En vedetteCôte d’Ivoire : 100.000 ha seront détruits pour éradiquer une maladie du cacao

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Une cabosse mûre de cacao reconnaissable à sa couleur jaune vert se cueille, le 29 octobre 2002, sur l'arbre d'une plantation près de Vavoua. C'est en cette période de l'année que la récolte a lieu en Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao. En raison des évènements actuels dans ce pays, les producteurs de cacao ne peuvent plus écouler leur production. Les opérateurs (intermédiaires entre les producteurs et les exportateurs) ne disposent pas de la liquidité nécessaire pour l'achat du cacao en raison de la fermeture des banques et de l'impossibilité de se déplacer librement dans le pays coupé en deux entre la rébellion et le pouvoir en place.  AFP PHOTO PHILIPPE DESMAZES / AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES
23 Jan

Côte d’Ivoire : 100.000 ha seront détruits pour éradiquer une maladie du cacao

Abidjan  – La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, projette de détruire 100.000 ha de vergers infectés par le « swollen shoot », une maladie virale du cacao qui menace la production du pays.

Selon le directeur général du Conseil du café-cacao (CCC), en charge de la gestion de la filière, Yves Brahima Koné, les données actuelles recueillies sur le terrain montrent que la maladie est en progression dans les vergers du pays.

« L’arrachage des cacaoyers malades s’impose comme la seule solution face à ce fléau, et comme la maladie ne cesse de progresser, il nous faut donc intensifier les opérations d’arrachage en cours, afin d’éliminer tous les foyers identifiés qui sont des sources de propagation de la maladie dans le verger », a-t-il ajouté, précisant que les pieds de cacaoyer à arracher représentent « environ 100.000 ha ».

Ce programme, d’un coût global de 34,5 milliards de FCFA (70 millions de dollars), vise l’arrachage des 100.000 ha de vergers infectés par la maladie jusqu’en 2022. Les vergers ivoiriens sont estimés à deux millions d’hectares.

Le programme rend « obligatoire » l’arrachage des vergers infectés et permet aux producteurs de bénéficier de mesures d’accompagnement tels la remise aux producteurs de la somme de 50.000 francs CFA (100 dollars US) par hectare, l’octroi d’herbicides, de rejets de bananiers, de semences de cacaoyers et d’insecticides.

Le « swollen shoot » est apparu en Côte d’Ivoire en 1943 dans l’est du pays avant de se propager dans le centre-ouest, dans les départements de Bouaflé et Sinfra où il connaît une recrudescence depuis 2013.

Il se caractérise par le gonflement des rameaux du cacaoyer, le jaunissement et la déformation des feuilles et par des cabosses de petite taille qui finissent par faner et mourir.

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