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epa07820493 President of South Africa Cyril Ramaphosa speaks during a plenary session of the World Economic Forum on Africa (WEF) titled Africa: Rising Continent in a Fractured World at the Cape Town International Convention Centre, in Cape Town, South Africa, 05 September 2019. The World Economic Forum on Africa runs from 04 to 06 September 2019.  EPA-EFE/NIC BOTHMA
07 Fév

L’Afrique du Sud aspire à entamer sa transition vers les énergies renouvelables

Johannesburg – L’Afrique du Sud aspire à entamer sa transition vers les énergies renouvelables en cessant progressivement l’utilisation du charbon, a indiqué jeudi le président sud-africain, Cyril Ramaphosa.

« Nous sommes toujours dépendants à 89% du charbon, mais nous avons commencé à se tourner vers les énergies renouvelables, a dit M. Ramaphosa dans un point de presse avec la Chancelière allemande, Angela Merkel, dans le cadre d’une visite de travail de deux jours dans ce pays d’Afrique australe.

L’Afrique du Sud a beaucoup à apprendre de l’Allemagne sur la mise en place de sa transition énergétique, a-t-il ajouté, précisant qu’à mesure « que nous progressons, les énergies renouvelables joueront un rôle plus important dans l’économie du pays ».

Le pays de Nelson Mandela fait face depuis des années à une grave crise énergétique. Sa compagnie d’électricité Eskom, qui fournit plus de 95 pc des besoins énergétiques du pays, est confrontée à des difficultés majeures, résultat de longues années de mauvaise gouvernance.

Début janvier, Ramaphosa avait signalé que remédier à la crise énergétique figure à la tête des priorités du pays pour 2020, notant que le pays doit accélérer la mise en place de la nouvelle stratégie qui consiste à impliquer les entreprises privées dans la production de l’électricité et trouver de nouvelles sources d’énergie.

Eskom, dont la dette s’élève à plus de 30 milliards de dollars, opère actuellement des coupures du courant à travers le pays, sapant la confiance des investisseurs. Ces délestages sont imposées, selon l’entreprise, par la pression sur ses capacités de production sévèrement affectées par le vieillissement de ses centrales.

Cette crise aggrave l’incertitude économique que traverse le pays, avec une croissance moribonde et un chômage se chiffrant à environ 30% de la population active.

Les délestages, combinés avec des conditions économiques mondiales défavorables, menacent de paralyser une économie déjà coincée dans son cycle baissier le plus long, n’ayant pas dépassé le cap des 2% de croissance depuis 2013.

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