RégionsSuède: Baisse du nombre total de feux de forêt de 80 à 44 le week-end dernier

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Plusieurs hectares, ont été ravagés par un énorme incendie, samedi (10/08/13), dans les forêts de Mesguina et d’Admin de la commune d’Amskroud, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Agadir.
23 Juil

Suède: Baisse du nombre total de feux de forêt de 80 à 44 le week-end dernier

Copenhague – Le nombre total de feux de forêt qui ont ravagé les forêts et la campagne suédoises est tombé de 80 à 44 le week-end dernier, au moment où le service d’urgence suédois SOS Alarm espère que les averses attendues autour de certaines des zones touchées aideront à éteindre les flammes.

Le nombre d’avertissements publics VMA envoyés par les services de secours a également diminué ; leur objectif principal est maintenant de protéger les résidents dans six zones touchées à Gävleborg, Dalarna et Jämtland.

L’Agence suédoise de la protection civile (MSB) a indiqué que l’aide de l’étranger a continué d’affluer, avec l’arrivée de six hélicoptères d’Allemagne et de Lituanie, quatre avions de lutte contre l’incendie d’Italie et de France et 22 pompiers du Danemark.

Jusqu’à 139 pompiers et 44 véhicules polonais devraient également rejoindre la mission dans l’espoir d’éteindre définitivement les feux de forêt.

On pense que l’arrivée précoce d’un temps estival chaud et sec en Suède, associée à un manque de pluie plus tôt dans l’année, sont les principales causes de cette flambée de feux de forêt historique.

En cours de semaine, le Premier ministre suédois Stefan Löfven avait qualifié la situation d ‘ »extrême ».

On estime qu’environ deux millions de mètres cubes de forêt d’une valeur d’environ 600 millions de couronnes ont été détruits par les flammes.

Dan Eliasson, responsable de l’Agence suédoise des urgences civiles chargée de coordonner les efforts de secours et de lutte contre les incendies, a affirmé que « nous sommes dans la situation la plus grave et la plus difficile dans laquelle se trouvent les services de secours et de lutte contre l’incendie en Suède ».

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L’été 2018 au Danemark est déjà gravé dans les annales de l’histoire à cause d’un ensoleillement important, des températures élevées et une sécheresse qui a forcé une interdiction nationale des feux ouverts et de l’arrosage des jardins.

L’agence météorologique danoise (DMI) soutient que cet été est probablement déjà dans la même catégorie que les autres grandes années de sécheresse enregistrées depuis 1874 – qui sont 1899, 1947, 1959, 1976 et 1992. Mais 2018 pourrait finir par les surpasser toutes.

« Le mois de juillet s’annonce très sec, et si le mois d’août suit la même tendance, nous risquons de passer l’été le plus sec jamais enregistré depuis 1976, quand 49 mm de pluie sont tombés en juin, juillet et août », indique la DMI.

En parallèle, l’agriculture est l’un des secteurs qui pâtit le plus d’une sécheresse pouvant finir par coûter des milliards de couronnes aux professionnels.

Le gouvernement a déjà annoncé une série de mesures d’urgence, en autorisant les agriculteurs biologiques à réduire la teneur en fourrage des aliments pour bétail de 60 à 50% sans perdre leur statut biologique.

En outre, il sera permis aux agriculteurs de récolter du foin sur les terres en jachère pour la nourriture du bétail et les agriculteurs biologiques pourront utiliser les aliments récoltés dans les champs en cours de conversion en terres biologiques.

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.-Oslo- Avec les changements climatiques en cours, l’été inhabituellement chaud de cette année serait une normalité pour la Norvège qui devrait s’attendre à des saisons beaucoup plus chaudes encore, ont averti des chercheurs.

Les parties nord et sud de la Norvège ont enregistré ce weekend des températures de 30 degrés Celsius, un fait exceptionnel pour le pays nordique.

Les chercheurs en matière de climat ont mis en garde contre des hausses de température moyennes à long terme de deux à quatre degrés si les changements climatiques se poursuivent à leur rythme actuel.

Un certain nombre de records de temps chaud ont déjà été établis cet été. La température la plus chaude enregistrée jusqu’ici cette année en Norvège est de 34 degrés – quatre degrés de plus que le jour le plus chaud de l’année dernière.
Tore Furevik, professeur à l’Université de Bergen et directeur du Centre de recherche sur le climat, a affirmé que les vagues de chaleur européennes de cette année sont plus fréquentes et plus chaudes que les années précédentes.

« Les changements de température cet été en Europe ont été beaucoup plus importants que la moyenne annuelle. Je pense que ce réchauffement pourrait être de deux à quatre degrés ce siècle », a-t-il indiqué.

Cela signifierait qu’une vague de chaleur en été pourrait être de 12 degrés plus chaude que maintenant, a-t-il ajouté. « C’est une combinaison de réchauffement et de manque de pluie qui pourrait être particulièrement catastrophique pour l’agriculture. Nous avons déjà vu les conséquences pour l’agriculture cet été avec le dessèchement des terres agricoles et l’échec des récoltes », a-t-il expliqué.

Le météorologue Bjart Eriksen n’exclut pas l’éventualité de voir les températures grimper à 40 degrés pour les futurs étés norvégiens. « Il est clair que lorsque le réchauffement de la planète augmente et que nous ne sommes pas assez bons pour résoudre les problèmes d’émissions, 40 degrés sont possibles à long terme », a-t-il soutenu.

Mais d’autres chercheurs ont déclaré que de telles températures élevées étaient improbables.

