En vedetteL’Europe secouée par le scandale des oeufs contaminés au fipronil

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This photo taken on August 8, 2017 in Merkplas shows eggs for sale at a food warehouse, during investigations into contaminated eggs in northern Belgium. 
Several European countries face a growing scare over millions of eggs that have been contaminated with the insecticide fipronil, which is potentially harmful to humans. Millions of eggs have been pulled from shops in Belgium, the Netherlands and Germany as fipronil was detected in samples. / AFP PHOTO / BELGA / KRISTOF VAN ACCOM / Belgium OUT
11 Août

L’Europe secouée par le scandale des oeufs contaminés au fipronil

Bruxelles – Le scandale des œufs contaminés à l’insecticide fipronil ne cesse de prendre de l’ampleur en Europe où une quinzaine de pays sont désormais touchés, alors que la Commission européenne entend convoquer une réunion sur la crise le 26 septembre.

L’affaire qui a démarré la semaine dernière par le retrait de millions d’oeufs des supermarchés allemands et néerlandais concerne, jusqu’ici la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, la France, la Suède, le Royaume-Uni, l’Autriche, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et le Danemark. En dehors de l’UE, la crise s’étend aussi à la Suisse et Hong Kong.

Alors que la Belgique et les Pays-Bas, particulièrement critiqués par leurs partenaires européens pour avoir tardivement donné l’alerte sur le scandale, laissant apparaître des tensions entre les Etats membres de l’UE, la Commission européenne a annoncé vendredi qu’elle réunirait les pays concernés pour « tirer les leçons » de la crise, a priori le 26 septembre.

Cette réunion de haut niveau devrait rassembler les ministres concernés ainsi que les représentants des agences de sécurité alimentaires de tous les Etats membres concernés.

« Nous avons un bon système, et indéniablement les standards alimentaires les plus élevés dans le monde. Nous devons travailler ensemble pour tirer les leçons nécessaires et avancer plutôt que perdre de l’énergie à désigner des coupables », a affirmé le commissaire européen à la Santé, Vytenis Andriukaitis.

Cette annonce intervient alors que les enquêtes judiciaires sur la fraude à l’origine de la contamination d’œufs en Europe par l’insecticide fipronil se sont accélérées en Belgique et aux Pays-Bas avec des perquisitions menées jeudi des deux côtés de la frontière. Ces opérations ont également donné lieu à deux arrestations aux Pays­-Bas visant les dirigeants de l’entreprise néerlandaise Chickfriend, accusée d’avoir appliqué le produit au fipronil dans les élevages avicoles.

Les deux pays qui comptent plus de 200 élevages de poules pondeuses contaminés après la désinfection des lieux avec des produits contenant du fipronil, ont été fortement critiqués par la France et l’Allemagne pour leur gestion de cette affaire.

Régissant à ces critiques, la Belgique a pointé la responsabilité des Pays-Bas, les accusant d’avoir traité avec légèreté une information anonyme reçue en novembre 2016 sur l’utilisation du fipronil dans les élevages néerlandais.

Rejetant toute accusation de négligence, les Pays-Bas ont, quant à eux, assuré qu’il n’y avait « aucune indication d’un risque aigu pour la sécurité alimentaire » au moment de cette dénonciation anonyme.

A l’origine de cette affaire des œufs contaminés, des éleveurs néerlandais de volailles ont fait appel à une société spécialisée dans l’éradication du pou rouge, qui a employé dans son produit du fipronil, une molécule prohibée dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire. Les oeufs ainsi contaminés ont été exportés.

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