans les scandales environnementaux et la signature d’accords anticoncurrentiels font que les consommateurs ont moins confiance dans les marques automobiles et que la fidélisation a tendance à diminuer.

Selon les témoignages recueillis par l’Observatoire, les consommateurs ne craignent pas que les nouveaux modèles de voitures alternatifs et respectueux de l’environnement sacrifient la fiabilité ou le design, ce qui permet aux marques de maintenir ou d’accroître leur compétitivité sur le marché.

Genève, – Les glaciers suisses ont perdu 1,5 milliard de m³ durant l’année 2017, notamment ceux situés dans le centre du pays, selon les estimations de l’Académie suisse des sciences naturelles.

Cette année hydrologique se classe d’ailleurs dans les trois plus mauvaise du siècle, juste après 2003 et sensiblement au même niveau que 2011, a expliqué l’académie dans un étude.

Les glaciers de l’Oberland bernois (centre) et du Valais (sud) ont subi les plus fortes pertes, soit une diminution de l’épaisseur moyenne de glace de 2 à 3 mètres, ce qui est énorme de l’avis des scientifiques.

La cause est évidemment à chercher dans la sécheresse et le déficit en précipitations durant la saison 2016-2017, a expliqué l’académie, soulignant que « le volume de masse est un témoin immédiat des conditions météos ».

« Si ce critère semble pourtant le signe le plus évident du réchauffement climatique, il ne l’est en fait qu’à retardement », font observer les auteurs de l’étude. « Les effets des très chaudes et très sèches années actuelles ne se verront que dans quelques décennies pour les glaciers moyens », ont-ils conclu.

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-. La qualité de l’air en Suisse est en constante amélioration depuis des années, mais les émissions de poussières fines restent supérieures aux valeurs fixées par la loi, a souligné l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) dans une récente étude.

La pollution de l’air par les minuscules particules de poussière constitue l’un des principaux problèmes que doit résoudre la politique de la protection de l’air en Suisse, a recommandé l’office.

Pendant l’hiver notamment, a-t-il précisé, les villes et les régions à fort trafic souffrent de charges en poussières fines trop élevées, avec des conséquences négatives sur la santé ».

En outre, l’OFEV a indiqué que le fort ensoleillement et l’absence de vents en période estivale entraînent une augmentation de la concentration d’ozone. Il a ainsi préconisé des mesures durables pour réduire les précurseurs de l’ozone., rappelant que les polluants atmosphériques azotés portent atteinte à la biodiversité.

Selon la même source, des charges élevées en composés azotés provoquent une surfertilisation qui affecte un grand nombre d’écosystèmes sensibles à l’azote. Près de deux tiers des dépôts azotés proviennent des émissions d’ammoniac de l’agriculture et un tiers des oxydes d’azote dus aux processus de combustion.

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Madrid, – La banque espagnole BBVA a annoncé qu’elle ne financera plus des projets liés au charbon en Espagne et qu’elle mobilisera une enveloppe de 100 milliards d’euros d’ici 2025 en faveur de projets qui contribuent à la lutte contre le changement climatique et renforcement les financements verts, les infrastructures durables, l’entreprenariat social et l’inclusion financière.

Sur ces 100 milliards d’euros, 70 pc seront destinés à des projets appuyant la transition vers une économie sobre en carbone à travers les financements verts en faveur des entreprises et des institutions, en plus de l’émission d’obligations vertes et la promotion de l’efficience énergétique, l’économie d’eau et de la gestion des déchets, a indiqué la banque lors d’une conférence de presse.

Actuellement, 3,4 pc des actifs de BBVA sont liés à l’énergie fossile (pétrole, gaz et charbon), soit une valeur de 23,3 milliards d’euros.

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-L’énergie nucléaire a été en 2017, pour la septième année d’affilée, la principale source de production d’électricité en Espagne (21,2 pc pc du total), devant l’énergie éolienne (18,3 pc) et le charbon (17,2 pc), selon un rapport de la Société nucléaire espagnole (SNE).

Le mix énergétique espagnol est complété par le gaz naturel-cycle combiné (14,2 pc), la cogénération (10,7 pc), l’hydraulique (7,8 pc), le solaire (5,2 pc), le fioul (2,7 pc) et la biomasse (2,7 pc).

