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06 Juil

Argentine : lancement d’un programme pour le développement des villes durables

Buenos Aires-Le gouvernement argentin a procédé dernièrement au lancement d’un programme pour le développement des villes durables, à travers notamment le soutien aux initiatives visant la gestion des déchets en milieu urbain et la gestion durable des ressources écologiques.

A cette occasion, une cérémonie a été organisée pour le lancement du « Programme villes durables » et qui a été présidée par le ministre de l’Environnement et du développement durable, Sergio Bergman, en présence de plusieurs présidents de communes.

Ce programme vise la promotion et la solution de thématiques en relation avec la gestion des déchets, la gestion intégrée des espaces publics et la mise en œuvre d’un développement touristique encourageant les bonnes pratiques.

Voici le bulletin de l’écologie de l’Amérique du Sud pour la journée du jeudi 06 juillet:

.- Les autorités argentines ont autorisé dernièrement la société canadienne « Barricks Gold », qui exploite la mine de Villadero à San Juan (ouest), à reprendre la production.

Fermée pendant deux mois sur décision des autorités locales après une fuite de cyanure, la quatrième du genre depuis 2015, la mine de Villadero a été autorisée à reprendre la production après que la compagnie ait effectué des travaux demandés par les autorités et qui ont mobilisé environ 500 millions USD.

La  mine culmine à 4.000 mètres dans les Andes sur les frontières chiliennes.

Brésil:

Le Sénat a adopté récemment le texte de la Convention de Minamata sur le mercure, établissant des critères stricts pour l’élimination de l’utilisation du mercure.

« Il y a eu un grand effort de la part du gouvernement brésilien et du Congrès national pour la négociation de cet accord, qui reflète les principales préoccupations environnementales du Brésil », s’est félicité le ministre de l’Environnement, Sarney Filho, à l’occasion de l’entrée en vigueur de cette Convention au Brésil.

La Convention de Minamata vise un contrôle strict de la pollution au mercure d’origine humaine, considéré comme l’un des dix produits les plus dangereux pour la santé.

Ce texte de portée internationale doit son nom à une petite ville côtière de l’île de Kyushu au Japon, Minamata, où une usine a rejeté des métaux lourds en particulier du mercure dans la baie de cette ville de 1932 à 1966.

La Convention de Minamata sur le mercure doit entrer en vigueur le 16 août prochain et la première Conférence des Parties se tiendra du 24 au 29 septembre à Genève, en Suisse.

La Convention a été signée en 2013 par 128 pays. Mais pour entrer en vigueur, ce texte devait être ratifié par 50 Etats parties.

Selon les chiffres officiels du gouvernement brésilien, 1.784 personnes ont perdu la vie en raison de cette pollution au mercure de la mer et plusieurs milliers de personnes ont été victimes de la maladie de Minamata qui provoque de graves troubles nerveux pouvant entraîner la mort.

Près de 8.900 tonnes de mercure sont émises chaque année, selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Elles peuvent être émises naturellement par l’érosion des roches contenant du mercure, les feux de forêts et les éruptions volcaniques.

.- L’institut Vital Brazil de Rio de Janeiro (IVB), un organe relevant du Secrétariat  de la Santé de l’Etat de Rio de Janeiro, développe un nouveau sérum contre le venin d’abeille, en partenariat avec le Centre d’études sur les anti-poisons des animaux venimeux (Cevap) de l’Université de Botucatu (Unesp).

La technologie de production du sérum peut être exportée et plusieurs pays asiatiques ont déjà manifesté leur intérêt dans ce sens, a affirmé Luis Eduardo Cunha, directeur scientifique adjoint de l’IVB et docteur en médecine tropicale à la Fondation Oswaldo Cruz (Fiocruz).

Il y a un an, le sérum contre le venin d’abeille a été testé sur dix patients et les résultats ont été très bons, a poursuivi Cunha.

En juillet, l’Institut a demandé à l’Agence nationale de surveillance sanitaire (ANVISA) d’étendre pour une autre année supplémentaire, la phase de test en cours avant que l’anti-venin d’abeille ne soit homologué et mis à disposition.

Selon le ministère brésilien de la Santé, le pays compte chaque année près de 15.000 cas de piqûres d’abeille, dont une trentaine de cas mortels.

Le venin des abeilles endommage les reins, le foie et le cœur. Les décès consécutifs aux piqûres de cet insecte sont principalement causés par une insuffisance rénale.

Chili:

Près de Talca (centre), les animaux sauvages ont fui les forêts dévastées par le feu et, pour les faire revenir, une association a fait appel à trois chiennes, des border collie, dont la mission est de courir, sauter et jouer dans les bois avec, sur le dos, un sac à dos rempli de graines qui s’éparpillent sur le sol grâce à des petits trous.

Ces graines permettront de faire revivre les arbres, plantes et fleurs des forêts dévastées par le feu et permettre ainsi le retour des renards, lièvres et lézards, entre autres.

Selon Pewos, une association écologiste comptant plus de 26.000 membres, le principal avantage d’avoir recours à des chiens, plutôt qu’à des humains pour effectuer cette tâche titanesque, c’est qu’ils affichent un bien meilleur rendement : ils peuvent parcourir jusqu’à 30 kilomètres en une journée et y répartir jusqu’à 10 kilos de graines. Par comparaison, la plupart des humains ne pourrait semer que sur 3 kilomètres en un jour.

Elles ont déjà réussi à semer dans 15 bois différents de la région de El Maule (centre). Depuis leur passage, l’herbe a déjà commencé à repousser et des arbustes, plantes grimpantes et champignons pointent déjà leur nez, encouragés par l’humidité de l’hiver austral.

Récemment frappé par de graves incendies, le Chili avait vécu « le pire désastre forestier » de son histoire, selon les mots de sa présidente Michelle Bachelet : en quelques jours en ce mois de janvier 2017, plus de 467.000 hectares étaient partis en fumée et 11 personnes avaient perdu la vie.

.-Situé entre la Cordillère des Andes et la steppe de Patagonie, au sud du Chili, le parc national Torres del Paine regorge de paysages somptueux et contrastés, entre montagnes, plaines, glaciers, forêts, lacs et cascades. Sa vue la plus célèbre est celle des trois pics de granite qui culminent à 2.900 m d’altitude.

Déclaré « réserve de la biosphère » par l’UNESCO en 1978, ce site naturel attire chaque année des milliers de visiteurs et bénéficie d’une nature particulièrement riche, abritant des espèces comme le puma ou le condor.

Bien connue des amateurs de randonnée, cette réserve naturelle a été désignée huitième merveille du monde par les visiteurs du site communautaire « VirtualTourist.com ».

Le site de tourisme a effectué un sondage auprès de ses internautes pendant quatre mois, leur demandant de choisir quel endroit de la planète serait assez exceptionnel pour être élu huitième merveille du monde.

Après les votes de plus de cinq millions de personnes, c’est le parc naturel Torres del Paine qui a été choisi. Il concourrait parmi 330 lieux à travers le monde, comme l’Alhambra en Andalousie, le parc national de Tikal au Guatemala ou encore la vieille ville de Dubrovnik en Croatie.

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