En vedettePour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, il faut être « ambitieux »

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Le militant écologiste français Nicolas Hulot, donne lundi (17/10/16) à Rabat, une déclaration à la presse en marge de la première édition des "Entretiens de Rabat".
17 Oct

Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, il faut être « ambitieux »

Nadi (Iles Fidji) – Pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, il faut être « ambitieux », car l’ambition « nous pousse à voir grand », a souligné, mardi à Nadi (nord-ouest des îles Fidji), le ministre français de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

« Il serait indécent d’être optimiste et irresponsable d’être pessimiste, mais il faut plutôt être ambitieux, car l’ambition est la motivation qui nous pousse à voir grand et à faire les choses en grand », a déclaré à la MAP M. Hulot en marge des travaux de la pré-COP23.

Interrogé s’il est optimiste ou pessimiste d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, le ministre français a répondu: « C’est trop tard pour être pessimiste et bien trop tôt pour être optimiste ».

La direction a été fixée à Paris, l’impulsion donnée à Marrakech et le rythme est en train d’être vérifié et précisé aux îles Fidji pour ramener le réchauffement climatique global à moins de 2 degrés d’ici à la fin du siècle, a-t-il rappelé.

« Paris était une étape où on a fixé un objectif, Marrakech était un moment où on a sonné le départ de la dynamique, et ici aux Iles Fidji, on est en train de voir à quelle vitesse on roule », a-t-il enchaîné, jugeant qu’il est impératif d’évaluer la situation pour « voir si on doit accélérer ou pas ».

L’étape COP23 est un moment de partage des tâches en fonction des capacités et des responsabilités de chacun, a précisé le responsable français, estimant que « tout un chacun est appelé à expliquer ce qu’il fait dans son pays et éventuellement servir d’exemple aux autres ».

Dans ce sens, il a appelé tous les acteurs à agir en toute honnêteté et transparence pour savoir si les objectifs fixés pour 2018 seraient réalisables et partant jauger la situation par rapport aux priorités.

Evoquant la question de financement, qui met parfois en doute ce processus, M. Hulot a éclairé que « tout le financement qu’on fera aujourd’hui est une économie en termes de conséquences négatives dans le futur ».

La réunion ministérielle pré-COP est organisée en amont de la 23ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23), à la 13-ème Session de la Conférence des Parties siégeant en tant que Réunion des Parties au Protocole de Kyoto (CMP13) et à la suite de la 1ère session de la Conférence des Parties siégeant en tant que Réunion des Parties à l’Accord de Paris (CMA1.2).

Co-présidée par M. Salaheddine Mezouar et M. Josaia Voreqe Bainimarama, respectivement présidents des COP22 et 23, la réunion ministérielle sert de support pour des discussions politiques de haut niveau sur les principaux éléments des négociations de la COP23 en préparation des prochaines réunions de la Conférence à Bonn.

Les débats portent sur les questions clés se rapportant à l’opérationnalisation de l’Accord de Paris et constituera une occasion de tirer parti des conclusions de la COP22 organisée à Marrakech et hautement saluée, de réaffirmer l’engagement des pays signataires en faveur de l’Accord de Paris et de prendre des mesures significatives pour faire avancer la mise en œuvre de la feuille de route établie à Marrakech.

La présidence fidjienne place comme priorité la préservation du consensus multilatéral inscrit dans l’Accord de Paris pour des réductions substantielles des émissions de carbone.

Elle prévoit, par ailleurs, de maintenir l’élan pour la mise en œuvre de l’Accord par le biais d’une vague d’actions climatiques qui requiert l’implication de toutes les parties.

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