En vedetteBientôt un cadastre solaire à Benguerir, le premir en Afrique

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Une personne travaille le 18 février 2008 à Weinbourg sur des panneaux d'un parc photovoltaïque, présenté comme la plus grande installation intégrée au monde avec ses 36.000 m² de panneaux faisant office de toiture.   Outre sa dimension qui va autoriser la production annuelle de 4,5 Mégawatts d'électricité, capable d'alimenter une ville de 4.000 habitants, la particularité de l'installation réside dans le fait que les panneaux ne sont pas posés sur un toit "mais qu'ils sont le toit", a précisé mercredi à l'AFP M. Westphal, agriculteur à l'origine du projet.     AFP PHOTO/ FREDERICK FLORIN

A worker installs solar panels on a 36,000 square meters solar panel installation, the largest in the world, spread over five hangars at a farm, used as a giant roof in Weinbourg, Eastern France on February 18, 2009. The solar panels will yield 4,5 Megawwats a year, which will enable to provide energy for a city of 4,000, said Mr Westphal, a farmer who is behind the project. AFP PHOTO/ FREDERICK FLORIN (Photo by FREDERICK FLORIN / AFP)
09 Nov

Bientôt un cadastre solaire à Benguerir, le premir en Afrique

Rabat – Connaitre si la toiture d’un bâtiment est propice à l’installation de panneaux solaires et avoir, même, une estimation du productible électrique sera désormais possible au Maroc, grâce au Cadastre solaire, lancé à Benguerir, avant sa généralisation sur tout le territoire du Royaume à l’horizon fin 2019.

Développé par l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) et le Green Energy Park de Benguerir, en collaboration avec le Laboratoire géoscience de la Faculté des sciences Ain Chock (Université Hassan II de Casablanca) et l’Agence urbaine de Kelaa des Sraghna, ce projet, le premier en son genre au niveau national et continental, permet d’avoir plusieurs informations sur le potentiel réel du photovoltaïque, notamment pour la basse tension et le secteur résidentiel et industriel.

Selon un communiqué de l’IRESEN, ce service sera mis à la disposition du grand public sous forme d’application en ligne (http://cadastresolaire.iresen.org/). Elle sera accessible à partir de lundi prochain, selon l’Institut.

La deuxième région en cours de traitement est la ville de Casablanca, dont le Cadastre solaire sera finalisé en décembre 2018, souligne le communiqué, ajoutant qu’elle sera suivie des villes de Marrakech et de Rabat, afin de couvrir tout le territoire à l’horizon fin 2019.

Dorénavant, les administrations publiques, les entreprises et les particuliers peuvent identifier, grâce à un simple code couleur, si leurs toitures sont propices à l’installation de panneaux solaires et avoir une estimation du productible électrique, relève la même source, notant qu’un module de recherche avancée permet également d’identifier les bâtiments à fort potentiel solaire.

Le Cadastre solaire est une cartographie des toitures de bâtiments potentiellement aptes à accueillir des installations photovoltaïques. Cette innovation basée sur les systèmes d’informations géographiques (SIG) est un outil interactif représentant le potentiel photovoltaïque, calculé à partir d’algorithmes, afin de simuler l’irradiation annuelle moyenne (KWh/m²/an) des toitures urbaines et rurales.

Cet algorithme prend en considération plusieurs facteurs, dont la localisation géographique, l’altitude de la zone d’étude, la pente et l’orientation du site et l’effet de l’ombrage des bâtiments et du relief.

L’IRESEN est un institut de recherche créé en 2011 par le ministère de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, et plusieurs acteurs clés du secteur énergétique au Maroc pour accompagner la stratégie énergétique nationale, en soutenant la recherche-développement appliquée dans le domaine de l’énergie solaire et des énergies nouvelles.

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