En vedetteLe Maroc, champion africain des énergies renouvelables (Le Point Afrique)

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(07/11/16) au complexe d'énergie solaire Noor à Ouarzazate
03 Déc

Le Maroc, champion africain des énergies renouvelables (Le Point Afrique)

Paris – Le Maroc, champion africain des énergies renouvelables, est bien parti pour atteindre, voire dépasser, l’objectif de produire 42 % d’énergie renouvelable en 2020 et 52 % à l’horizon 2030, écrit l’hebdomadaire français Le Point Afrique.

‘’Il a fallu moins de 10 ans au Maroc pour s’imposer comme un champion africain des énergies renouvelables’’, souligne la publication ajoutant qu’entre le lancement en 2009 par SM le Roi Mohammed VI du plan solaire Noor, puis l’ouverture en 2014 du plus grand parc éolien d’Afrique, le Royaume a vu sa part du mix énergétique d’origine renouvelable s’élever à 34 % en 2017.

‘’Et le voilà bien parti pour atteindre, voire dépasser, son objectif de produire 42 % d’énergie renouvelable (6 000 MW répartis équitablement entre l’éolien, l’hydraulique et le solaire) dans la consommation brute d’énergie en 2020. Un objectif relevé à 52 % à l’horizon 2030’’, commente la même source.

À titre de comparaison, la France, qui visait 23% d’énergies renouvelables dans sa production d’électricité en 2020, dans le cadre du Paquet énergie climat 2020 de l’Union européenne adopté en 2008, ne plafonnait qu’à 16 % en 2016, contre 17 % dans l’Union européenne (UE), fait observer Le Point Afrique citant des chiffres d’Eurostat. En 2030, au moins 32 % de la consommation devrait provenir des énergies renouvelables dans l’UE.

‘’Autant dire qu’il faut accélérer le rythme de la transition énergétique’’, estime Le Point Afrique soulignant que la circulation de l’énergie en est un vecteur important.

Il avance dans ce contexte l’import-export d’énergie qui s’est étendu au Maroc lors de la COP22 de Marrakech, avec la signature entre l’Allemagne, l’Espagne, la France, le Maroc et le Portugal d’une déclaration conjointe visant à intégrer les marchés des énergies décarbonées.

Cette feuille de route, baptisée SET (Commerce d’électricité durable), peut « contribuer de manière significative à la réduction des coûts des technologies des énergies renouvelables à l’échelle mondiale en créant les conditions de l’émergence d’une dynamique forte d’investissement dans le domaine », selon Ali Zerouali, directeur de la coopération et du Business développement international à Masen, l’Agence marocaine pour l’énergie solaire, cité par le Point Afrique.

Outre l’Europe, la coopération en matière d’énergie durable peut aussi s’articuler au sud du Maroc, en Afrique subsaharienne, estime l’hebdomadaire qui rappelle la signature entre la Banque africaine de développement (BAD) et Masen d’une lettre d’intention qui vise à déployer dans 11 pays ou zones de la bande sahélo-saharienne l’initiative « Desert to Power».

‘’L’objectif de ce partenariat, tout d’abord, est de soutenir les pays africains, en particulier ceux de la région du Sahel ciblés par le projet «Desert to Power », pour développer des technologies d’énergies renouvelables les plus adaptées à leurs conditions naturelles et à leurs besoins énergétiques spécifiques’’, explique Ali Zerouali dans un entretien à Point Afrique.

L’accompagnement de Masen concerne tout le processus de développement des projets solaires, de l’identification et la qualification des sites jusqu’au closing financier et la mise en service de la centrale solaire. La BAD quant à elle intervient en matière de partage de savoir-faire, de renforcement de capacités et d’expérience, d’assistance technique, de développement de projets dans les énergies renouvelables et de mobilisation des ressources nécessaires (montage de financements optimisés et appuis financiers pour le développement des projets solaires et l’investissement nécessaire), ajoute M. Zerouali.

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