En vedetteVolkswagen : 100.000 emplois sont menacés par les nouvelles normes C02 (PDG)

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(FILES) In this file photo taken on May 03, 2018 CEO of German car maker Volkswagen (VW) Herbert Diess speaks during the annual general meeting of German carmaker Volkswagen, in Berlin. - New, stricter CO2 emissions standards for new cars threaten up to 100,000 jobs at Volkswagen, the German manufacturer's CEO saidon October 11, 2018, just days after a European deal on the subject. (Photo by Tobias SCHWARZ / AFP)
11 Oct

Volkswagen : 100.000 emplois sont menacés par les nouvelles normes C02 (PDG)

Francfort – Le PDG du constructeur allemand Volkswagen a déclaré jeudi que 100.000 emplois du groupe sont menacés par les nouvelles normes plus strictes d’émissions de CO2 des voitures neuves, et ce, quelques jours après un accord européen sur le sujet.

Dans une déclaration à Süddeutsche Zeitung, Herbert Diess a expliqué qu' »une transformation à cette vitesse est très peu gérable, car en dix ans près d’un tiers de nos emplois en production, soit 100.000 postes, devraient être supprimés », faisant également état d’une baisse entre 30% et 40% des niveaux d’émissions.

Les pays de l’UE, ont parvenu mardi à un accord aux forceps pour une baisse de 35% des émissions de CO2 des voitures neuves en 2030, toutefois, certains ont déploré un manque d’ambition après le rapport alarmant des experts de l’ONU sur le réchauffement climatique.

Le patron du géant groupe automobile allemand a répété une menace déjà formulée la veille par le puissant lobby de la branche, la VDA, qui a qualifié l’accord européen d' »irréaliste » et de « dangereux pour l’emploi ».

« L’industrie automobile européenne sera encore plus exposée à la concurrence européenne. (…) Cela met des emplois et des sites de production en danger », a mis en garde le président de la VDA Bernhard Mattes.

Brandir la menace de suppressions d’emplois « n’est pas du chantage », a plaidé M. Diess, car « nos affirmations sont basées sur des faits », ajoutant qu’une réduction « si drastique est une révolution douloureuse et non une transition contrôlée ».

Accompagné des pays de l’Est, l’Allemagne faisait partie d’un groupe qui ne souhaitait pas aller au-delà d’une baisse de 30%, mais a finalement décidé de voter pour ce compromis.

La chancelière allemande Angela Merkel a salué du bout des lèvres cet accord mercredi, estimant qu’il était « acceptable » et qu’une absence de compromis sur ce sujet aurait constitué « un mauvais signal ».

Lors de la COP21, l’UE s’est engagée à réduire d’au moins 40% les émissions des gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d’azote, etc.) d’ici 2030, par rapport à 1990, dans l’ensemble des secteurs de son économie.

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