« Les changements climatiques et le réchauffement de la planète peuvent affecter les températures maximales et la Norvège se réchauffera en moyenne, mais il y a probablement une très petite chance que nous obtenions 40 degrés. Cela demanderait beaucoup car c’est un très fort ensoleillement et nous ne l’avons pas ici », a estimé Erik Kolstad, chercheur en climatologie à Uni Research et au Centre de recherche climatique de Bjerknes.

.- Le producteur norvégien d’énergie solaire indépendant Scatec Solar a annoncé en fin de semaine des augmentations de ses revenus et de son EBITDA pour le deuxième trimestre de 2018 sur une base proportionnelle.

La société a déclaré que le bénéfice proportionnel avant intérêts, impôts et amortissements (EBITDA) s’est élevé à 266 millions de couronnes (27,7 millions d’euros).

Elle a attribué cette performance à une augmentation significative des activités de développement et construction (D&C), notant que les travaux de construction progressent pour 1,1 GW de projets solaires en Malaisie, au Brésil, au Honduras, au Mozambique, en Egypte et en Afrique du Sud.

Pour le deuxième trimestre, la compagnie a dégagé un bénéfice net de 81 millions de couronnes.

« Nous continuons de voir des opportunités de marché intéressantes avec une cible de 3,5 GW d’ici fin 2021 », a déclaré le PDG Raymond Carlsen, qui a obtenu 117 MW en Argentine et 130 MW en Ukraine au dernier trimestre.

Sur une base consolidée, les revenus sont passés de 279 millions à 286 millions de couronnes et l’EBITDA à 212 millions, contre 217 millions pour la même période en 2017.

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.- Le golfe de Finlande et certaines parties de la mer de l’archipel ont connu une floraison exceptionnellement d’algues bleu-vert ces derniers jours, indique un communiqué de l’Institut finlandais de l’environnement (SYKE).

Selon les prévisions météorologiques, le temps exceptionnellement chaud se poursuivra toute la semaine et la vigoureuse floraison d’algues bleu-vert devrait se poursuivre dans les prochains jours, particulièrement dans les zones marines du sud.

Les zones lacustres ont également vu de grandes quantités de proliférations d’algues bleu-vert.

Au début du mois de juin, le SYKE a publié une prévision des algues pour les zones marines dans laquelle il était prévu que la majorité du Golfe de Finlande était confrontée à un risque considérable de prolifération d’algues bleu-vert.
Cette prévision est maintenant devenue réalité, mais sur une échelle encore plus large que prévu. La période calme et chaude du temps a stimulé la formation de radeaux d’algues bleu-vert.

« Les proliférations ne résultent pas principalement des émissions de phosphore dans le bassin versant du golfe de Finlande, car elles ont diminué au cours du dernier millénaire plus que partout ailleurs dans la région de la mer Baltique. Ce sont plutôt les eaux profondes anoxiques et très riches en phosphore du bassin principal de la mer Baltique qui affectent désormais la situation dans toute la région du golfe de Finlande. La situation résulte également en partie des apports d’eau salée entrés dans la mer Baltique entre 2014 et 2016, qui ont poussé les anciennes eaux salées et riches en phosphore du bassin principal dans le golfe de Finlande », a affirmé Seppo Knuuttila, chercheur principal de SYKE.

La charge en nutriments dans la mer Baltique dépasse toujours les objectifs actualisés fixés par la Commission de protection du milieu marin de la mer Baltique (HELCOM) lors de leur réunion ministérielle de 2013, bien que la charge de phosphore ait diminué de 60% et la charge d’azote de 40% grâce au traitement des eaux usées.

La récupération après des décennies de charge excessive en nutriments est ralentie principalement par la masse d’eau anoxique et très riche en phosphore des bassins profonds.

Selon l’Institut météorologique et hydrologique suédois (SMHI), le volume de cette masse d’eau a augmenté à l’automne 2017 pour atteindre son niveau record actuel.

En outre, le réchauffement dans la région de la mer Baltique augmentera le risque de prolifération d’algues bleu-vert à l’avenir. La stratification renforcée de la masse d’eau pourrait entraîner l’expansion des zones anoxiques, ce qui accélèrerait à son tour la libération de phosphore du fond marin. De plus, les pluies hivernales, de plus en plus fréquentes, laissent plus de nutriments dans la mer depuis le bassin versant.

Pour que la mer Baltique soit en bonne condition, il faut à la fois limiter le réchauffement climatique et, en particulier, réduire de manière significative les émissions provenant de la plus grande source de nutriments.

À l’heure actuelle, environ 70% de toutes les terres cultivées en Finlande sont utilisées pour la production d’aliments d’origine animale.

Le moyen le plus efficace de réduire sa propre empreinte sur la mer Baltique consiste à réduire la consommation de viande et à la remplacer par du poisson biologique provenant de la mer Baltique. De plus, la meilleure façon de réduire son empreinte carbone est de réduire la consommation d’énergie produite avec des combustibles fossiles, tant dans le transport qu’à domicile, et de réduire en général le niveau de consommation.

« Les émissions provenant de la production alimentaire et du changement climatique sont toutes deux clairement liées à l’eutrophisation. Les choix des consommateurs et les actions politiques dans la société ont un impact significatif sur les futurs niveaux d’eutrophisation. La Finlande assurera la présidence d’HELCOM pour les deux prochaines années, nous avons donc une bonne occasion de promouvoir la réduction des émissions dans tous les pays de la mer Baltique », a expliqué Seppo Knuuttila.

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