En vedettejustice hydrique: Appel à Rabat à la conjugaison d’efforts du gouvernement

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Une délégation guinéenne visite, mercredi (05/07/17), la Station d’épuration des eaux usées (STEP) en boues activées de la ville d’Ifrane.
07 Avr

justice hydrique: Appel à Rabat à la conjugaison d’efforts du gouvernement

Rabat – Les participants à une table ronde, organisée vendredi à Rabat, ont appelé à la conjugaison d’efforts de l’ensemble des départements gouvernementaux pour la réalisation d’une justice hydrique dans le Royaume.

La justice hydrique constitue un élément clé de la gouvernance et d’une bonne répartition et rationalisation de cette source vitale nécessaire à l’existence humaine et un approvisionnement en eau potable de l’ensemble des régions, en particulier rurales, montagneuses et enclavées non raccordées au réseau d’eau potable, ont souligné les intervenants lors de cette rencontre.

A cet égard, ils ont jeté la lumière sur les différents enjeux et défis auxquels le secteur doit faire face, notamment les ressources hydriques limitées, l’épuisement d’année en année des eaux de surface, les conséquences des aléas climatiques (inondations, sécheresse), la demande de plus en plus croissante de l’eau potable, outre la problématique de la pollution.

Dans le même ordre d’idées, ils ont rappelé que quelque 140 grands barrages d’une capacité globale de 17,6 milliards m3, 13 installations de traitement des eaux, des puits pour l’exploitation des eaux souterraines et des stations de dessalement d’eau de mer ont été construits par le département de tutelle, outre la mise en place d’unités de dessalement d’eau de mer et la construction en cours de 14 autres barrages d’une capacité de 3,5 milliards m3.

Ces installations visent essentiellement, selon eux, la généralisation de l’approvisionnement en eau potable, l’accompagnement du développement industriel et minier, l’irrigation de plus de 1,5 million d’hectares, la contribution à couvrir une partie des besoins énergétiques et la protection contre les inondations.

Les participants ont rappelé également le plan national de l’eau, élaboré par le secrétariat d’Etat chargé de l’eau, et qui est considéré comme une référence en matière de politique nationale hydrique, précisant que cette plateforme vise particulièrement à répondre aux besoins de la population en matière de l’eau, accompagner les grands chantiers lancés par le Maroc en vue d’éviter un déséquilibre entre la demande et l’offre de cette matière vitale et garantir un bon approvisionnement en eau.

A cette même occasion, les conférenciers ont mis en avant l’arsenal juridique réglementant le secteur de l’eau, en particulier la loi 36-15 relative à l’eau, qui fixe les règles d’une gestion intégrée, décentralisée et participative des ressources en eau afin de garantir le droit des citoyens à l’accès à l’eau pour une utilisation rationnelle et durable et une meilleure valorisation quantitative et qualificative de cette denrée vitale.

Cette table ronde, organisée par l’Association marocaine de l’eau et du développement durable, en partenariat avec le Réseau marocain pour le logement décent, a été également l’occasion de passer en revue les différents projets lancés par le Royaume en la matière, dont le Programme national d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées, le programme national d’économie d’eau en irrigation, le Plan National de protection contre les inondations, ainsi que le programme national de prévention et de lutte contre la pollution industrielle.

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