ActualitésCherry Blossom Festival: A Washington, le printemps est rose

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06 Mai

Cherry Blossom Festival: A Washington, le printemps est rose

 

– Par Farouq El Alami –

 

Washington – Après d’interminables mois de froid glacial, de tempêtes de neige et de ciel grisâtre, la capitale fédérale américaine est enfin au rendez-vous avec le printemps. Cette saison est aussi synonyme, pour les habitants de la région métropolitaine de Washington DC, de l’un des évènements les plus attendus de l’année, le Cherry Blossom Festival.

Depuis 1912, le « Festival national des fleurs de cerisier » est célébré chaque année dans la capitale américaine et les comtés voisins de Virginie et du Maryland. C’était en cette date que le maire de Tokyo, Yukio Ozaki, avait fait un don de 3.000 cerisiers à la ville de Washington DC.

C’est le Service des parcs nationaux qui détermine, chaque année, la date de floraison maximale des cerisiers qui correspond au jour où 70% des fleurs Yoshino entourant le Tidal Basin s’épanouissent.

Cette année, pas moins de 1,5 millions de festivaliers ont fêté l’événement. Au menu, une programmation diverse et créative faisant la promotion des arts et de la culture traditionnels et contemporains, la beauté naturelle et l’esprit communautaire.

Entre soirée « en cravate rose », concerts, parade sur Connecticut Avenue et compétition de cerf-volants, le public avait l’embarras du choix. Les événements variés ont un seul fil conducteur: le rose distinctif des pétales de cerisiers.

Au cours de la dernière dizaine du festival, les fleurs de cerisiers atteignent leur pic de beauté. C’est l’occasion bénie pour les amateurs de photographie de se ruer sur le National Mall, notamment au Tidal Basin, devant le Jefferson Memorial non loin de la Maison blanche.

Au coucher de soleil, munis de leurs smartphones ou caméras amateurs ou haut de gamme, les photographes rivalisent pour trouver un endroit où se placer pour immortaliser les contrastes saisissants et les paysages naturels sublimes en cette période de l’année particulièrement propice aux clichés.

L’un des rendez-vous les plus attendus du festival, le Blossom Kite Festival, a attiré des dizaines de milliers de festivaliers de tous âges. Il s’agit d’une compétition très prisée de cerfs-volants. Le temps d’une journée, le ciel du National Mall est envahi de milliers de cerfs volants de toutes les formes et les couleurs.

« C’est notre moment préféré du Cherry Blossom. Les enfants s’y préparent des semaines à l’avance !”, confie à la MAP Margharet, une maman qui accompagne chaque année, de manière assidue dit-elle, ses deux enfants de 11 et 14 ans, munis de cerfs volants bigarrés qu’ils ont soigneusement concocté chez eux.

Aux derniers jours du festival, les rues avoisinant le National Mall sont fermées le temps d’une parade hilarante où défilent, pêle-mêle, des reines de beauté, des célébrités, des lycéens, des chorégraphes, des ONG, des troupes musicales et des pompiers.

Retour sur l’histoire : le 27 mars 1912, la Première dame des Etats-Unis, Helen Herron Taft, et la Vicomtesse Chinda, femme de l’ambassadeur japonais, avaient planté, lors d’une simple cérémonie, les deux premiers arbres offerts par le Japon sur la rive nord du Tidal Basin, au West Potomac Park.

En 1915, les Etats-Unis ont, de leur côté, offert au pays du Soleil levant des cornouillers à fleurs d’Amérique, dit “Bois-de-chien”.

La boucle était bouclée en 1981 lorsque le gouvernement américain a offert aux horticulteurs japonais des boutures d’arbres de Washington pour remplacer certains cerisiers endommagés dans des inondations au Japon.

Bien qu’ayant évolué au fil des décennies, ce festival unique en son genre, qui s’étale sur trois à quatre semaines, se veut, depuis 107 ans, un hymne à l’amitié entre les peuples des Etats-Unis et du Japon.

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