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17 Jan

Environnement: De nouveaux métiers pour la bonne cause

Rabat – Les nouveaux métiers verts sont devenus à l’heure actuelle une niche intarissable de création de nouveaux emplois, allant au-delà du simple gagne-pain, pour servir la bonne cause, celle de la protection de l’environnement.

Dans ce cadre, le ministère délégué chargé de l’Environnement a mis en place des programmes intégrés pour promouvoir la filière verte tels que le programme national de protection de la qualité de l’air, le programme « Amélioration du cadre de vie des populations », le programme de protection et de valorisation de la biodiversité, le programme national d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées (PNA) et le programme national des déchets ménagers et assimilés (PNDM).

Ces multiples programmes ont favorisé l’émergence de nouveaux métiers amis de l’environnement tels les agents de traitement des eaux et d’assainissement, les formateurs environnement, les juristes d’environnement, les techniciens physico-chimistes, les paysagistes et les ingénieurs en gestion urbaine.

Le secteur des énergies renouvelables contribue en grande partie à la promotion de ces nouveaux métiers, offrant ainsi des opportunités aux ingénieurs et concepteurs mécanique éolienne, aux techniciens bioénergies, aux installateurs de systèmes solaires thermiques et photovoltaïques, aux techniciens de maintenance des installations thermiques et aux techniciens en génie climatique.

Selon une étude récente réalisée par la « Mediterranean Forum of Institute of Economics Sciences » (Femise), le Maroc, qui emploie actuellement environ 3.000 personnes dans le secteur des énergies renouvelables, pourra créer entre 270.000 et 500.000 nouveaux emplois verts à l’horizon 2040.

Le ministère chargé de l’Environnement avait lancé, avec l’appui du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et l’Organisation des Nations-unies pour le développement industriel (ONUDI), un premier appel à projets auprès des autoentrepreneurs, startups et très petites et moyennes entreprises (TPE/PME), ayant des projets « cleantech » innovants dans les domaines de valorisation des déchets, de l’utilisation rationnelle de l’eau, de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables et des bâtiments verts. Les lauréats de ce programme ont été récompensés en novembre dernier à Marrakech à l’occasion de la COP22.

En raison de sa politique énergétique ambitieuse, qui lui vaut aujourd’hui la 9è place mondiale en matière d’économie verte, le Maroc pourrait se réjouir d’avoir balisé le terrain pour un développement considérable des emplois verts dans le court, moyen et long termes, a confié à la MAP le directeur du Forum marocain des métiers verts (FMV), Mohamed Lamghrari.

Le secteur de l’environnement représente un véritable gisement d’emplois, relève-t-il, ajoutant qu’environ 13.000 emplois seront créés à l’horizon 2020 en matière de production d’énergie durable, 50.000 dans le secteur des forêts, 35.000 dans l’efficacité énergétique, 10.000 dans la filière de la gestion des déchets liquides et environ 11.000 dans celle de la gestion des déchets solides.

M. Lamghari s’est dit optimiste quant à l’avenir des métiers verts dans le Royaume, après les perspectives ouvertes par la COP22.

Il a cité, dans ce sens, les emplois liés au marché de l’eau et au traitement des eaux usées et les métiers relatifs à la prévention des risques environnementaux, à la performance énergétique des bâtiments, à l’éco-construction et à la production et la distribution des énergies renouvelables.

S’agissant des moyens à même d’améliorer les métiers verts au Maroc, le directeur de FMV a mis l’accent sur l’impératif d’instaurer une culture de la compétitivité, de l’innovation et de la productivité et d’adapter l’offre de formation aux vrais besoins des professionnels.

Il a, toutefois, relevé que l’offre de formation (professionnelle, continue et universitaire) demeure toujours limitée, expliquant dans ce cadre « qu’en dépit de l’explosion des filières de formation verte et l’engouement des étudiants, plusieurs écueils subsistent ».

Soucieux de promouvoir l' »emploi environnemental », le gouvernement marocain a adopté une approche qui consiste en la mise en place dans un premier temps des références réglementaires se rapportant au champ environnemental, puis l’identification des besoins en compétences, avant d’en arriver à la phase de la promotion de l’environnement et du développement durable.

Ces efforts ne manqueront pas de permettre aux métiers et emplois liés à l’environnement de se renforcer progressivement pour s’ajuster aux besoins des programmes nationaux et des initiatives locales.

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