Non classifié(e)La ville de Paris a été au rendez-vous, dimanche, avec sa troisième «Journée sans voiture»

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02 Oct

La ville de Paris a été au rendez-vous, dimanche, avec sa troisième «Journée sans voiture»

Paris, _ La ville de Paris a été au rendez-vous, dimanche, avec sa troisième «Journée sans voiture» dont les objectifs tendaient à améliorer la qualité de l’air respiré par ses habitants et à leur permettre de profiter de leur ville de manière plus sereine que d’habitude.

Cantonnée à un périmètre restreint durant les éditions 2015 et 2016, la journée sans voiture a été étendue cette année à l’ensemble de Paris intra-muros.

Ainsi, la circulation a été interdite, de 11 heures à 18 heures, pour les voitures et deux-roues motorisés, à quelques exceptions liées à la vitalité du secteur d’activité ou à des considérations d’urgence.

Pour mesurer les effets bénéfiques sur l’environnement, l’association Airparif devait effectuer des relevés à intervalle régulier avant de faire un premier point sur la qualité de l’air en fin de journée.

En 2016, alors que 650 km de chaussées avaient été interdits aux voitures sur près de la moitié de la ville, Airparif avait relevé, dans le périmètre de l’opération, une baisse moyenne de 20 pc à 35 pc de dioxyde d’azote.

La pollution sonore devait également être mesurée, puisque l’observatoire Bruitparif devait installer 11 stations de mesure dans la ville et diffuser en temps réel et en ligne des résultats comparatifs avec la précédente édition.

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Londres, _La fonte définitive de la banquise du pôle Nord constituera un bouleversement exceptionnel qui conduira à la disparition de nombre d’espèces endémiques, préviennent des chercheurs de l’université de Cambridge.

L’Arctique est en effet supposé abriter d’abondantes ressources énergétiques fossiles (respectivement 30 pc et 13 pc des stocks planétaires de gaz et de pétrole). La disparition de sa banquise faciliterait ainsi grandement l’accès à ces gisements, tout en ouvrant de nouvelles routes maritimes promesses d’échanges économiques encore plus intenses entre l’Asie et l’Amérique du Nord, précisent-t-ils dans une  étude publiée par la revue Nature.

Les auteurs de l’étude mettent en garde contre les retombées de la disparition de la banquise Arctique. En se réchauffant, le pôle Nord va libérer les énormes quantités de méthane (environ 50 milliards de tonnes) qu’il séquestre dans ses sols et glaces.

Or, le méthane est un gaz au pouvoir de réchauffement vingt fois supérieur au CO2. Bien que déjà en cours, le pôle Nord se réchauffe à un rythme deux fois supérieur à la moyenne mondiale, s’alarment les experts britanniques.

Ils disent que l’accumulation de méthane dans l’atmosphère va conduire à une accélération du phénomène d’effet de serre, donc de la hausse moyenne des températures planétaires, accélérant d’autant le changement climatique en cours.

-Les émissions de méthane issues de l’élevage, en partie responsables du réchauffement climatique, sont plus importantes qu’on ne le pensait jusqu’ici, selon une étude parue dernièrement dans la revue Carbon Balance and Management.

Ces émissions sont liées aux phénomènes de fermentation lors du processus de digestion du bétail, mais aussi aux modes de stockage et traitement des déjections, indiquent les chercheurs qui ont mis au point un nouveau mode d’évaluation des émissions par tête de bétail.

Les émissions de méthane issues du bétail ont crû le plus fortement dans les régions qui se développent rapidement, en Asie, en Amérique latine, en Afrique. En revanche, ces émissions ont augmenté moins fortement dans les pays industrialisés, relèvent les experts.

Et d’ajouter que les émissions globales de méthane dans l’atmosphère ont flambé depuis dix ans en raison de l’exploitation des énergies fossiles et des activités agricoles.

Lisbonne,_ La phase la plus critique des feux de forêt au Portugal s’est achevée le weekend, avec plus de 230.000 hectares de végétations parties en fumée, soit le niveau le plus élevé en une décennie, et le décès de 64 personnes à Pedrógão Grande.

La phase baptisée « Charlie », pendant laquelle le dispositif de lutte contre les incendies était à son maximum, a débuté le 1er juillet, mais les moyens ont dû être renforcés en raison du gigantesque feu de Pedrógão Grande, qui a éclaté le 17 juin faisant 64 morts et 200 blessés, et endommageant environ 500 maisons.

Le feu qui a causé le plus de dégâts cette année était celui de la commune de Sertã dans le district de Castelo Branco (nord), et qui a embrasé quelque 29.758 hectares de forêts, selon les données de l’Institut pour la protection de la nature et des forêts (ICNF).

Durant cette année qui a connu les conditions météorologiques les plus sévères depuis 2003, les incendies de forêt ont ravagé 239.000 hectares, selon le Système européen d’information sur les incendies de forêt, mais le Portugal est le pays qui a enregistré le plus de dégâts en termes de superficie brûlée en Europe sur dix ans.

Au cours de la phase « Charlie », quelque 9.740 pompiers étaient mobilisés avec l’aide de 2.065 véhicules et 48 moyens aériens. 236 points de vigilance ont également implantés sous la responsabilité de la gendarmerie (GNR).

– L’École d’hôtellerie et de tourisme de Coimbra a remporté, pour la cinquième année consécutive, le prix de l’Association pavillon bleu d’Europe (ABAE), en reconnaissance des bonnes pratiques environnementales développées par cet établissement tout au long de l’année scolaire 2016-2017.

Cette année, 1.531 écoles portugaises ont été primées par l’association ABAE, soit 231 de plus que l’année précédente, selon le magazine Ambiente.

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Madrid, _L’ancienne secrétaire des Nations unies pour le changement climatique et actuelle directrice de Mission 2020, Christiana Figueres, a estimé que l’Espagne doit faire de la lutte contre le changement climatique et de la transition vers une économie sobre en carbone «une politique d’Etat».

Dans une interview à l’agence EFE en marge d’une réunion à Madrid avec la commission parlementaire espagnole chargée d’élaborer la future loi sur le changement climatique et la transition énergétique, Figueres a souligné que le gouvernement espagnol «a une grande responsabilité et une grande opportunité» pour réussir l’adoption de cette loi.

Ce texte doit être le fruit d’un large consensus, car il s’agit d’une loi à très long terme, qui doit rester à l’abri des changements résultants des processus électoraux et des différences partisanes, a-t-elle relevé.

-Le conseil de la municipalité de Vitoria (nord) a appelé le gouvernement espagnol à lancer «sans plus attendre» les travaux de démantèlement de la centrale nucléaire de Santa Maria de Garona, qui fait l’objet d’un décret gouvernemental portant sa fermeture définitive.

Le conseil municipal a également réclamé l’élaboration par le gouvernement d’un plan de développement économique pour les municipalités affectées par la fermeture de cette centrale, qui soit orienté vers les énergies renouvelables.

Il s’agit de développer les énergies vertes pour remplacer l’électricité qui était produite par la centrale nucléaire, a expliqué le conseil.

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