ActualitésGuatemala: Près de 4.000 habitants de villages menacés par la nouvelle éruption du volcan de Fuego

Actualités

20 Nov

Guatemala: Près de 4.000 habitants de villages menacés par la nouvelle éruption du volcan de Fuego

Washington – Près de 4.000 habitants de villages menacés par la nouvelle éruption du volcan de Fuego au Guatemala ont été évacués, alors que les autorités craignent une catastrophe semblable à celle de juin qui avait fait 194 morts et 234 disparus.

Conformément à l’alerte rouge décrétée par les autorités, 3.925 habitants de villages proches du volcan ont été évacuées par les organisations de secours, a indiqué à la presse le sous-directeur de la Coordination nationale pour la réductions des catastrophes (Conred).

Plus de 2.000 d’entre eux sont hébergés dans quatre refuges aménagés par les autorités, tandis que les autres ont été accueillis chez des proches, a précisé ce responsable de la sécurité civile.

Le principal de refuge a été installé au stade de football de la petite ville de Escuintla.

L’éruption projette des colonnes de cendres jusqu’à plus de mille mètres au dessus du cratère, provoquant des pluies de cendres qui pourraient atteindre la ville touristique d’Antigua, selon l’Institut national de vulcanologie guatémaltèque (Insivumeh).

De la lave est également projetée à environ 500 mètres au dessus du cratère, provoquant sur le flanc ouest du volcan des nuées ardentes : un mélange meurtrier de gaz, de cendres et de roches en fusion, a indiqué l’Insivumeh.

L’activité du Fuego est de « haute à très haute », selon le directeur de l’Institut, M. Juan Pablo Oliva. La durée prévisible de l’éruption est inconnue : la précédente a duré quatre jours, du 6 au 9 novembre.

Le 3 juin dernier, une nuée ardente a rasé le village de San Miguel Los Lotes, faisant 194 morts et 234 disparus.

Plus de 3.340 réfugiés de cette catastrophe sont toujours hébergés dans des campements de fortune en l’attente de nouveaux logements.

Les spécialistes tiennent aussi à l’oeil deux autres volcans du pays : le Pacaya (20 km au sud de la ville de Guatemala) et le Santiaguito (117 km à l’ouest), dont l’activité a connu récemment un regain, sans pour autant entrer en éruption.

Par ailleurs, voici le bulletin de l’écologie de l’Amérique du Nord pour la journée de mardi 20 novembre 2018:

Nations-Unies :

Quelque 4,5 milliards de personnes dans le monde, soit près des deux tiers de l’humanité, n’ont pas accès à des toilettes sûres et 892 millions de personnes défèquent en plein air, selon les Nations-Unies.

Une situation lourde de conséquences sur l’environnement « qui devient alors un gigantesque égout », a prévenu ONU-Eau, qui coordonne les efforts des entités des Nations-Unies et des autres organisations internationales sur les questions ayant attrait à l’eau et à l’assainissement.

« Nous ne sommes pas sur la bonne voie pour atteindre d’ici 2030 l’objectif de développement durable 6 : garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable », a alerté ONU Eau.

Par conséquent, l’ONU appelle à construire des toilettes et des systèmes d’assainissement « en harmonie avec nos écosystèmes afin de respecter l’environnement et la santé de tous », à l’occasion de la Journée mondiale des toilettes (19 novembre).

L’ONU estime que 80% de toutes les eaux usées se retrouvent dans la nature sans être traitées. Et à l’impact environnemental, s’ajoute l’impact sanitaire. Selon ONU-Eau, environ 1,8 milliard de personnes dans le monde boivent une eau susceptible d’être contaminée par des excréments et risquent de tomber gravement malades.

L’absence de toilettes affecte particulièrement les enfants et a des conséquences néfastes pour leur bien-être, leur éducation et leur avenir. Une école sur cinq dans le monde ne dispose pas du tout de toilettes et 900 millions d’écoliers n’ont aucun endroit où se laver les mains.

A l’occasion de la Journée mondiale des toilettes, les Nations-Unies ont rappelé que chaque individu a le droit d’avoir accès aux toilettes, quel que soit le lieu où il se trouve. Un droit qui fait partie des 17 Objectifs de développement durable que les Etats membres de l’ONU se sont engagés à réaliser d’ici 2030.

Canada:.

Plusieurs personnes évoquent de plus en plus la possibilité d’acheter des crédits de carbone sur le marché volontaire ou des arbres afin de réduire leur empreinte environnementale. Selon eux, ce serait une manière de lutter contre les changements climatiques sans changer radicalement de mode de vie.

Pour définir le crédit de carbone, le professeur titulaire au Département des sciences de la décision et titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie à HEC Montréal, Pierre-Olivier Pineau établit une analogie entre le carbone et la chasse. « Pendant longtemps, les humains ont chassé sans permis. […] Après, on a délivré des permis de chasse. » Le crédit de carbone est ainsi une autorisation d’émettre une tonne de gaz à effet de serre, explique-t-il.

Selon lui, ce droit s’applique indirectement aux individus, puisque les entreprises leur refilent ce coût. Au Québec, les sommes versées par les entreprises sont placées dans le Fonds vert.

Les entreprises contribuent donc au marché du carbone, mais comment chacun peut-il acheter des crédits?. Planetair, un organisme à but non lucratif qui permet aux Québécois de se procurer des produits du marché du carbone, en offre. « Le crédit de carbone n’est pas un droit de polluer, dans la mesure où nous ne sommes pas dans un marché réglementé, et que la priorité est d’abord de réduire ces émissions », prévient sa directrice, Karine Oscarson.

L’organisme d’Arbre-Évolution vend des arbres plantés dans des milieux de vie. « Notre modèle met vraiment de l’avant les retombées socio-environnementales de chaque arbre planté », explique Simon Côté, son coordonnateur général. « Ce geste ne doit pas être un laissez-passer pour la pollution », précise-t-il.

Voir Aussi