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09 Mai

Changement climatique: La communauté scientifique appelée à générer plus d’informations sur le développement de la salinisation

Rabat- La communauté scientifique est appelée à générer plus d’informations sur le développement de la salinisation sous les menaces du changement climatique, ont souligné les participants au 1er Forum International de Laâyoune sur l’Agriculture Biosaline, tenu les 3 et 4 mai.

Dans les recommandations sanctionnant les travaux de ce Forum, initié par la Fondation Phosboucraa, l’Université Mohammed VI Polytechnique, et le Centre International pour l’Agriculture Biosaline (ICBA), les participants ont aussi appelé à déterminer les zones vulnérables pour mieux cerner la problématique de la salinité et identifier les cas de réussite de transfert à grande échelle de technologies qui pourraient contribuer à contrôler la salinisation ou à accroître la productivité des zones déjà salinisées.

Ils ont également souligné la nécessité de comprendre et analyser les principales raisons pour lesquelles certaines technologies de lutte contre la salinité ne sont pas utilisées par les agriculteurs et de déterminer les zones les plus vulnérables à la salinisation dans le cadre de scénarios de changements climatiques potentiels et établissement de groupes de surveillance régionaux.

Les participants ont en outre plaidé pour l’identification et la documentation des exemples de réussite de vulgarisation des technologies, tout en apportant de l’aide à leur mise en œuvre dans d’autres pays, outre le renforcement des capacités par l’organisation de séances de formation sur les modèles de simulation existants et leurs applications.

Ils ont en outre convenu de faire de ce forum un événement annuel.

Selon un communiqué des organisateurs, ce forum a enregistré la participation de 200 personnes attirées par la renommée d’une dizaine de conférenciers internationaux représentant 12 pays dont la Nouvelle Zélande, l’Argentine, la Grande Bretagne, l’Espagne, les Pays Bas, la Tunisie, la Jordanie, Sultanat Oman, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabe Unis.

Le Forum sur l’Agriculture Biosaline a démontré son importance en mobilisant les plus grandes institutions nationales, notamment l’ONSSA, l’INRA , la DRA, l’IAV Hassan II, l’ONEE, l’Université Ibn Zohr, l’Université Cadi Ayad, l’université de Moulay Slimane, l’école Mohammadia des ingénieurs et en accueillant des participants venant de divers horizons, selon la même source.

Lors de ce conclave, des chercheurs, étudiants, agriculteurs et producteurs ont enrichi leur savoir durant deux jours sur le thème « La gestion durable de l’utilisation de l’eau saumâtre dans les régions désertiques ».

Cet événement s’est distingué par le choix de privilégier l’interaction entre différentes disciplines scientifiques : chimie des sols, sciences végétales, sciences de l’irrigation, agronomie, technologie appliquée dans le domaine des plantes, et économie.

Par ailleurs, le Forum a favorisé l’échange entre les agriculteurs et les chercheurs, indique le communiqué, notant que la présentation des réalisations du projet pilote de Foum El Oued par son principal bénéficiaire, la coopérative Halib Sakia El Hamra, a démontré l’efficacité de l’interaction entre chercheurs et écosystème pour donner aux agriculteurs les outils et moyens d’une exploitation durable de leur terre.

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