La production totale d’électricité a atteint 262.665 millions de kwh en Espagne l’année dernière, selon les chiffres de l’Association espagnole de l’industrie électrique.

Londres- La séquestration de carbone dans les sols, une stratégie qui vise à assurer la sécurité alimentaire tout en luttant contre le réchauffement climatique, suscite le scepticisme d’une partie de la communauté scientifique.

Dans une étude britannique publiée dernièrement dans le magazine Global Change Biology, les chercheurs constatent qu’il est possible d’enrichir fortement les sols en carbone. Mais selon eux, une telle stratégie se heurte à de nombreux obstacles. Par exemple la quantité de fumier nécessaire, ou le fait que certaines techniques (enfouissement de la paille de céréales après récolte) sont déjà largement pratiquées, offrant ainsi peu de marges d’amélioration.

Plus critique, une étude publiée dans Nature Climate Change révèle qu’une fois atteint la saturation en carbone atteinte, cette séquestration dans les sols pourrait avoir des effets climatiques contreproductifs. La raison en est l’étroit couplage entre les cycles du carbone et de l’azote: ce dernier est à l’origine du protoxyde d’azote (N2O), puissant gaz à effet de serre.

Les chercheurs ont étudié deux techniques d’enrichissement en carbone, par modélisation sur des sols européens : la première consiste en l’enfouissement des résidus de culture (par exemple la paille des céréales) dans le sol, alors que la deuxième prône la plantation de légumineuses comme cultures intermédiaires.

Les deux techniques ont montré qu’elles entraînent bien un enrichissement carboné des sols, mais seulement jusqu’en 2040. Une fois la saturation atteinte, l’azote se retrouve en excès par rapport au carbone. Résultat : il est dégazé par le sol sous forme de N2O, un puissant gaz à effet de serre qui subsiste longtemps dans l’atmosphère (environ 120 ans.) Il est en partie responsable de la destruction de l’ozone.

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Paris – Le groupe américain Général Electric (GE) envisage de lancer en France la plus puissante et performante éolienne en mer au monde, l’Haliade-X, rapportent plusieurs médias français.

La filiale d’énergies renouvelables de General Electric (Renewable) compte investir plus de 165 millions d’euros dans cette éolienne en mer, dotée d’un générateur de 12 mégawatts (MW), et haute de 260 mètres. Elle portera les plus grandes ¬pales jamais utilisées et devrait être disponible à partir de 2021, précisent les mêmes sources.

Cette éolienne version XXL devrait pouvoir produire 45% d’énergie supplémentaire par rapport aux turbines actuellement sur le marché français.

GE espère surtout que l’Haliade-X permettra de relancer son activité dans les énergies ¬renouvelables.

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Le démantèlement de la centrale nucléaire EDF de Fessenheim (nord-est de la France) devra débuter à la fin de l’année en cours et sera terminé dans 20 ans au plus tard, a affirmé jeudi la direction de la centrale, la plus ancienne du parc électronucléaire français.

Elle doit être mise à l’arrêt au moment du chargement en combustible du réacteur EPR de Flamanville, dans la Manche (nord-ouest), actuellement prévu pour fin 2018, conformément à la loi de transition énergétique de 2015, a indiqué son directeur, Marc Simon-Jean, qui présentait lors d’une conférence de presse le détail des opérations de démantèlement du site.

La première phase, dite de préparation au démantèlement, durera cinq ans et mènera, dès la troisième année, au retrait total du combustible, a-t-il précisé.

Les effectifs de la centrale, au nombre de 757 personnes pour les seuls salariés EDF, devront être réduits à 331 personnes après deux ans, et à 224 après trois ans, pour chuter à 60 à la fin de cette première période, a fait savoir la même source.

L’année 2017 s’est conclue, pour la centrale alsacienne, par une production de 5,8 milliards de Kwh, la plus faible depuis sa mise en service, en 1977, du fait de l’arrêt de son réacteur numéro 2 concerné par une anomalie générique détectée par l’ASN sur un générateur de vapeur fabriqué au Creusot.

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